Lorsque l'ennemi avance, retirez-vous; quand il s'arrête, harcèlez-le; quand il se fatigue, frappez ; quand il bat en retraite, poursuivez.
Tout notre raisonnement se réduit à céder au sentiment.
Pour tendre des embuscades, il faut d'abord être sûr du terrain et des populations environnantes sous peine de voir le piège se retourner contre soi.
Se marier à un homme divorcé montre que vous êtes "écologiquement" responsable. Dans un monde où il y a plus de femmes que d'hommes, il faut participer au recyclage.
Vous ne pouvez pas rester assis là et attendre que les gens vous donnent ce rêve en or. Vous devez sortir et faire en sorte que cela se fasse par vous-même.
Dans la solitude nocturne, vous voyez passer les mêmes fantômes. Comme la nuit s'agrandit quand les rêves se fiancent.
La parole est une denrée périssable, éphémère. Elle se teinte de toutes les circonstances de son apparition. Les mêmes mots, prononcés dans des lieux différents, ne sont pas les mêmes mots.
L'arbre qui fait verser aux uns des larmes de joie n'est aux yeux des autres qu'une chose verte qui se dresse en travers du chemin. Certains ne voient dans la nature que ridicule et difformité ; d'autres, c'est à peine s'ils voient la nature. Mais aux yeux de l'homme d'imagination, la nature est l'imagination même.
On ne peut pas comprendre ce qui se passe dans le monde en étant manichéen, «pour» ou «contre».
Il faut sans cesse se jeter du haut d'une falaise et se doter d'ailes durant la chute.
Les difficultés doivent pousser à l'action et non décourager. L'esprit de l'homme se renforcera par le conflit.
Un enfant, c'est comme si tu avais une espèce d'organe en plus qui se balade... Ça t'appartient mais ce n'est pas vraiment à toi.
Ne dormez pas sur vos deux oreilles : gardez-en une pour regarder ce qui se passe autour de vous !
Béatrice mit, pour se laisser ferrer, juste le temps nécessaire à bien s'assurer prise sur celui qui la voulait prendre.
J'adore vieillir même si, physiquement, faut pas se mentir, c'est un peu pénible. Ce qui compte, c'est d'être bien dans son corps.
L'architecte doit se rendre le metteur en oeuvre de la nature.
La radio, loin de se situer en concurrence frontale avec d'autres médias conserve et même accroît sa place spécifique dans la vie quotidienne.
Le musée est important pour ceux qui y vont dans la mesure où il leur permet de se distinguer de ceux qui n'y vont pas.
Apprendre, c'est se retrouver.
On peut conquérir des milliers d'hommes dans une bataille ; mais celui qui se conquiert lui-même, lui seul est le plus noble des conquérants.
Tout homme qui se remarie ne mérite pas la chance qu'il a eue de perdre sa première femme.
Le léopard ne se déplace pas sans ses taches.
Un premier baiser, ça ne se raconte pas. - Ça se vit et ça alimente les rêves et ça crée les premières insomnies.
Le vrai couple n'a pas d'amis et se suffit à lui-même.
Il suffirait d'un mot, d'un clin d'oeil, pour être moins seul que ne l'est toute la vie quand on hésite à se méfier d'elle.
Un mot qui vient bien, ça peut tuer ou humilier, sans qu'on se salisse les mains.
À mon avis, lorsque l'on est confronté à des choix, que ce soit en acte ou en pensée, gardons à l'esprit que nous sommes mortels et tâchons de vivre de manière à ce que personne n'ait à se réjouir de notre mort.
Mieux vaut se quereller avec ses beaux-parents qu'avec ses voisins.
La politique se moque de la mystique, mais c'est encore la mystique qui nourrit la politique même.
Le don de soi s'exprime dans l'absolu, dans la vie quotidienne, on devient mesquin, on se met à compter, à calculer.
L'être humain se recrée sans cesse. Celui qui part ne revient jamais. Celui qui reste ne demeure pas.
Le calomniateur est semblable à la chenille qui en se promenant sur les fleurs, y laisse sa bave et les salit.
C'est le propre des orgueilleux d'aspirer toujours à la joie et d'éviter la tristesse, selon ce mot : le coeur des insensés est où la joie se trouve.
La liberté elle-même est un luxe très rare et qui se mérite. Peu de régimes sur terre ont laissé ce luxe à leurs citoyens.
D'abord je suis pour decrédibiliser, un peu, l'idée de nation. Je trouve que cette idée a fait tant de mal, qu'elle a nourri tant de guerres, qu'elle a alimenté tant de haines, ce fétiche national, cette façon qu'ont les gens [...] ► Lire la suite
Ce qui est difficile, c'est de devenir octogénaire ; après, il n'y a plus qu'à se laisser vivre.
Les femmes se partagent en femmes trompées et en femmes trompeuses.
Le serment d'un amoureux n'est pas plus valable que la parole d'un cabaretier : l'un et l'autre se portent garants de faux comptes.
On ne se bat bien que pour les causes qu'on modèle soi-même et avec lesquelles on se brûle en s'identifiant.
L'emploi qu'un homme finit par obtenir est rarement celui pour lequel il se croyait préparé et dans lequel il pensait pouvoir être utile.
Il n'y a pas de longue journée qui ne se termine par une nuit.
On anéantit son propre caractère dans la crainte d'attirer les regards et l'attention, et on se précipite dans la nullité pour échapper au danger d'être peint.
A cinquante ans on commence à se lasser du monde, et à soixante le monde se lasse de vous.
Il n'y a qu'une seule vertu, la justice ; un seul devoir, de se rendre heureux ; un seul corollaire, mépriser quelquefois la vie.
La liberté ne se donne pas, on la prend.
Si on avait toujours des cerises et des raisins, on pourrait se passer de médecin.
Tout se passe plus dans la tête que dans la raquette. Ce n'est pas tennistiquement que l'on fait une différence, c'est dans la tête, dans l'envie.
Un steak surgelé, dans on emballage carton, c'est bien propret. Le sang a été nettoyé, et les cris se sont évaporés dans le secret d'un abattoir où vous ne mettrez jamais les pieds. Mais que celui qui mange un morceau [...] ► Lire la suite
Contre les loups des montagnes et contre les voisins voleurs, on ne peut pas se protéger.
O baiser ! mystérieux breuvage que les lèvres se versent comme des coupes altérées !