Pour la grande masse disciplinée des hommes, toutes les idées sont femmes tant qu'elles ne se virilisent pas en devenant des faits.
Les victoires ou les défaites des peuples se mesurent à la seule échelle des civilisations.
Seule la marge d'erreur ou d'ignorance qui se glisse dans l'évaluation de deux individus l'un par l'autre détermine vraiment la marge d'absence qui s'établit entre eux.
Tout jeune, on pousse. Adulte, on se pousse. Vieux, les autres vous poussent.
Le meilleur d'entre nous a quelques petits assassinats à se reprocher.
Mieux vaut se faire arracher le coeur plutôt que trahir une promesse.
Quand les nuages se forment en cirrus, s'il ne pleut aujourd'hui, il pleuvra demain.
Les hommes sont tellement stupides et soucieux de leurs besoins actuels qu'ils se laisseront toujours tromper.
Le style personnel consiste à se sentir soi-même, à savoir ce en quoi on croit et à porter ce qu'on aime.
L'envie qui parle et qui crie est toujours maladroite ; c'est l'envie qui se tait qu'on doit craindre.
Il faut se méfier des histoires trop longues. La plupart du temps, elles sont inventées.
Il est rationnel, étant donné notre conception de l'individu et de l'univers, que le désir se manifeste en nous. L'arracher de vive force, en torturant notre chair et notre âme, c'est rompre l'harmonie.
Nous sommes ainsi. Quoique nous fassions, la question immédiatement se pose à savoir si nous n'aurions pas dû faire le contraire.
Y a-t-il une seule nation qui puisse se vanter d'être arrivée au meilleur gouvernement possible, qui serait de rendre tous les hommes, non pas également heureux, mais moins inégalement malheureux ?
On se lasse de tout, de tous, même de soi-même. Non sans toutefois se plaindre de la brièveté de la vie.
Dans l'existence, il est important de se préparer des motifs d'échec, ainsi les réussites n'en sont que plus brillantes.
Ce libre accès à la science, ces portes ouvertes et ces gestes de bienvenue sont les marques d'une liberté non moins essentielle que les autres, celle de résoudre les différends par la confrontation des idées, et, si celle-ci n'aboutit pas à l'union, de se résigner à la diversité par la tolérance.
Il arrive toujours ce moment où l'on ne se reconnaît plus dans le miroir à force de vivre sans reflet.
La course, la compétition, c'est dans mon sang. Cela fait partie de moi, cela fait partie de ma vie ; Je l'ai fait toute ma vie et cela se démarque par-dessus tout.
Vous savez, je deviens beaucoup plus juive en Israël parce que j'aime la façon dont la religion se pratique là-bas.
Pourquoi avoir peur de ce que les gens vont dire? Ceux qui se soucient de vous diront: Bonne chance ! Et ceux qui ne se soucient que d'eux-mêmes ne diront jamais rien qui vaille la peine d'être écouté.
Maîtresse évanescente, grain de peau soie et satin Mon esprit fuit toute décence quand ton corps m'appartient A mes songes rêvés si fort, la nuit offre sa trêve Et se poursuit le corps à corps ailleurs que dans mes rêves.
Oui je suis Charlie. C'est la première fois de ma vie que quelqu'un que je connaissais se fait assassiner.
Quand une femme en est à vous dire pourquoi elle vous aime, c'est qu'elle commence à se le demander.
Si on lui en fournit l'occasion, une femme se sacrifiera toujours. Se sacrifier est son plaisir favori.
Hollywood : une plantation d'orangers où se promènent des acteurs au chômage.
On est meilleur quand on se sent pleurer. On se trouve si bon après la compassion !
L'obscénité est tout ce qui se trouve choquer un quelconque magistrat âgé et ignorant.
Il n'y a qu'un moyen légitime qui est le travail de se procurer de l'argent, et comme une foule de gens ne veulent pas l'employer, il en résulte une foule de malentendus.
Si tu ne trouves pas Dieu en toi, laisse-le où il se trouve.
Il y a les gens qui se respectent, et ceux qui ne se respectent pas. Ces derniers sont les éternels vainqueurs.
Les proverbes se contredisent. C'est cela justement, la sagesse populaire.
La tendresse, c'est seulement de la cruauté qui se repose.
Elle a fini par se lasserDe cette vie de ce métierDes éternels aller retourEntre le travail et l'amour.
Il existait, naguère, un exercice auquel devait se livrer tout candidat à l'élection : la rédaction de sa profession de foi. Nous avons gardé la profession, mais nous avons perdu la foi.
Il y a sûrement beaucoup de honte à être heureux, non pas à la vue de certaines misères mais lorsque le bonheur semble narguer. Ce défaut les Kabyles ne l'ont pas. Par pudeur le riche se cache pour bien manger et le pauvre pour avoir faim à son aise.
Je suis peut-être un peu plus calme mais Christian Audigier est toujours le même. Comme on dit en France, nul n'est prophète en son pays et j'ai essuyé trop de critiques. A force, c'est gonflant de se faire appeler le [...] ► Lire la suite
À l'époque, on se réunissait le soir pour regarder « Le Grand Échiquier » ou « Apostrophes ». Aujourd'hui, on file dans sa chambre ou devant son ordinateur.
La pensée s'affaisse aussi bien que les chairs. Et l'esprit se grippe d'être repu. Il ne lui convient que d'être affamé.
Comme des bibliothèques aux multiples rayons que l'on classe, déplace, aménage, lentement nos identités se recomposent.
Une petite ville, c'est un endroit charmant où ce sont les voisins qui se chargent de surveiller votre femme.
On se fatigue de tout, même d'être aimé.
C'est leur apanage aux guerres d'amener sur le devant de la scène ce qui se tenait caché en coulisses, qu'on ne voit pas d'ordinaire, le mettre sous les projecteurs.
La vision que l'on a de soi est toujours approximative : même si l'on a plus ou moins apprivoisé son physique, même si l'on veut bien se reconnaître quelques défauts et quelques qualités.
La névrose n'est pas une maladie mais une souffrance, qui peut se transmettre de génération en génération tant qu'on n'a pas compris de quoi il s'agissait. Un petit événement caché, honteux, dans la vie de quelqu'un peut aussi gâcher la vie de ses descendants.
D'autres jouaient à se laisser tomber la tête la première d'en haut d'une échelle, et celui qui, tombant de la plus grande hauteur, arrivait à se relever dans les dix secondes, recevait le titre de champion et beaucoup d'applaudissements.
Il faut, à certaines heures, que l'homme soucieux, anxieux, tourmenté, se retire dans la solitude et qu'il ouvre un livre pour y chercher un principe d'intérêt, un thème de divertissement, une raison de réconfort et d'oubli.
Je n'aime pas le travail-personne ne l'aime-mais j'aime ce que le travail recèle-la chance de se trouver.
Les larmes du monde sont immuables. Pour chacun qui se met à pleurer, quelque part un autre s'arrête. Il en va du même du rire.
La souffrance en soi est une absurdité, c'est seulement l'homme dans la souffrance qui peut prendre de la valeur ou se défaire.