Les rats nous observent dans l'ombre de leurs égouts. Ils se lissent les moustaches de joie car ils n'ignorent pas que notre civilisation fermera bientôt son guichet.
Lorsque nous combattions les Sauveurs, vous m'avez dit que bientôt vous seriez celui qui me suivrait. Mais vous ne l'avez pas fait. Parce que je n'étais pas quelqu'un à suivre. Cela change maintenant.
Je m'aperçus bientôt que l'amour ressemble à la soif : une goutte d'eau l'augmente.
Il n'y a plus rien à enjoliver, dans une société et dans un monde où tout est constamment enjolivé de la manière la plus répugnante.
Peut-être la civilisation moderne nous a-t-elle apporté des formes de vie, d'éducation et d'alimentation qui tendent à donner aux hommes les qualités des animaux domestiques.
Mon objectif, ce n'est pas de construire la société de demain, c'est de montrer qu'elle ne doit pas ressembler à celle d'aujourd'hui.
Une société saine combat nécessairement l'individualisme. Elle cherche l'excellence, et ceci est incompatible avec l'individualisme.
A force de limiter la vitesse, il n'y aura bientôt plus aucun pare-brise disponible pour le suicide des moustiques dépressifs.
Internet accélère l'avènement de la société de marché, avec une poussée violente de concurrence et de compétition.
En voyant quelquefois les friponneries des petits et les brigandages des hommes en place, on est tenté de regarder la société comme un bois rempli de voleurs, dont les plus dangereux sont les archers, préposés pour arrêter les autres.
Religion, moeurs, justice, tout décade. La société se désagrège sous l'action corrosive d'une civilisation déliquescente.
Il est indispensable pour une société de consommation que ses membres soient cupides, ostentatoires, gloutons, envieux, gaspilleurs, égoïstes et inhumains. Nous sommes officiellement professeurs de moralité mais si nous devenions tous "bons" l'économie s'effondrerait.
Une civilisation qui s'avère incapable de résoudre les problèmes que suscite son fonctionnement est une civilisation décadente.
Je suis de ceux qui ont eu le triste privilège d'avoir vu disparaître en l'espace d'une génération une civilisation (française) et une religion (chrétienne).
- Le terrorisme vise à paralyser une société par la peur.- Les terroristes amateurs font exploser des voitures. Les professionnels font grimper les chiffres du chômage.
O vous qui pensez que je suis un être haineux, obstiné, misanthrope, ou qui me faites passer pour tel, combien vous êtes injustes ! Vous ignorez la raison secrète de ce qui vous paraît ainsi. Dès l'enfance, mon coeur, mon [...] â–º Lire la suite
L'un des pires démons de la civilisation technologique est la soif de croissance.
Tous ceux qui ont escaladé les cimes connaissent les impressions spéciales qu'elles font naître ; là où cesse la vie, là où il n'y a plus que des rochers et des glaciers dans l'azur sans limite, on éprouve comme un [...] â–º Lire la suite
Les mouvements totalitaires avaient moins besoin de l'absence de structure d'une société de masse, que des conditions spécifiques d'une masse atomisée.
Je refuse de suivre les règles où la société essaie de contrôler les personnes ayant une faible estime de soi.
Toute société a les crimes qu'elle mérite.
L'on perd bientôt sa route à chercher trop de voies.
Souvent les gens prennent leurs propres lacunes pour celles de la société qui les entoure, et cherchent à réformer ladite société parce qu'ils sont incapables de se réformer eux-mêmes.
Je t'ai toujours dit de ne pas laisser de la nourriture dans ta chambre. Ça va attirer les rats et s'ils te mordent, ils vont attraper la rage.
Une civilisation sans la Science, ce serait aussi absurde qu'un poisson sans bicyclette.
On a constamment accusé Rousseau de prétendre que la société n'est pas l'état naturel de l'homme, et qu'il convient d'en revenir à l'état de nature, conçu comme une sorte d'âge d'or ou de paradis perdu. C'est un contresens total. Non [...] â–º Lire la suite
La prison ne peut pas manquer de fabriquer des délinquants. Elle en fabrique par le type d'existence qu'elle fait mener aux détenus : qu'on les isole dans les cellules, ou qu'on leur impose un travail inutile, pour lequel ils ne [...] â–º Lire la suite
Un rude animal qui, par l'élémentaire exercice de sa vitalité, répand le sang et sème la mort, on se souvient qu'historiquement, c'est sous cette forme d'archétype féroce que se manifesta, à la conscience et à l'esprit des meilleurs, la révélation de la société capitaliste.
Autrefois les hommes chantaient en coeur autour d'une table ; maintenant c'est un seul homme qui chante, pour la raison absurde qu'il chante mieux. Si la civilisation l'emporte, bientôt un seul homme rira, parce qu'il rira mieux que les autres.
La beauté du monde qui disparaîtra bientôt a deux extrémités : celle du rire et celle de l'angoisse, coupant le coeur en deux.
Aucune civilisation n'est durable si elle n'est pas capable de donner un sens à l'effort, de justifier l'écoulement du temps.