L'art de nos nécessités est étrange Qui peut rendre précieuses les choses viles.
Il ne se passe pas de jours que nous menions à l'abattoir les plus purs de nos élans.
A quoi bon les scrupules puisque c'est du fond du monde que montent nos actes les plus répréhensibles ?
Nos amis sont notre miroir, notre mémoire ; on n'exige rien d'eux, si ce n'est qu'ils astiquent de temps en temps ce miroir pour que l'on puisse s'y regarder.
Peut-être que nous sommes nos pires ennemies, nous les femmes.
Nos raisons renoncent Mais pas nos mémoires.
C'est ignoble une collectivité, peu importe le nom que tu lui donnes : elle attend de nous des gestes, des actes. Elle nous impose le monde puis elle exige que nous fassions nos preuves.
La lumière de la chair dévoilée par le vent bourrasques change nos plans. Oh oui, vision brutale et brûlante d'un bout de corps en mouvement.
Notre culture, nos artistes, nos créateurs, par leur génie, leur audace, insufflent partout dans le monde ce "désir de France".
De nos jours, trois pointes et un mensonge font un écrivain.
La plupart des problèmes matrimoniaux de nos jours proviennent du fait que nous dorlotons trop nos charmantes compagnes.
Le silence est la dernière joie des malheureux ; gardez-vous de mettre qui que ce soit sur la trace de vos douleurs, les curieux pompent nos larmes comme les mouches font du sang d'un daim blessé.
A quoi bon chercher à porter longtemps nos vêtements alors que la vie elle-même est courte ?
Une circonstance imaginaire qu'il nous plaît d'ajouter à nos afflictions, c'est de croire que nous serons inconsolables.
Cette incapacité de nos sociétés à fonder une civilisation du temps libéré entraîne une distribution absurde et scandaleusement injuste du travail, du temps disponible et des richesses.
Toute saison embellit la maison de nos amours.
Si nous sommes dans la joie, gardons-nous de porter nos pensées au-delà du présent.
Nos grandes qualités nous éloignent les uns des autres ; ce sont nos sottises qui nous rapprochent.
On dit qu'il faut s'efforcer de retrancher tous les jours de nos besoins. C'est surtout aux besoins de l'amour-propre qu'il faut appliquer cette maxime. Ce sont les plus tyranniques, et qu'on doit le plus combattre.
L'amour, on y puise toutes nos forces mais on y concentre toutes nos faiblesses.
La nudité de nos pensées restera secrète le temps qu'il faut.
De nos jours, on ne sait plus, on ne se rend plus compte de tout le bonheur de l'anthracite anglais ! Comment il nous réchauffait couilles et miches et pognes pendant ces hivers terribles. Aujourd'hui, rares ceux qui se souviennent... quelques édentés crachoteux en leur grabat.
La faiblesse de notre raison et l'insuffisance de nos lois se font sentir tous les jours.
Un triomphe ne sied guère qu'aux morts. Vivant, il se trouve toujours quelqu'un pour nous reprocher nos faiblesses.
On dirait que nos gestes nous cherchent lentement, partout.
Il en est de nos jugements comme de nos montres ; aucune ne dit comme l'autre, mais chacun se fie à la sienne.
Nous nous piquons à nos opinions avec d'autant plus de violence que nous les sentons plus discutées ou plus douteuses, les tenant ainsi pour certaines à proportion qu'elles ne le sont pas.
Nos besoins de haine sont satisfaits, mais nos besoins d'amour restent inoccupés.
S'il n'était meurtrier, ce virus me serait sympathique. En quelques semaines, il vient de réussir ce que des décennies de lutte syndicale, de confrontations électorales et de publications scientifiques n'ont pas permis : les marchés financiers sont en perdition, les [...] ► Lire la suite
Je suis privilégié, car j'ai beaucoup de liberté. Je veux l'utiliser pour rendre la vie aussi chaleureuse et normale que possible pour nos filles.
On croyait savoir tout sur l'amourDepuis toujours,Nos corps par coeur et nos coeurs au chaudDans le velours,Et puis te voilà bout de femme,Comme soufflée d'une sarbacane.La ciel a même un autre éclatDepuis toi.
Nous frapperons l'air neuf de nos têtes cuirasséesNous frapperons le soleil de nos paumes grandes ouvertesNous frapperons le sol du pied nu de nos voix.
Les sentiments purs et francs que nous portons dans nos coeurs sont les seules sources véridiques de l'art.
La deuxième vague est là. Nos services de réanimation sont sous pression. Sans mobilisation collective, ils seront rapidement saturés. Préserver notre système de santé et nos soignants, protéger les Français : tel est le sens des mesures que nous prenons.
La prospérité révèle nos vices et l'adversité nos vertus.
La télévision et le cinéma saturent et banalisent nos vies, ils banalisent de plus en plus notre théâtre.
Une de nos caractéristiques nationales est l'extrême susceptibilité à l'inégalité.
À partir d'un certain âge, nos parents sont des cadrants vivants qui nous indiquent l'heure de notre décrépitude. Les regarder c'est nous voir trente ans plus tard, anticiper des lendemains chagrins.
Il faut surveiller nos ennemis, car ils voient les premiers nos défauts.
L'abîme de l'éternité nous hante. Ainsi, s'interroge-t-on : nos actes retentiront-ils à travers les siècles ? Des inconnus entendront-ils notre nom bien après notre mort et se demanderont-ils qui l'on était, si l'on bataillait avec bravoure, et si l'on aimait avec fougue ?
Une fois que nous connaissons nos faiblesses, elles cessent de nous faire du mal.
Albert Cohen s'est trompé : ce ne sont pas les bruits de chasse d'eau qui tuent l'amour. C'est la crainte de l'ennui qui mue nos rêves flamboyants en cauchemars climatisés.
La réflexion sur un programme renouvelé parce que cette crise sanitaire a fait émerger des besoins nouveaux. Je pense qu'elle a été révélatrice de nos faiblesses dans notre ville et peut être un accélérateur de la transformation de la ville de Paris.
L'idée olympique, c'est à nos yeux la conception d'une forte culture musculaire appuyée d'une part sur l'esprit chevaleresque, ce que vous appelez ici si joliment le fair play et, de l'autre sur la notion esthétique sur le culte de ce qui est beau et gracieux.
Nos vraies armes, ce sont nos principes, à condition de les appliquer et d'inventer un autre chemin que celui de l'affrontement.
Le désir de posséder peut, s'il n'est assouvi, posséder l'esprit tout entier. Comme il est difficile d'analyser ces liens qui se cachent sous la peau même de nos actions : l'amour n'est rien de plus qu'une sorte de langage de la peau, et le sexe pure terminologie.
Nous serons un jour (mais qui de nous deux le premier ?) meurtris par notre cercueil, nos mains jointes seront opprimées par des planches clouées à grand bruit ; nos visages d'humoristes n'auront plus que les marques pénibles de cette [...] ► Lire la suite
De nos jours, la richesse, c'est le pouvoir.
Quels misérables nous serions, si nous n'étions pas fiers de nos ancêtres !
Un peuple sauvage et pourri que nous civilisions en lui donnant nos vices.