Les hommes croient, et ils s'imaginent qu'ils pensent.
Dans la vie, on a besoin d'un idéal. Certains hommes illustrent cet idéal.
Ceux qui croient au progrès s'exposent au regret d'être nés trop tôt.
Un jeune homme qui n'est pas socialiste n'a pas de coeur ; un vieil homme socialiste n'a pas de tête.
Les hommes ne peuvent s'entendre que sur des préjugés.
Parmi ceux qui lisent, il y en a vingt qui lisent des romans, contre un qui étudie la philosophie. Le nombre de ceux qui pensent est excessivement petit, et ceux-là ne s'avisent pas de troubler le monde.
Certaines personnes pensent qu'une chanson sans paroles n'est pas une vraie chanson. Dis ça à Beethoven et il te bottera le cul !
Les hommes sont des femmes comme les autres.
Les hommes politiques ne connaissent la misère que par les statistiques. On ne pleure pas devant les chiffres.
Les hommes sont comme les horloges : bons, ils servent très longtemps ; mauvais personne ne peut les réparer.
Quand les hommes sont ensemble ils s'écoutent, les femmes et les filles se regardent.
L'humour avale des hommes comme des moules.
La violence ou la guerre, entre deux hommes ou deux nations, apparaissent aussi comme une compensation aveugle et insensée à tout ce qui n'est pas vraiment achevé dans la nature humaine.
Un petit garçon n'a besoin ni de montre ni de calendrier. Il passe à table quand on l'appelle, va se coucher quand on lui dit. Les heures, les jours, les années ne portent pas de numéro.
Je voyais des hommes audacieux, des femmes libres que la vie à deux avait démobilisés, affadis, dont la cohabitation avait émoussé l'acuité. Je haïssais le mimétisme des concubins, leur docilité à adopter les défauts du conjoint, leur complicité gluante et jusqu'à leur trahison qui les unit encore.
Il suffit que les hommes s'emparent de tâches réputées féminines et les accomplissent hors de la sphère privée pour qu'elles se trouvent par là même ennoblies et transfigurées.
Le théâtre rend aux hommes la tendresse humaine.
Tous les hommes aiment à s'approprier le bien d'autrui. C'est un sentiment général. La manière seule de le faire en est différente.
Apprenez à admirer avec justesse ; le grand plaisir de la vie est cela. Remarquez ce que les grands hommes admiraient ; ils admiraient les grandes choses ; les esprits étroits admirent bassement et adorent méchamment.
Notre époque ne fait plus de musique. Elle camoufle par du bruit la solitude des hommes en leur donnant à entendre ce qu'elle croit être de la musique.
Ce que les hommes ont nommé amitié n'est qu'une société, qu'un ménagement réciproque d'intérêts, et qu'un échange de bons offices ; ce n'est enfin qu'un commerce où l'amour-propre se propose toujours quelque chose à gagner.
Ce qui est hasard à l'égard des hommes est dessein à l'égard de Dieu.
La véritable politesse consiste à marquer de la bienveillance aux hommes ; elle se montre sans peine quand on en a.
Les femmes croient toujours ce qu'elles ont besoin de croire, tant pis pour elles.
Les hommes à un moment donné sont maîtres de leur destin.
Je pense que les hommes peuvent tout faire, mais qu'il ne dépend pas d'eux que ce qu'ils font soit bien ou mal.
Tout ce qu'un homme peut imaginer, d'autres hommes peuvent le concrétiser.
Les générations passent parmi les hommes et Dieu s'est caché...
Une jeune femme à sa copine :« Si on autorisait les buralistes à accepter les Tickets-resto pour les clopes, les ventes baisseraient pas autant. C'est un buraliste qui m'a dit ça. »
Les hommes politiques se demandent pourquoi on ne les aime pas. Ils nous prennent pour des imbéciles. L'impardonnable, c'est qu'il leur arrive d'avoir raison.
Tant qu'il y aura des hommes qui n'obéissent pas à leur raison seule, qui recevront leurs opinions d'une opinion étrangère, en vain toutes les chaînes auraient été brisées.