Les femmes d'aujourd'hui ne nous pardonnent plus nos fautes : elles ne nous pardonnent même pas les leurs.
Il faut accomplir nos rêves, autrement on se fane et on meurt.
Il n'y a pas de différence entre le rêve et le souvenir. Par la mémoire nous croisons devant des rivages que nos yeux ignorent mais que notre coeur reconnaît pour les avoir visités avec la chaleur et la sincérité de notre jeunesse.
Je crois que nous commençons à voir nos vraies personnalités lorsque nous traversons les moments les plus difficiles. C'est là que nous devenons plus forts.
Le sommeil n'est pas à nos ordres. C'est un poisson aveugle qui monte des profondeurs, un oiseau qui s'abat sur nous.
Jamais nous ne sommes plus heureux que quand nos plaisanteries font rire la bonne.
Nous nous étions fait don de l'innocence,Elle a brûlé longtemps de rien que nos deux corps,Et nos pas allaient nus dans l'herbe sans mémoire,Nous étions l'illusion qu'on nomme souvenir.
Dis-moi, quelle nécessité y a-t-il à l'existence de Dieu, du monde et de tout ? Pourquoi doit-il y avoir quelque chose ? Ne crois-tu pas que cette idée de nécessité n'est que la forme suprême que prend le hasard dans nos esprits ?
Je puis m'imaginer une époque où nos idées religieuses paraîtront tout aussi singulières que l'est pour nous l'esprit chevaleresque.
Il n'y a que deux attitudes : se résigner ou se révolter. Toutes deux exigent la même liberté et la même lucidité. Malheureusement, nos révoltés sont encore et toujours beaucoup trop résignés, et nos résignés beaucoup trop révoltés.
La mort nous trouvera bien partout où nous irons. La mort, c'est lorsqu'on la fuit qu'elle s'attache à nos pas ! Il est bien rare que ceux qui la désirent la voient venir.
La liberté est une plante rare et délicate. Nos esprits nous disent, et l'histoire le confirme, que la grande menace pour la liberté est la concentration du pouvoir.
Les dieux sont nos métaphores, et nos métaphores sont nos pensées.
Nos destinées et nos volontés jouent presque toujours à contretemps.
L'âge, en nous libérant de nos passions égocentriques, nous rend disponibles, plus aptes à redécouvrir les êtres qu'on a aimés.
Visible, nous le verrions le poète ; voyant, il nous verrait ; et nous pâlirions dans nos pauvres ombres, nous lui en voudrions d'être si réel, nous les malingres, nous les gênés, nous les tout-chose.
Nos vrais plaisirs consistent dans le libre usage de nous-mêmes.
À croire qu'il est plus facile de livrer nos peines et nos cris,Et qu'en un battement de cils un texte triste est écrit.
Les leçons du processus de paix sont claires ; quoi que la vie nous réserve, nos réponses individuelles seront d'autant plus fortes pour travailler ensemble et partager la charge.
Il faut que nos jeunes gens apprennent à vivre dans un univers devenu étrangement mobile. Ils n'y sont pas préparés et c'est une des raisons de leur malaise.
De nos jours, le jeune dirige le vieux et le profane, le compétent.
Le monde marche sur une sorte d'antiaméricanisme, qui blesse nos idées raffinées.
Nous n'avons de respect que pour les catastrophes, signe infaillible de la fadeur de nos existences et de l'épuisement de nos instincts.
Les constitutions de la plupart de nos États affirment que tout pouvoir est inhérent au peuple ; que... c'est leur droit et leur devoir d'être armés à tout moment.
Nous ne sommes en rien des objets soumis à quelque destin, mais des passagers conscients et mortels, agissant sur cette planète. Nous sommes des dépositaires et passeurs d'expériences, de savoirs, échangeant en projections leurs questionnements, leurs ambitions, leurs idées, rêves et idéaux, leurs luttes et combats pour avancer en résonances, par nos unicités partagées.
On ne feuillette pas le temps, c'est lui qui effeuille nos vies.
Nous payons des impôts pour rétribuer des fonctionnaires chargés de veiller à ce que nous payions bien nos impôts afin de rétribuer d'autres fonctionnaires.
Combien faudra-t-il ajouter de siècles à ceux qui sont derrière nous pour ne plus avoir honte de nos sensations ?
Dans les drames atroces de Montauban et de Toulouse, la France voit l'Afghanistan se transporter sur son territoire national. Le sanglant dément de Montauban a prétexté la présence français dans ce pays pour tirer dans le dos de quatre de [...] ► Lire la suite
Depuis la publication des caricatures de Mahomet, la nature irresponsable de la caricature a progressivement disparue. Depuis 2007, nos dessins sont lus au premier degré.
La guerre est une réalité qui se nourrit de nos erreurs.
Nous passons tous un grand moment de notre vie sous l'eau, comme un iceberg. La plupart de nos pensées et de nos désirs ne sont pas exprimés. Nous vivons tous en permanence dans les conditions du secret.
Avec toutes les promesses que font nos députés, le budget total des États-Unis serait insuffisant pour un seul département français.
Ce que nous appelons mouvements du coeur n'est que le bousculement irraisonnable de nos pensées.
Nous devrions sécréter une gomme spéciale effaçant au fur-et-à-mesure nos oeuvres et leur souvenir.
Les enfants sont une qualité de vie... quand nos enfants sont heureux, alors nous sommes meilleurs en tant qu'êtres humains.
Ne faisons pas du bonheur une obsession : vivons et il viendra. Mais pour cela, sachons ouvrir nos yeux à ces bonheurs qui s'ignorent et que nous ignorons.
Certains de nos meurtres les plus exquis ont été domestiques, exécutés avec tendresse dans des endroits simples et accueillants comme la table de la cuisine.
Les conséquences de nos actions sont toujours si compliquées, si diverses que prédire l'avenir est une affaire très difficile.
L'amour et le travail sont les deux seules choses réelles dans nos vies.
Le jour même où le sentiment se déclare, nous prenons nos dispositions pour n'être pas surpris par son déclin.
La charge que soutiennent nos épaules doit être moins lourde que facile à porter.
Nos haines valent mieux lorsqu'elles ne quittent pas nos bouches.
Nous n'avons pas dans nos plans une occupation des territoires ukrainiens, nous ne comptons rien imposer par la force à personne.
La guérison signifie que notre dignité soit rétablie et que nous sommes en mesure de faire avancer nos vies.
Quelles vies seraient nos vies si elles n'étaient pas pécheresses ?...
Nos vertus ne sont, le plus souvent, que des vices déguisés.
Pourquoi les mots, cette précision brutale qui maltraite nos complications ?
On avait souhaité qu'un sang impur abreuve nos sillons sans savoir qu'un jour un déluge de sons impurs abreuverait nos microsillons.
Ne nous épuisons pas à contrarier nos instincts, ils sont plus forts que nous.