Les hommes vils, dans leur erreur, se ravalent au rang des singes.
Les hommes portent leur coeur dans leur sexe, les femmes portent leur sexe dans leur coeur.
On se refuse de croire aux sottises des hommes intelligents ; quelle entorse aux droits de l'homme !
Lorsqu'ils sont vivement pressés par la faim en hiver, ils mangent les vieilles femmes avant de manger les chiens ; quand M. Low demanda au jeune garçon pourquoi cette préférence, il répondit : "Les chiens attrapent les loutres et les vieilles femmes ne les attrapent pas."
Il y a tellement de gens qui trouvent à travers le monde la seule femme qu'ils puissent aimer, que l'énorme fréquence de ces rencontres me rend sceptique, moi qui ai un certain respect du calcul des probabilités.
Les hommes rougissent moins de leurs crimes que de leurs faiblesses et de leur vanité.
Entre hommes d'honneur la complicité est comme l'amitié ; elle demande une longue préparation.
Les hommes entrent dans la vie et en sortent comme la navette passe et repasse sur le métier à tisser.
Tous les hommes dépendent les uns des autres. La solidarité humaine est la condition nécessaire à l'épanouissement de tout individu.
J'ai tendance à semer le malentendu afin de m'accorder avec le plus grand nombre.
Huître. Coquillage visqueux et glaireux, que la civilisation donne aux hommes la hardiesse de gober sans lui retirer ses entrailles ! Les coquilles sont quelquefois données aux pauvres.
Pauvre et libre plutôt que riche et esclave. Bien sûr, les hommes veulent être à la fois riches et libres, et c'est ce qui les conduit parfois à être pauvres et esclaves.
A voir la manière dont on use auprès des malades dans les hôpitaux, on dirait que les hommes ont imaginé ces tristes asiles, non pour soigner les malades, mais pour les soustraire aux regards des heureux dont ces infortunés troubleraient la jouissance.
La multitude qui ne se réduit pas à l'unité est confusion ; l'unité qui ne dépend pas de la multitude est tyrannie.
Tous les hommes ont un père : il faut bien comprendre cela, qui n'est pas une évidence.
Les hommes le plus souvent se querellent pour des mots. C'est pour des mots qu'ils tuent et se font tuer le plus volontiers.
Quand les hommes mauvais brûlent et bombardent, les hommes bons doivent construire et lier.
Les hommes sont-ils capables de laisser les autres être heureux ?
Les hommes peuvent vivre quelques minutes sans respirer, quelques jours sans boire, quelques semaines sans manger et sans penser pendant des années.
Les hommes sont partout les mêmes. Ce qui est essentiel pour l'un est essentiel pour l'autre.
Tant qu'il y aura des hommes qui n'obéissent pas à leur raison seule, qui recevront leurs opinions d'une opinion étrangère, en vain toutes les chaînes auraient été brisées.
Si les hommes peuvent diriger le monde, pourquoi n'abandonnent-ils pas la cravate ? Comme c'est intelligent de commencer la journée en attachant cette petite corde autour de son cou !
Ma plus grande erreur est probablement de compter trop sur le talent de quelqu'un et non sur sa personnalité. C'est important si quelqu'un a un bon coeur.
L'on voit des hommes tomber d'une haute fortune par les mêmes défauts qui les y avaient fait monter.
Les plus grands hommes en politique (comme à la guerre) sont ceux qui capitulent les derniers.
Les déboires de la Révolution française ne l'ont pas empêchée de répandre universellement la croyance que tous les hommes sont identiques et interchangeables. Que l'on proclame l'égalité de dignité, certes ! Que l'on s'efforce d'égaliser graduellement les droits et les chances, bien sûr !
Voilà la grande erreur de toujours : s'imaginer que les êtres pensent ce qu'ils disent.
Toute femme mesure le degré de son vieillissement à l'intérêt ou au désintérêt que les hommes manifestent pour son corps.
Aussi laid que ce soit, un paysage, les hommes arrivent toujours à l'enlaidir encore.
Les hommes ne s'attachent point à nous en raison des services que nous leur rendons, mais en raison de ceux qu'ils nous rendent.
Vous êtes écrivain, moi je suis facteur, on est tous les deux des hommes de lettres.