Se faire des amis, c'est assez facile, Les garder, c'est une autre histoire.
La fenaison transforme le paysage en y inscrivant les traces d'une archéologie éphémère.
Le roman offre d'immenses possibilités : les lois romanesques ne sont ni morales comme dans la vie, ni rationnelles comme au théâtre ; elles sont purement esthétiques.
La biographie est une prison. Prison des dates, des faits, des fiches. Le roman, c'est la liberté.
La littérature est une machine à fabriquer des souvenirs et de la mort, une manufacture de testaments. Aucun roman n'a jamais fait de projet d'avenir.
Il est donc évident que l'on ne peut pas construire une authentique maison commune européenne sans tenir compte de l'identité propre des peuples... Une identité historique, culturelle et morale avant d'être géographique, économique ou politique; une identité construite sur un [...] ► Lire la suite
Avoir trop de passé fait rêver à ne plus en avoir du tout. Mais quand on écrit et qu'on de la mémoire, la magie du roman consiste justement à vaincre cette difficulté : faire partager aux autres un souvenir somme toute très limité.
A Paris, quand on croise une femme dans la rue et qu'on la regarde, on commet presque une infidélité. Regarder une Française et être vu par elle, on dirait qu'on ébauche un roman d'amour !
L'histoire du travail est souvent une fresque de la misère ; elle est aussi un long roman d'amour et de joie.
La seule raison d'être du roman est de dire ce que seul le roman peut dire.