Les hommes croient, et ils s'imaginent qu'ils pensent.
Et qui te fera connaître ce qui est le jour de malheur ?Le jour où les hommes seront comme des papillons qu'on disperse,Où les montagnes seront comme des flocons de laine cardée.
Pauvre et libre plutôt que riche et esclave. Bien sûr, les hommes veulent être à la fois riches et libres, et c'est ce qui les conduit parfois à être pauvres et esclaves.
Les gens du monde ne sont pas plus tôt attroupés qu'ils se croient en société.
Chaque être humain joue un rôle important, parfois à son insu, mais jamais en vain. Ce n'est qu'après les rebondissements que l'on peut comprendre et saisir la portée de nos actions.
Certains hommes changent de parti en fonction de leurs opinions, d'autres changent d'opinion en fonction de leur parti.
Les hommes sont libres dans la mesure où ils forgent eux-mêmes leurs propres opinions.
La plupart ignore ce qui n'a pas de nom ; et la plupart croient à l'existence de tout ce qui a un nom.
L'âge adulte, la période la moins sûre, la plus dangereuse en tout cas, parce que la moins simple. Comme si l'être humain en vieillissant oubliait le rythme naturel de la vie.
Ceux qui connaissent les hommes savent que le regret de n'avoir pas fait une mauvaise action profitable est bien plus commun que le remords.
La terre n'est pas la demeure de l'homme mais sa tombe, c'est donc pour leurs tombes que les hommes se battent.
Le présent est toujours très bref, même si certains croient posséder un passé où ils ont accumulé des choses, et un avenir où ils accumuleront plus encore.
Le but de la philosophie n'est pas de savoir ce que les hommes ont pensé, mais bien qu'elle est la vérité des choses.
Le mariage vaut plus par ce qu'il nous épargne que par ce qu'il nous procure.
Le contact humain est le véhicule essentiel de la démocratie.
Il faut pleurer les hommes à leur naissance, et non pas à leur mort.
Les hommes naissent égaux en droit : c'est pourquoi les femmes se battent toujours pour avoir les mêmes.
Quand nous jugeons de la conduite des autres, nous avons égard non-seulement au mérite, mais à la convenance. Nous jugeons toujours de la convenance par nos affections correspondantes. Et chaque faculté dans un hommes est la mesure par laquelle il juge de pareille faculté dans un autre homme.
J'aime l'idée du mariage parce que c'est un acte d'héroïsme. Un type qui accepte de dire "pour la vie" à une femme, c'est aussi fou que Rambo !
Le suicide c'est la ressource des hommes dont le ressort a été rongé par la rouille.
Les hommes sont un peu comme Dieu : tout ce qu'ils peuvent faire, ils le font. Ou ils le feront.
Ceux qui croient agir en fonction de l'intérêt général sont en réalité conduits à favoriser des intérêts particuliers qui ne font pas partie de leurs intentions.
Les privilèges des grands hommes est de donner des secousses à leur siècle. La secousse donnée, sauve qui peut.
L'ennui quand on est tolérant, c'est que les gens pensent qu'on ne comprend rien au problème.
L'histoire n'est que l'effort désespéré des hommes pour donner corps aux plus clairvoyants de leurs rêves.
Le théâtre, c'est la passion des hommes et la délibération des citoyens assemblés dans le tourment de la représentation.
Potentiel chez tous, cet instinct de dépassement ne se développe que dans une minorité. Une société novatrice est une société où cette minorité est assez importante et libre pour agir. Une société figée est celle où cette minorité est réduite et paralysée.
Ceux qui croient avoir péché parce qu'ils sont tentés confondent la flamme et la brûlure. Ils ne peuvent voir le feu qu'ils ne se croient réduits en cendres.
Les hommes désapprouvent toujours ce qu'ils ne sont pas capables de faire.
Ceux qui croient à l'immortalité de l'âme insistent sur la brièveté des choses.
Certains pensent qu'il suffit d'avoir mauvais caractère pour avoir du caractère, comme s'il suffisait d'avoir mauvaise haleine pour avoir du souffle !