Il n'est pas de destin qui ne se surmonte par le mépris.
Désirer violemment une chose, c'est rendre son âme aveugle pour le reste.
L'Homme devient vraiment lui-même quand le corps et l'âme se trouvent en profonde unité ; Le défi de l'Eros est vraiment surmonté lorsque cette unification est réussie.
N'invitez pas plusieurs hommes de lettres à la fois : un bossu préférera toujours la compagnie d'un aveugle à celle d'un autre bossu.
L'homme... un être libre ? Libre de quoi ? D'obtempérer aux caprices d'un morne destin ? Quelle farce !
Le mépris du dieu pour les esprits humains se marque par les miracles.
Si un aveugle guide un aveugle, tous les deux tomberont dans un trou.
Si tu persistes en tournant le dos à la réalité, le bonheur et le malheur glisseront sur ton coeur comme l'eau du torrent sur les galets. Or l'homme a besoin du bonheur et du malheur pour marcher en équilibre.
L'amour est aveugle ? Quelle plaisanterie ! Dans un domaine où tout est regard !
Le destin pose deux doigts sur les yeux de l'homme, deux dans ses oreilles, et le cinquième sur ses lèvres en lui disant : "Tais-toi. "
S'il n'y a point ce matin quelque grand malheur dans le monde, nous nous sentons un certain vide.
C'est par le malheur qu'on apprend le plus.
La nuit du destin est une nuit magique et spirituelle. Les croyants musulmans et les croyantes musulmanes scrutent le ciel divin pour y ressentir l'intensité de l'amour de Dieu en reconnaissance des efforts fournis durant le mois de jeun.
Avec la culpabilité, le malheur est la chose la plus démocratique du monde. On y a tous droit à un moment ou à un autre.
La complaisance aveugle engendre des amis ; La franche vérité nous fait des ennemis.
Comme un aveugle qui marmonne,Sur un violon de CrémoneIl jouait, demandant l'aumône.Tous avaient d'enivrants frissonsA l'écouter. Car dans ces sonsVivaient la morte et ses chansons.
Le bonheur prêté aux autres se résume souvent à un malheur soigneusement dissimulé.
Aveugle pour les fautes, le destin peut être implacable pour les moindres distractions.
Le mépris est la première victoire sur le monde ; le détachement, la dernière, la suprême.
Comme sa gamme est plus riche, le malheur nous attire plus que le bonheur.
Est-ce un malheur que la magnifique Californie ait été saisie aux Mexicains paresseux qui ne savaient pas quoi en faire ?
Si le Duce mourrait, ce serait un grand malheur pour l'Italie. Quand on circule avec lui dans la villa Borghèse et qu'on le compare avec les bustes romains, on pense immédiatement : c'est un César ! Il a certainement en lui l'héritage d'un des grands hommes de cette époque.
Le destin de l'homme est d'épuiser l'idée de Dieu.
L'homme du bonheur a accès à tout, notamment à la connaissance du malheur, tandis que l'homme du malheur n'accède à rien, pas même à la connaissance de sa misère.
Le temps est disloqué. Ô destin maudit, pourquoi ne suis-je né pour le remettre en place ?
Il ne faut pas chercher cette situation inouïe des âmes supérieures en un autre point de l'histoire que cette fin de siècle, où le mépris de toute transcendance intellectuelle ou morale est précisément arrivé à une sorte de contrefaçon du miracle.
Le destin d'un vieil homme est d'être seul.
Le remords s'endort devant un destin prospère, et s'aigrit dans l'adversité.
Le colonisateur de gauche se refuse à faire partie du groupement de ses compatriotes ; en même temps il lui est impossible de faire coïncider son destin avec celui du colonisé.
Si on le brave, le destin abandonne la plus haute étoile.
Le malheur vient tout seul, le bonheur, il faut aller le chercher.