Ce qu'on appelle la société de consommation devrait être rebaptisé : Société de Tentation.
Celui qui, par quelque alchimie sait extraire de son coeur, pour les refondre ensemble, compassion, respect, besoin, patience, regret, surprise et pardon crée cet atome qu'on appelle l'amour.
La terre entière, continuellement imbibée de sang, n'est qu'un autel immense où tout ce qui vit doit être immolé sans fin, sans mesure, sans relâche, jusqu'à la consommation des choses, jusqu'à l'extinction du mal, jusqu'à la mort de la mort.
Nous tirâmes de ses draps un malheureux atteint de cette affection bizarre que l'on appelle hémophilie. Ce mauvais jeu de mots signifie que le blessé aime le sang, alors que réellement il se contente de le perdre.
Lettre trouvée dans la poche d'un suicidé : "J'étais trop heureux. Cela ne pouvait pas durer."
Ma liberté se découvre comme arbitraire. Elle en appelle à une investiture.
le suicide comme la folie ne sont peut-être que d'habiles tours de passe-passe destinés à conjurer l'angoisse du vide.
L'homme est incapable de choix et qu'il agit toujours cédant à la tentation la plus forte.
Deux erreurs à ne pas faire : aimer ou détester son corps. Y être accroché ou vouloir le supprimer. Narcissisme et haine de soi, argent et suicide ; même substance.
L'abondance des programmes est-elle un progrès ? On pourrait répondre : évidemment ! Dans une optique de pure consommation plus il y en a mieux on se porte.
Je suis pour la décroissance de la consommation d'énergie, la stabilisation de la population mondiale, la limitation de la consommation d'espaces fertiles, la décroissance de la consommation de métaux primaires. Mais cela ne fait pas nécessairement une décroissance globale.
Les livres que le monde appelle immoraux sont ceux qui lui montrent sa propre ignominie.
Quand le loup nous poursuit, on appelle l'ours bon oncle.
Puisque notre société privilégie le statut de consommateur à celui de citoyen, il nous appartient de transformer chacun de nos actes d'achat en bulletin de vote.
Idées de suicide : c'est gentil comme tout ces petites bêtes-là, et si faciles à nourrir. Elles mangent tout : des chagrins, des dents arrachées, des blessures d'amour-propre ou non, des déficiences sexuelles, des larmes pas pleurées...
Vous n'avez pas plus le droit de consommer le bonheur sans le produire que de consommer la santé sans la produire.
L'avion reste le moyen de transport le plus sûr ! C'est ça oui et pourquoi les aéroports on appelle ça un terminal ?
Il n'y a pas d'erreur romantique plus forte que celle de l'utilité de la douleur. Rien ne sert à rien.
Les artistes sont hautement anormaux, parce qu'ils supportent une plus forte quantité de liberté que les autres.
L'énergie qui est en vous est plus forte que jamais pour être retenue, comprimée et refusée.
On ne se suicide pas parce que l'on est désespéré, on se suicide pour garder un peu d'espoir.
Comme l'analyse l'écologiste Jean Zin, la norme du suffisant doit être appréhendée dans toute sa radicalité. Elle n'a rien d'une politique des « petits pas » ou d'un discours moralisateur qui viserait à responsabiliser le consommateur sans lui donner les [...] â–º Lire la suite
Beaucoup plus facile d'admettre le suicide de quelques-uns que l'obstination de la majorité à vivre.
La souffrance a été plus forte que tout autre enseignement et m'a appris à comprendre ce qu'était votre coeur. J'ai été tordu et cassé, mais - j'espère - dans une meilleure forme.
Le sexe, comme la nourriture, peut se consommer n'importe quand, n'importe comment, avec ou sans faim. Mais, l'intimité, comme la saveur, vient par surcroît.
La consommation est devenue la morale de notre monde.
Quand vous précisez bien à un correspondant de ne pas vous téléphoner trop tôt le matin en été, il part en vacances à l'autre bout du monde, et, troublé par le décalage horaire, il vous appelle à 6 h du matin.
Je crois n'avoir jamais ressenti de manière aussi forte combien un romancier est aveugle vis-à-vis de ses propres livres.
La saturation, il y a un moment où cela vient dans ce repas qu'on appelle vie : il ne faut qu'une goutte alors, pour faire déborder la coupe du dégoût.
De nos jours, l'homme du monde est celui qui a assez d'argent pour faire ce que feraient tous les sots, s'ils en avaient les moyens : c'est-à-dire consommer sans produire.
Le démon de midi arrive souvent à quatorze heures.