Qui trop se hâte reste en chemin.
L'envie est blessure pour l'esprit qui se ronge, torturé par le bonheur d'autrui.
Le léopard ne se déplace pas sans ses taches.
La politique se moque de la mystique, mais c'est encore la mystique qui nourrit la politique même.
Il y a une certaine volupté à se laisser couler dans le désastre : quand il n'y a presque plus rien à perdre, autant tout perdre.
Tu connais les habitudes des femmes : le temps qu'elles se préparent, qu'elles se mettent en route, il faut une année.
Lorsqu'on devient célèbre, il faut se choisir un ou deux amis et se contenter d'imaginer le reste.
Les défauts de nos morts se fanent, leurs qualités fleurissent, leurs vertus éclatent dans le jardin de notre souvenir.
Ah ! Que les hommes ont donc la mémoire courte ! Et se peut-il qu'en devenant des pères ils oublient aussitôt qu'ils ont été des fils.
On est très loin de comprendre ce que c'est d'être aveugle, quand on ferme les yeux. Sous notre monde des cieux, des visages et des édifices, il en existe un autre, plus brut et plus ancestral, un espace où les [...] ► Lire la suite
Il faut sans cesse se jeter du haut d'une falaise et se doter d'ailes durant la chute.
Tout homme qui se remarie ne mérite pas la chance qu'il a eue de perdre sa première femme.
L'histoire est comme une chose sacrée, parce qu'elle doit être véritable, et où se trouve la vérité, se trouve Dieu, son unique source.
Le serment d'un amoureux n'est pas plus valable que la parole d'un cabaretier : l'un et l'autre se portent garants de faux comptes.
Quand on croit s'enfuir, on ne fait toujours que courir après ce dont on veut se sauver. Est bien pris qui croyait se dépendre.
Le sage craint le mal et se détourne le sot est insolent et sûr de lui.
Il vaut mieux se laisser mourir de faim que d'arracher le pain des pauvres.
Il y a des gens qui se croient obligés d'en donner (les conseils). On les écoute par politesse, en songeant qu'ils feraient mieux de s'en donner à eux-mêmes.
L'intégrisme est une nostalgie du passé qui se prend pour une référence à l'éternel.
Aujourd'hui, tous les gens ont la maladie de se soigner.
La violence engendre la violence. C'est pourquoi la plupart des révolutions se sont perverties en dictatures.
Chaque individu a son propre univers intérieur et par conséquent une façon qui lui est propre de voir le monde et de se situer dans le monde.
Se perdre est une façon dangereuse de se trouver.
Le refus de se résigner peut stopper la machine grinçante du malheur et la lancer sur d'autres rails.
On dit, et je le crois volontiers, qu'il est difficile de se connaître soi-même. Mais il n'est pas non plus aisé de se peindre soi-même.
Tout notre raisonnement se réduit à céder au sentiment.
L'ami certain se reconnaît dans les fortunes incertaines.
Le chagrin est une sorte de chat sauvage, de couleur grise. Son cri est plutôt triste et lugubre. Il faut se mettre à plusieurs pour en venir à bout. Car, tout seul, on arrive mal à chasser le chagrin.
Un pas en avant, un pas en arrière, le couple est un tango. L'important est de finir par se toucher...
Il vaut mieux se servir de ses propres yeux pour se conduire, et jouir par soi-même de la beauté des couleurs et de la lumière, que de les avoir fermés et suivre la conduite d'un autre.
La civilisation repose sur l'expression d'une valeur supérieure, la culture se résume à des coutumes et des comportements.
Il y a des jours où, pour juste se laisser vivre, il faut ramasser son courage à la petite cuillère.
La machine conduit l'homme à se spécialiser dans l'humain.
Le monde n'existe pas, il se crée simplement à chaque instant. L'impression de continuité résulte du manque d'invention.
L'emploi qu'un homme finit par obtenir est rarement celui pour lequel il se croyait préparé et dans lequel il pensait pouvoir être utile.
On ne joue pas avec l'amour sinon, c'est lui qui se jouera de nous.
Se tromper dans sa propre voie vaut mieux que se tromper dans celle de quelqu'un d'autre.
Pour être heureux, il ne faut pas trop se préoccuper des autres.
Chaque jour, je suis reconnaissant pour les nuits qui se sont transformées en matinées, les amis qui se sont transformés en famille, les rêves qui se sont transformés en réalité.
Qu'est ce qui fait d'un homme, un homme ? Un de mes amis se le demandait est ce que ce sont ses origines ? La façon dont il vient au monde ? Je ne pense pas, ce sont les choix qu'il fait pas comment il entreprend les choses mais comment il décide d'en finir avec elles.
N'insultez jamais une femme qui tombe - attendez qu'elle se relève.
Quand Dieu se tait, on peut lui faire dire ce que l'on veut.
Pain de vieillesse se pétrit pendant la jeunesse.
À mon avis, lorsque l'on est confronté à des choix, que ce soit en acte ou en pensée, gardons à l'esprit que nous sommes mortels et tâchons de vivre de manière à ce que personne n'ait à se réjouir de notre mort.
Le plus gros poisson de la rivière ne le devient qu'en ne se faisant jamais attraper.
Il est plus difficile de se défendre de l'amertume dans la pauvreté que de l'orgueil dans l'opulence.
Quand une épée est suspendue au dessus de sa tête, l'homme se souvient des dieux.
Moins une personne cherche à se mettre en lumière, plus elle finit par briller.
L'homme est de toutes les espèces, celle où l'individu met le plus de temps à se construire : quinze ans pour achever une construction du cerveau et qui restera toute la vie l'objet de réaménagements permanents.
Le service public ne se distingue plus des chaînes commerciales, pire il les imite.