On tombe amoureux. Et comme toujours, quand on tombe, on se fait mal.
L'aventure ne se trouve pas à l'extérieur, elle est à l'intérieur.
Puisqu'on ne se souvient que des humiliations et des défaites, à quoi donc aura servi le reste ?
Nous cherchons toujours à savoir ce qui se passe dans la tête de ceux qui nous dirigent, même si nous avons toutes les raisons de penser qu'il ne s'y passe rien.
La musique a ce pouvoir magique : elle accompagne nos vibrations émotionnelles, particulièrement exacerbées à l'âge où les sentiments nous surprennent. Le temps aidant, tout cela se calme.
Il faut que les gens de bonne volonté se lèvent et ne laissent pas prévaloir leurs intérêts égoïstes (...) Il faut suivre un chemin honnête et généreux.
On avait toujours vu les petits se faire tondre et les puissants s'emparer de la laine.
Et je suis fatiguée de garder des secrets, on m'a demandé de le faire une fois et ça nous a presque détruit. Je ne veux pas laisser ça se reproduire.
- Je peux le faire seule ! - Oui on a vu se que ça donnait.
Les morts se défendent avec moins d'aisance encore que les vivants.
Quelque chose se produit et puis cette même chose continue à se produire pour toujours.
Se vanter auprès de qui vous connaît est pour faire rire à ses dépens.
Avoir une foi claire, selon le credo de l'Église est souvent qualifié aujourd'hui de fondamentalisme. Tandis que le relativisme, qui consiste à se laisser balloter et « emporter à tout vent de doctrine », semble la seule attitude acceptable selon les critères d'aujourd'hui.
Les zoos sont simplement des lieux de promenade familiale où chacun se divertit en mangeant une glace devant le malheur d'animaux arrachés à leur destin.
En un mot, il ne s'agit pas tant pour la religion de s'ouvrir que de se dresser, et le véritable attrait qu'elle exerce sur les âmes fortes est bien plus dans l'effort qu'elle leur demande que dans la facilité où elle s'abaisse.
L'amour est une affaire intime, étrange et pleine de contradictions. On peut aimer quelqu'un parce qu'on s'aime soi-même, par égoïsme, convoitise, par désir ou par besoin de dominer l'objet de cet amour, le soumettre ou, à l'inverse, se livrer à lui.
L'amitié, comme l'amour-passion et l'amour maternel, se double d'inquiétude.
Penser sur des maximes c'est se reconnaître et reprendre le gouvernement de soi.
Je m'étonne toujours que des êtres également menacés par la mort se fassent la vie aussi difficile.
La monnaie d'échange des pensées, le mot, se dévalue à mesure que le progrès évolue.
La plupart des régimes peuvent se résumer à cette phrase : si c'est bon, crachez.
Que l'ignorant apprenne, et que l'homme d'esprit Aime à se souvenir des choses qu'il a apprit.
- Pourquoi doit-on se lever pour écouter un hymne international ?- Parce que si tu restes assis, t'entends rien. Les hymnes nationaux ont cette particularité qu'ils s'écoutent avec le trou du cul...
On ne se suicide qu'avant 30 ans, après on met fin à sa vie.
Le souvenir se garde au coeur, dans un petit coin... le visage, l'image ne durera que ce que va durer votre existence...
Sur le point d'achever un livre, il vous semble que celui-ci commence à se détacher de vous et qu'il respire déjà l'air de la liberté
Quand on se noie, on pense à sa famille qui va se demander d'abord pourquoi on est en retard pour le thé et ensuite ce qui va se passer étant donné qu'on n'a pas fait de testament.
Il y a des chants qui, lorsqu'ils se taisent, obligent à écouter un certain silence plus précieux qu'eux mêmes.
Qu'un homme est méprisable, à l'heure du trépas, Lorsque, ayant négligé le seul point nécessaire, Il meurt connu de tous et ne se connaît pas.
Les hommes écrivent pour se consoler des autres ; les femmes écrivent pour se consoler d'elles-mêmes.
Il faut parfois faire ce que nul ne vous demande ni n'attend de vous. Pour se prouver à soi-même que l'on existe, que l'on est homme, que le monde a un sens.
Les rêves du poète se réalisent toujours pour la simple raison qu'ils ne sont pas des rêves mais de clairs regards jetés sur la réalité du monde.
Il y a tellement d'opinions qui s'expriment, qu'il n'y a plus moyen de se faire une idée.
Précision : une Parisienne qui se respecte sur le boulevard Saint-Germain ne traverse jamais sur les lignes blanches quand le feu est rouge. Une Parisienne qui se respecte guette le flot des voitures et s'élance tout en sachant qu'elle prend un risque.
L'enfant veut apprendre à vivre, il a besoin de connaître et d'agir ; c'est pour cela qu'il observe et qu'il compare ; ses facultés tendent naturellement à se fortifier et à s'étendre : plus on le laissera s'en servir, plus [...] ► Lire la suite
Cinq cents personnes là-bas, comme vous pouvez les voir à travers les meurtrières, nous prennent pour des fous ou pour des héros, deux classes d'imbéciles qui se ressemblent assez.
Il faut que les riches aient l'âme bien forte, pour se priver si fermement du plaisir qu'on éprouve à donner.
Qui veut comprendre le poète, écrit Goethe, doit se rendre au pays de la poésie. En général, ce n'est pas le poète qui est incompréhensible ou obscur.
Le fléau se fatigue plus vite que l'aire.
En renonçant à la distinction, on se vautre dans l'approximation, car la paresse articulatoire cache une paresse intellectuelle.
Le mariage, c'est comme la poussière, ça se fait tous les jours !
Moines : ont la triste singularité de se priver des plaisirs sans faire moins de crimes.
Il faut avoir l'air d'être efficace en Amérique pour ne pas trop se distinguer.
Comme on fait son âme on se couche dans les mots.
Avec de l'argent, il est facile de se passionner pour les belles choses.
Je me demande, au reste, si les femmes mariées savent mesurer leur déchéance. Du jour au lendemain, la plupart d'entre elles se dépouillent, se neutralisent, s'aplatissent, se coulent suivant l'image exacte de leur mari.
La tentation sent le besoin de se couvrir des apparences du devoir.
Les vrais prophètes parmi vous, ce sont ceux qui se taisent terribles.
Si l'on vit on ne se voit pas vivre (et on fait n'importe quoi) si l'on se regarde vivre on ne vit plus et il n'y a plus rien à regarder.
Les importants n'argumentent point : ils se contentent de répéter la même chose, en haussant le ton.