Rien de bon n'est jamais sorti des reflets de l'esprit se mirant en lui-même. Ce n'est que depuis que l'on s'efforce de se renseigner sur tous les phénomènes de l'esprit en prenant le corps pour fil conducteur, que l'on commence à progresser.
Agiter le thème de l'exception culturelle française, c'est chercher à se réhabiliter comme on sauverait les meubles.
Il y des gens modestes qui tiennent absolument à ce que cela se sache.
On parle toujours bien quand on arrive à se faire comprendre.
La naissance est un naufrage et pour se maintenir à flot nombreux sont les marchands de bouées. Jusqu'à la dernière... en forme de couronne mortuaire.
Le sang bleu se retrouve parfois dans les veines d'un demeuré ou dans la trompe d'un moustique.
Depuis deux mille ans, Jésus se venge sur nous de n'être pas mort sur un canapé.
L'amour se divorce à l'amiable.
Les hommes naissent libres et égaux en droits. Seulement, par la suite, il y en a qui se marient.
Les vices viennent de la faiblesse ; ils périssent avec elle et ne se corrigent point.
Se reconnaître dans une race est le seul moyen de conjurer l'échéance mortelle dont chaque instant nous rapproche.
C'est curieux... A partir d'un certain degré de décrépitude, on commence tous à se ressembler.
Rien n'est plus triste qu'un best-seller qui ne se vend pas.
Dans l'oubli se loge la meilleure part de la mémoire.
C'est nécessaire, un sourire, lorsqu'on se croit tout seul.
Vus de face, le lièvre et l'âne se ressemblent, cependant ils n'ont aucun lien de parenté.
Celui qui se lance dans une entreprise atroce doit s'imaginer qu'il l'a déjà réalisée, il doit s'imposer un avenir irrévocable comme le passé.
On ne se découvre qu'en se tournant vers ce que l'on n'est pas.
Le parfum ne doit pas être lié uniquement à la mode car cela signifie qu'un jour il se démodera.
Se révolter contre la tyrannie, c'est obéir à Dieu.
L'amour peut se passer d'estime, pas l'amitié.
On appelle cadres les gens dont la peau du ventre se tend après les repas.
Derrière tout créateur devrait se tenir quelqu'un. Le mieux : que ce soit lui-même.
L'amour, le bonheur, la justice... On essaie de donner des noms à des réalités qui nous échappent. L'amour, si ça existe, ça doit être simplement se trouver avec quelqu'un et se sentir bien.
Qui se résigne à chercher des preuves d'une chose à laquelle il ne croit pas ou dont la prédication ne l'intéresse pas ?
Ce qui me manque, vous voyez, c'est cette complicité sur laquelle on ne se pose aucune question, qui ne suscite aucun doute.
Vous savez c'que c'est, de se lever tout les matins, désespéré, en vous disant que celle que vous aimez se réveille auprès d'un autre homme. Mais en même temps vous espérez qu'elle trouvera le vrai bonheur, même si ce ne sera jamais avec vous.
On ne se garde d'une déconvenue pleine et entière qu'en se ménageant la ressource d'une petite contrariété.
L'honnêteté c'est de faire régulièrement ce qui se voit, après c'est de l'héroïsme.
La vie ne se passe pas sur la terre, mais dans ma tête.
Le courage est un état de calme et de tranquillité en présence d'un danger, état rigoureusement pareil à celui où l'on se trouve quand il n'y a pas de danger.
Un acteur qui n'ose pas se faire d'ennemis devrait quitter la profession.
Ce qui est sans partage dans sa vie ne laisse pas de quoi se ressouvenir.
Même la mante religieuse est capable de se débarrasser de ses pinces quand elle n'arrive pas à se dégager.
Il est impossible à deux époux de vivre d'accord en ne se cédant jamais rien.
La paix, la paix à tout prix, nous clament tant de braves gens qui, en se conjoignant, aux lâches, aux amis des brutes et aux antisémites ordinaires peuvent s'ils n'y prennent garde, assurer le triomphe des forces du mal et de la régression.
La vraie philosophie se propose de systématiser,autant que possible, toute l'existence, individuellement et surtout collective, contemplée dans les trois ordres de phénomènes, qui la caractérisent, pensées, sentiments, et actes.
Une foule de penseurs de troisième année, criant tous la même chose, se réchauffant tous les mains au feu de leurs propres préjugés, ne vous remercieront pas d'avoir souligné les contradictions de leurs croyances. L'homme est un animal grégaire, et [...] ► Lire la suite
Il doit être possible de nager dans l'océan de celui que l'on aime sans se noyer...
On rencontre des personnes magnifiques, puis on se quitte sur des mots pathétiques.
Ceux qui affirment qu'une automobile rend son possesseur paresseux ne savent pas le mal qu'il faut se donner pour parvenir à en payer les mensualités.
Epargner ceux qui se soumettent et dompter les superbes.
Que les gens sont absurdes ! Ils ne se servent jamais des libertés qu'ils possèdent, mais réclament celles qu'ils ne possèdent pas ; ils ont la liberté de pensée, ils exigent la liberté de parole.
Les horreurs sont supportables tant qu'on se contente de baisser la tête, mais elles tuent quand on y réfléchit.
La plupart des hommes font du bonheur une condition. Mais le bonheur ne se rencontre que lorsqu'on ne pose pas de condition.
Les soldats se plient aux ordres de leur général comme les herbes se plient sous le vent.
Il y aurait une grande mortalité si l'on cessait de vivre lorsqu'on a plus rien à se dire.
La destinée d'un peuple se compose de ceux qui visent à la gloire et de ceux qui visent à la fortune.
Peut-on survivre à la passion ? Quelle question ! Il faut se demander si on peut s'achever soi-même sans elle.
Le temps est un enfant qui ne se laisse pas étreindre.