Un moine et un boucher se bagarrent à l'intérieur de chaque désir.
Le nihilisme est aujourd'hui celui de la transparence, et il est en quelque sorte plus radical, plus crucial que dans ses formes antérieures et historiques, car cette transparence, cette flottaison, est indissolublement celle du système, et celle de toute théorie qui prétend encore l'analyser.
Si Dieu n'existe pas, les hommes ont besoin d'y croire. S'il existe, il finira par tout arranger.
Si l'argent ne fait pas le bonheur, le gouvernement fait tout pour que nous soyons heureux.
Tant de gens préfèrent vivre dans le drame parce que c'est confortable. C'est comme si quelqu'un restait dans un mauvais mariage ou une mauvaise relation - il est en fait plus facile de rester parce qu'il sait à quoi s'attendre chaque jour, plutôt que de partir sans savoir à quoi s'attendre.
Notre voie ressemble à ce qui se passe quand on reste dans le noir. Ceux qui sont à la lumière n'y voient rien dans le noir, tandis que ceux qui sont dans le noir voient tout à la lumière.
Pour une personne normale menant une vie ordinaire, la réputation ne tient que par l'attrait hypnotique. Beaucoup de personnes voudraient mourir plutôt que de vivre dans l'anonymat... Mais pour les quelques malchanceux qui ont eu une notoriété forcée, l'infamie peut être une sentence plus dure que n'importe quel séjour en prison.
Ecrire des drames, c'est tout de même ce qu'il y a de plus intéressant. Pareil à un petit dieu, on sonde les coeurs et les reins..., on juge..., on punit, on absout et on récompense.
Il me semble que je suis si loin de vous ! Et que je vous suis complètement étrangère ! Il y a toujours quelque chose d'absent qui me tourmente.
Pour les médecins, il faut éviter à tout prix d'avoir à reconnaître que Rivière ait pu jouer une comédie, simuler un délire dont i n'était pas l'aveugle instrument mais l'auteur, le metteur en scène et l'acteur ; sinon, c'est tout le personnage du fou-délirant qui s'écroule.
La beauté est le nom de quelque chose qui n'existe pas et que je donne aux choses en échange du plaisir qu'elles me donnent.
Les dieux se chargent de nous apporter chaque chose en son temps.
Jupiter a créé la terre. Mais la beauté de la terre se crée elle-même, à chaque minute. Ce qu'il y a de prodigieux en elle, c'est qu'elle est éphémère.
Le bon sens est la denrée la plus largement partagée au monde, car tout homme est convaincu d'en être bien pourvu.
L'homme ne se connaîtra donc jamais lui-même ! Toujours, malgré ses efforts, quelque indigne motif ternira la pureté de ses actions.
Tout ce qui se mesure finit, et tout ce qui est né pour finir n'est pas tout à fait sorti du néant, où il est sitôt replongé.
Dans votre bouche comme dans celle de tout le monde, "il a tort" veut dire : "Il ne pense pas comme moi". "Il a raison" signifie : "Il est de mon avis".
Tout ce qu'elle (princesse Diana) a vécu et ce qui lui est arrivé est incroyablement important chaque jour, ce n'est pas moi qui suis paranoïaque, c'est juste que je ne veux pas que le passé se répète.
La chance ne fait pas tout. Tout se construit pas à pas, qu'il s'agisse d'amitiés ou d'opportunités.
Les grands principes participants du bonheur sont : quelque chose à faire, quelque chose à aimer, et quelque chose à espérer.
Qui nous dit que l'enfer, tout comme le ciel, n'a pas aussi ses saints ?
On ne pourrait pas vivre si on avait tout le coeur qu'il faut. On ne vit que parce qu'on est dur.
La pauvreté, tout d'abord, n'a jamais été un malheur pour moi; c'était radieux avec la lumière du soleil.. Je le dois à ma famille, avant tout, à qui tout manquait et qui n'enviait pratiquement rien.
Ce que nous appelons ordinairement amis et amitiés, ce ne sont qu'accointances et familiarités nouées par quelque occasion ou commodité.
Par conséquent, la question importante du sens de l'être n'est pas : pourquoi y a-t-il quelque chose et non rien - question leibnizienne tant commentée par Heidegger - mais : est-ce que je ne tue pas en étant ?
Sans doute la mort est-elle l'expérience humaine essentielle et faudrait-il s'y préparer à chaque minute de sa vie ?
Un grand nombre de physiciens et de chimistes étrangers s'occupent dans ce moment de recherches sur la fixation de l'air dans les corps et sur les émanations élastiques qui s'en dégagent, soit pendant les combinaisons, soit par la décomposition et [...] â–º Lire la suite
A quoi bon faire quoi que ce soit, si tout s'effrite et retourne au néant ?
Le sexe est la chose centrale. Tout tourne autour : les fringues, les cheveux courts, être bien foutu, le matos, les trucs qu'on prend, l'alcool qu'on boit, les trucs qu'on lit, le trucs qu'on bouffe.
Tout passe, hélas, et change de saveur. Mes premières ivresses gustatives m'avaient rendu gourmand et débonnaire, enclin à la mansuétude. Elles se changèrent bientôt en aigreurs d'estomac. Vivre d'un travail alimentaire voué à l'alimentation a sans doute quelque chose d'intrinsèquement pervers - j'eus bientôt du mal à avaler.
Par la qualité de ma présence, je plonge dans l'espace infini de chaque seconde.