Cette hésitation devant le danger au dernier tournant du chemin, est la forme sous laquelle se montre le plus souvent et le plus clairement dans la vie la faiblesse de caractère. Rien n'est si funeste que de ne pas aller le front haut à un danger inévitable.
Paulo disait qu'il y avait deux écoles. La première était de se jeter dans un livre pour éviter la vie. La deuxième était de se brûler à la vie pour écrire un livre. Lui préférait la voix. Ça brûlait aussi.
S'il n'était meurtrier, ce virus me serait sympathique. En quelques semaines, il vient de réussir ce que des décennies de lutte syndicale, de confrontations électorales et de publications scientifiques n'ont pas permis : les marchés financiers sont en perdition, les [...] ► Lire la suite
Le bonheur et le malheur se trouvent dans l'âme.
On donne généralement le nom de découverte à la connaissance d'un fait nouveau ; mais je pense que c'est l'idée qui se rattache au fait découvert qui constitue en réalité la découverte.
Il ne s'agit pas seulement de faire ce qu'on doit, il faut faire plus qu'on ne doit : ne pas se borner à exécuter le minimum de ce qu'on a à faire, car ce minimum risquerait de s'abaisser de jour en jour.
Les morts se prêtent aux réconciliations avec une extrême facilité.
Les parlements, académies, assemblées ont beau se dégrader, ils se soutiennent par leur masse, et on ne peut rien contre eux. Le déshonneur, le ridicule glissent sur eux, comme les balles de fusil sur un crocodile.
Lire ce n'est jamais que fixer un point pour ne pas se laisser séduire, et détruire, par la fuite incontrôlable du monde.
On peut être heureux dans le mariage, c'est possible, mais à condition que l'homme et la femme sachent comment se considérer mutuellement et qu'ils apprennent à chercher l'un chez l'autre le côté divin
À ce jeu-là [Ndlr : le sprint], où il faut posséder une grosse pointe de vitesse et frotter sans se soucier du danger, je n'ai jamais été un expert.
Gare aux hypertrophies du "sens du devoir". Toujours se demander quel sens et quel devoir.
Un programme c'est un sort que l'on jette à un ordinateur et qui se transforme en messages d'erreur.
On doit apprendre à écouter, et non seulement ses mots, mais son corps, sa vitesse, sa force, sa faiblesse et ses silences qui déséquilibrent ; on doit perdre un peu de soi pour se retrouver dans l'autre.
Un livre qui, après avoir tout démoli, ne se démolit pas lui-même, nous aura exaspérés en vain.
La vie n'est pas raffinée. La vie ne se prend pas avec des gants.
Le principe des moines : se retirer du monde, pour agir sur le monde, a bien souvent été aussi le principe du génie.
Les amants ne tiennent que des propos volatiles... Et il se trouve des dindes pour les écouter !
De nos jours, on ne sait plus, on ne se rend plus compte de tout le bonheur de l'anthracite anglais ! Comment il nous réchauffait couilles et miches et pognes pendant ces hivers terribles. Aujourd'hui, rares ceux qui se souviennent... quelques édentés crachoteux en leur grabat.
Si le labour se faisait avec la simple vue, n'importe qui moissonnerait.
Je crois cependant que notre nation, aujourd'hui, ne peut pas se permettre d'ignorer la question raciale.
A la différence du soleil, l'homme se montre surtout ardent au moment de se coucher.
La vraie raison de l'incommunicabilité tient moins à la maladresse de l'expression ou à la difficulté de comprendre l'autre qu'au fait qu'on n'a pas grand chose à se dire...
Certaines femmes se consolent de leur veuvage en pensant que personne ne risque plus de découvrir au réveil les rides nées dans la nuit.
On peut beaucoup plus largement se passer des hommes que des femmes, c'est pourquoi c'est eux qu'on sacrifie dans la guerre.
Il en est de nos jugements comme de nos montres ; aucune ne dit comme l'autre, mais chacun se fie à la sienne.
Les touristes ont horreur de regarder. L'appareil regarde pour eux. Quand ils ont fait clic-clac, ils sont apaisés, ils ont amorti leur voyage. Les piles de photos qu'ils conservent sont autant de diplômes certifiant qu'ils se sont déplacés.
Chaque tête a une possibilité donnée et limitée de se créer les illusions qui lui sont nécessaires.
Quand le soleil se sera couché et que le jour sera terminé, je briserai cette chaîne, mais une seule. À la fin du Ramadan, toute cette chaîne aura disparu. Il est temps pour l'Aïd et beaucoup de plaisir.
La vie a été un enfer ces dernières années. On se tuait, on se volait, on s'assassinait. Tout le monde se livrait au brigandage. Beaucoup sont devenus fous ou se sont suicidés. Tout ça pour l'or, et cet or, s'est transformé en eau-de-vie...
Là, depuis des mois, peut-être des années, il mangeait, buvait dormait, s'habillait et se déshabillait, dans une cage de dimensions moyennes, exposée au nord-ouest, ayant sur d'autres cages de dimensions moyennes exposées au sud-est une vue ininterrompue. Il était assis, [...] ► Lire la suite
Soit dit en passant, tout le monde se foutait de ma gueule : "un pare-buffle sur un Kangoo"... Bah y a peut-être pas de buffle a Vélizy mais y a un ramassis de connards à vélo !
C'est ça la vie ; il y a les connus et les inconnus. Les connus tiennent à se faire reconnaître, les inconnus aimeraient le rester, et ça foire.
Science : la seule façon de servir les hommes sans se rendre complice de leurs passions.
Lorsqu'une révolution est accomplie dans les moeurs, elle ne tarde guère à se traduire dans les lois.
La télé, c'est de l'actualité qui se congèle en histoire. Aussitôt fait, aussitôt dit.
Si nous voulons voir un criminel de guerre, il n'y a qu'à se regarder dans la glace.
Qui dit équilibre dit menace qu'il se rompe. Aucune stabilité n'est jamais qu'équilibre.
Ce n'est pas la même chose d'entendre quelqu'un rester muet et d'entendre un muet se taire. C'est un silence différent.
Un couple marié est bien assorti lorsque les deux partenaires ressentent généralement le besoin de se quereller en même temps.
Si tout sur terre était rationnel, rien ne se passerait.
On ne brise pas la vie d'un siècle sans se briser avec lui.
Il existe deux soleils qui se lèvent, l'un et l'autre... L'un se lève sur les regards, l'autre se lève sur les coeurs.
Les événements prévus par les bons esprits ne manquent guère d'arriver, mais la fortune se réserve deux secrets, l'époque et les moyens.
Comment se fait-il qu'on ne parvient jamais à se guérir de l'enthousiasme ?
Est-ce que ce n'est pas incroyable de rencontrer quelqu'un et de se dire : avec cette personne, je suis bien ? J'aime être avec toi parce que je ne m'ennuie jamais. Même quand on ne se parle pas, même quand on ne se touche pas....
Avant qu'il ne se décide, on aurait le temps de tuer un âne à coups de figues.
La barbe à papa, ça se vendait avec une espèce de générosité bizarre : il y en avait toujours trop.
Ce n'est pas le tout de se faire admirer, il faut encore se le faire pardonner.
Ce n'est pas le moment de s'offrir le luxe de se rafraîchir ou de prendre la drogue tranquillisante du gradualisme.