La notion d'autorité, la conception de l'éducation évoluent avec celle d'une paternité qui se veut plus active au foyer, plus présente.
La jeunesse qui se borne au logis a toujours l'esprit borné.
La mort s'est tellement rapprochée qu'on tient compte d'elle même pour de toutes petites décisions, savoir, par exemple, s'il vaut encore la peine ou non de se faire plomber une dent.
On ne se range guère à un parti que pour sortir du rang.
Si l'on vit on ne se voit pas vivre (et on fait n'importe quoi) si l'on se regarde vivre on ne vit plus et il n'y a plus rien à regarder.
Précision : une Parisienne qui se respecte sur le boulevard Saint-Germain ne traverse jamais sur les lignes blanches quand le feu est rouge. Une Parisienne qui se respecte guette le flot des voitures et s'élance tout en sachant qu'elle prend un risque.
A lui voir tant de prudence, n'allez pas croire au moins que Tartarin eût peur... Non! seulement il se gardait.
L'amitié, comme l'amour-passion et l'amour maternel, se double d'inquiétude.
Quand c'est la crise, c'est bien connu, les rats que nous sommes se bouffent entre eux.
Tout le monde a besoin de rire, d'avoir du plaisir et de se sentir bien.
Le cinéma, on peut l'acheter lui, se le procurer pour une heure ou deux, comme un prostitué.
Poker. Jeu qui semble se jouer avec des cartes et dans un but que le lexicographe ignore absolument.
Chacun sait qu'on ne trouve personne quand on cherche, mieux vaut ne pas avoir l'air de chercher, se comporter comme si de rien n'était.
Se faire aimer, c'est ramasser des trésors de bonheur pour l'hiver.
Moines : ont la triste singularité de se priver des plaisirs sans faire moins de crimes.
Les importants n'argumentent point : ils se contentent de répéter la même chose, en haussant le ton.
Regarde autour de toi le monde sans cesse grandissant de gens qui se prennent au sérieux. Outre qu'ils se donnent un ridicule irrémédiable devant les esprits semblables au mien, ils se font une vie dangereusement constipée.
- Ben, que penses-tu de la mort ?- La mort, la vie...ça ne peut pas se séparer, ça se regarde ensemble.
Si tu es lié d'amitié avec d'autres, cette amitié se changera à la longue en respect.
La vie de dirigeant est une succession de mauvaises nouvelles. Si l'on doit se souvenir de tous ses échecs, on ne s'en sort pas.
J'adore la mode féminine, mais les femmes n'ont pas autant besoin de moi que les hommes. Ce sont les hommes qui n'ont rien à se mettre.
La civilisation implique qu'on se souvienne des morts, mais il faut laisser chacun construire avec eux son propre rapport.
Le théâtre est le lieu où se rencontrent le monde visible et le monde invisible.
Le chagrin se supporte seul, mais la joie doit être partagée.
Nous nous sommes partagés les dieux, mais eux, se sont-ils partagé les hommes ?
La joie véritable se suffit à elle-même.
Ceux qui nient l'immortalité de l'âme se rendent justice.
Blâmer ceux qui désertent c'est se blâmer soi-même de n'avoir pas su les retenir.
Les âmes sont ainsi. Elles se vendraient pour posséder un corps mais n'ont rien de plus urgent à faire que de quitter à la moindre défaillance celui qui leur a donné asile et nourriture.
Se faire remarquer, se faire admirer. De là, à se faire aimer, il n'y a qu'un pas.
C'est marrant les cordonniers, ils arrêtent jamais de travailler, on dirait qu'ils aiment ça, et pour montrer qu'ils arrêtent jamais, ils se mettent dans une vitrine pour qu'on les admire.
On écrit pour se mettre en évidence.
Les traîtres se reconnaissent aux déclarations d'amour qu'ils font en toutes circonstances.
Esclave volontaire de codes vestimentaires grotesque, la femme perd toute dignité et s'enlaidit. En essayant de devenir papillon, la chenille se transforme en ver de terre !
Dis la vérité, ne t'abandonne pas à la colère ; donne du peu que tu possèdes à celui qui te sollicite ; par ces trois qualités, l'homme peut se rapprocher des dieux.
Nous avons besoin d'entendre la parole de ceux qui savent, et non de ceux qui croient savoir. Besoin de les entendre ensemble, qu'ils communiquent, qu'ils échangent, qu'ils se nourrissent les uns les autres.
En un mot, il ne s'agit pas tant pour la religion de s'ouvrir que de se dresser, et le véritable attrait qu'elle exerce sur les âmes fortes est bien plus dans l'effort qu'elle leur demande que dans la facilité où elle s'abaisse.
Quand je vois que des gens continuent à aller au parc, à la plage ou à se ruer sur les marchés ouverts, c'est qu'ils n'ont pas compris les messages passés par les autorités (confinement).
Les gens qui se révoltent contre l'injustice sont traités de terroristes. Sont-ils mauvais ? Non, ils n'ont pas trouvé d'autre issue que la violence.
Les couples meurent ne n'avoir plus rien à se dire
Un avare est un imbécile qui se laisse mourir de faim pour garder de quoi vivre.
On se vaut, bien que l'on ne se convienne pas.
De l'avis de quelques-uns, on pourra bientôt faire de l'élevage sur la lune. Ce qui est inquiétant c'est que dans peu de temps on devra peut-être payer pour que cela ne se fasse pas.
Ne pouvant avilir l'esprit, on se venge en le maltraitant.
Il est curieux de constater combien les homosexuels prolifèrent, alors qu'ils ne se reproduisent pas.
Les prophètes prédisent, en se lamentant, l'histoire ancienne.
Celui qui ne fait pas, et n'imagine pas le mal, est porté non pas à nier l'existence du mal, mais à refuser de croire à la fatalité du mal, à se refuser d'admettre que le mal soit inévitable et inguérissable.
Le rat qui précède dans un abri ne se laisse pas brûler la queue.
Mon coeur se cache toujours timidement derrière mon esprit. Je me suis mis à faire tomber des étoiles du ciel, puis, par peur du ridicule, je m'arrête et cueille de petites fleurs d'éloquence.
La foi se nourrit de la contemplation du côté ensoleillé des choses.