Un homme va au Savoir comme il part pour la guerre. Bien réveillé, avec de la peur, du respect et une assurance absolue.
L'homme ne peut se dire libre si sa liberté s'appuie sur l'oppression d'autrui.
Le chemin est court qui va de la crainte à la haine.
Lui et moi, nous faisons partie du peuple accablé par la sourde terreur de ne pas comprendre le monde et ce qui s'y passe.
La valeur de la vie ne peut se mesurer que par le nombre de fois où l'on a éprouvé une passion ou une émotion profonde.
La crainte de l'humiliation est l'ennemie du risque.
La crainte engendre l'objet redouté.
Comme on serait meilleur, sans la crainte d'être dupe !
C'est toujours avec angoisse que j'anticipe le retour de la nuit, le moment de la grande rencontre avec moi-même, le moment d'ajouter un autre zéro au total du passé, le moment de me rapproche de tout un pas de la frontière au-delà de laquelle il n'y a plus rien, même plus de futur.
Je me suis enfuie de Saint-Louis, puis je me suis enfuie des États-Unis, à cause de cette terreur de la discrimination.