Le prudent se fait du bien, le vertueux en fait aux autres.
Je le regardai vivre : mon opinion sur lui se modifiait sans cesse, ce qui n'arrive guère que pour les êtres qui nous touchent de près ; nous nous contentons de juger les autres plus en gros, et une fois pour toutes.
Nous ne sommes jamais plus mécontents des autres que lorsque nous sommes mécontents de nous.
Les femmes sont décevantes. Ce sont des jouets dont on se lasse et qui, à l'inverse des autres jouets qui se laissent si gentiment casser, vous brisent.
Le bon sens est la chose au monde la mieux partagée : car chacun pense en être bien pourvu.
La plupart des gens dans le monde ne veulent pas vraiment être libres. Ils croient seulement le vouloir. Pure illusion. Si on leur donnait vraiment la liberté qu'ils réclament, ils seraient bien embêtés. En fait, les gens aiment leurs entraves.
En conséquence, comme le mal principal est pour [Bakounine] l'État, il faudrait avant tout supprimer l'État et le capital s'en irait alors de lui-même au diable; À l'opposé nous disons : Abolissez le capital, concentration des moyens de production entre quelques mains, et l'État tombera de lui-même.
C'est une vérité universellement reconnue qu'un célibataire pourvu d'une belle fortune doit avoir envi de se marier, et, si peu que l'on sache de son sentiment a cet égard, lorsqu'il arrive dans une nouvelle résidence, cette idée est si bien [...] â–º Lire la suite
Nous plongions nos mains dans le langage,Elles y prirent des mots dont nous ne sûmesQue faire, n'étant rien que nos désirs.Cette eau, notre espérance.D'autres sauront chercher à plus profondUn nouveau ciel, une nouvelle terre.
Il est plus difficile de se taire que de bien parler.
Observe dans la rue, à la tombée du soir, les visages des hommes et des femmes - quelle grâce et quelle douceur ils révèlent...
La citation, bien comprise, est une référence. Loin de dispenser le lecteur de s'enquérir du contexte d'où elle est tirée, elle suppose qu'il le possède.
Ce n'est pas tant l'intelligence qui nous distingue les uns des autres que le temps passé à réfléchir.
A notre époque de communications à la vitesse de l'éclair, de télémachins et autres trucs finissant en "el", une lettre, c'est devenu rare.
L'amitié d'un fourbe est comme l'ombre d'un buisson, elle disparaît bien vite.
On est amoureux le jour, on est rêveur la nuit mais à quoi pense-t-on quand il faut vivre ? L'amour et le rêve ne sont qu'une soif de la vie et pour en dévorer pleinement de sa faim, bien d'autres choses sont primordiales à cette vie.
L'avenir est inconnu et source d'inquiétude : seuls les condamnés à mort sont rassurés.
La vie humaine n'est point une lutte où des rivaux se disputent des prix ; c'est un voyage que des frères font en commun, et où chacun employant ses forces pour le bien de tous, en est récompensé par les [...] â–º Lire la suite
Les gens pouvaient bien dire ce qu'ils voulaient.On n'est jamais comme les autres quand on aime.
Ecrire ensemble s'avère presque aussi compliqué que de coucher avec quelqu'un et que ça se passe bien pour les deux.
Mais d'où tiens-tu que les malheurs prévus sont plus supportables que les autres ?
La jalousie. Faire semblant de ne pas s'intéresser. Se duper soi-même. Cacher son mal pour mieux l'ignorer.
Les plus grands progrès accomplis ces dernières décennies l'ont tous été grâce à l'audacieuse déconstruction du concept de nature. Non pour la nier, comme on l'a souvent dit, mais pour la remettre à sa juste place.
De deux choses l'une : ou bien Jacques Séguéla est un con, et ça m'étonnerait tout de même un peu, ou bien Jacques Séguéla n'est pas un con, et ça m'étonnerait quand même beaucoup.
Quand j'étais tout enfant, le sort d'aucun personnage de l'histoire sainte ne me semblait aussi misérable que celui de Noé, à cause du déluge qui le tint enfermé dans l'arche pendant quarante jours. Plus tard, je fus souvent malade, et [...] â–º Lire la suite
L'amour est délicat : un rien le froisse ; tout dépend, sache-le, du tact de nos câlineries. Un baiser maladroit peut faire bien du mal.
Cela pèse lourd, une absence. Bien plus lourd qu'une disparition. Parce que avec les morts, c'est commode, on sait qu'ils ne reviendront pas. Tandis que les lointains nous narguent ou nous font espérer.
Le tonnerre retentit pour la deuxième fois, sans troubler Œdipe. Il est toujours celui qui a pu, sur le cap, dominer et faire retomber dans la mer l'énorme vague de la folie.
Aujourd'hui, il existe des opportunités dont personne ne sait si elles se présenteront à nouveau à l'avenir.
Celui qui n'a pas de respect pour les dieux et pour lui-même, bien qu'il respire, ne vit pas.
Avoir des charges.Il faudrait n'avoir aucune expérience de la vie pour ignorer que plus on est riche, plus les charges sont pesantes parce qu'on a moins de prétextes pour s'en plaindre, et il faudrait être sourd ou bien insensible pour [...] â–º Lire la suite