La vie attend partout, l'avenir fleurit partout, mais nous n'en voyons qu'une petite partie et marchons sur une grande partie avec nos pieds.
On se plaint de la brièveté de la vie, et tous nos efforts tendent à la passer brièvement.
Nos révoltes, nos haines, nos blasphèmes souvent sont-ils autre chose que la forme exaspérée de l'amour ?
Nos idées est-ce qu'elles sont jamais nôtres autrement que par adoption?
En tant de choses de nos vies persiste un élément imprécis, inexplicable, qui nous fait douter de leur réalité.
Tout ce qui constitue la féminité, dans notre culture, dans nos traditions, est fait d'interdits, d'éléments négatifs. On nous enseigne à ne pas faire beaucoup plus qu'à faire.
Les larmes amères qui tombent parfois de nos paupières, ce sont celles de l'adorateur du vrai Dieu qui voit son temple envahi par les idoles, et le peuple stupide, pliant les genoux devant ces divinités de boue et de pierre, abandonner pour elles...le culte du Dieu vivant.
Notre époque détermine chaque jour son propre style. Nos yeux, malheureusement, ne peuvent pas encore discerner cela.
Nos écrivains et nos artistes sont les ingénieurs de l'esprit humain.
Le défaut de l'égalité, c'est que nous ne la voulons qu'avec nos supérieurs.
Est-il donc vrai que dans tout amour, il y a une souffrance en éclosion ? Pourquoi devons-nous toujours payer d'une incertitude, d'un doute, d'une angoisse même, nos plus petits bonheurs ?
Il n'y a que la littérature pour contourner, tout en les déplaçant, les interdits dont sont frappés nos rêves et nos désirs.
La lâcheté, c'est un peu une seconde nature universelle. Plus nos sociétés s'organisent, plus on a peur de faire des choix. Alors on a éliminé le choix. Il nous reste le mot...
Je crois que les institutions bancaires sont plus dangereuses pour nos libertés que les armées permanentes.
Les films frappent à la porte de nos rêves.
Nos études ont montré que la probabilité qu'un programme corrigé fonctionne comme avant la correction est seulement de cinquante pour cent.
Nos limites n'existent que dans nos craintes.
Nos rêves semblent d'abord impossibles, puis improbables et enfin ils deviennent inévitables.
Nos contradictions font la substance de notre activité d'esprit.
De quoi meurt cet enfant ? Dût la réponse troubler, il meurt aussi de nos silences.
Les habitudes sont tributaires du temps et celle qui consiste à se lever ou à se coucher à une certaine heure est de toutes la plus puissante puisque c'est d'elle que découle le glissement de nos jours.
Nous nous efforçons de donner à nos enfants tout ce qui a manqué dans notre jeunesse et nous négligeons de leur donner ce dont nous avons bénéficié.
Jamais nous ne sommes plus heureux que quand nos plaisanteries font rire la bonne.
Nos bonnes actions sont souvent plus troubles que nos péchés.
Plus on étudie, plus on demeure convaincu que toutes nos connaissances ne datent que d'hier, et qu'il en est peut-être davantage qui ne dateront que de demain.
C'est un mot obscur que celui de l'amour. Il résonne dans nos coeurs comme le nom d'un pays lointain dont, depuis l'enfance, on a entendu vanter les cieux et les marbres.
Tenir les comptes de nos anciens scores, et chercher à les améliorer, nous rend moins performants que nous ne le sommes.
Tout le monde est si talentueux de nos jours que les seules personnes que je me soucie d'honorer comme méritant une réelle distinction sont celles qui restent dans l'obscurité.
Nos pensées sont comme des feuilles, au moindre coup de vent elles s'envolent.
Il y a tant de génies de nos jours que l'on peut vraiment se réjouir lorsque le ciel nous envoie un enfant qui n'en est pas un.
Dieu a répandu nos chemins avec des merveilles et nous ne devrions certainement pas traverser la vie avec les yeux fermés.
Dieu n'existe que dans nos esprits. Et, si l'homme peut concevoir Dieu, Dieu lui est alors inférieur, n'étant qu'un aspect de sa conscience.
A vivre au milieu des fantômes, on devient fantôme soi-même et le monde des démons n'est plus celui des étrangers mais le nôtre, surgi non de la nuit mais de nos entrailles.
Quant à ces féroces soldats, je le dis, c'est pas pour cafter, mais y font rien qu'à mugir dans nos campagnes.
On avait souhaité qu'un sang impur abreuve nos sillons sans savoir qu'un jour un déluge de sons impurs abreuverait nos microsillons.
En période de difficultés, nous ne devons pas perdre de vue nos réalisations.
Nous ne devons jamais oublier que c'est par nos actions, nos paroles et nos pensées que nous avons le choix.
J'accuse nos gouvernants d'avoir mis en place les conditions d'une immigration massive, anarchique, incontrôlée.
L'esprit Latina se traduit dans tous les aspects de nos vies, de la beauté au travail en passant par la famille. Nous aimons, nous sommes bruyants et notre essence est belle.
De nos jours, un homme qui possède encore ses amygdales et son appendice, ce ne peut être qu'un chirurgien.
Seuls nos doutes augmentent avec l'âge, et non nos certitudes.
Le meilleur médecin est celui qui, connaissant nos passions, sait les flatter quand il ne peut les guérir.
Nos libertés chèrement acquises doivent être défendues mais sans nous couper des réalités du monde.
Dieu a mis dans la créature ce sens infaillible du Bien. Rien de ce que nos désirs nous portent à faire n'est mauvais, si l'amour en est le guide.
Disons nous et disons à nos enfants que tant qu'il restera un esclave sur la surface de la Terre, l'asservissement de cet homme est une injure permanente faite à la race humaine toute entière.
Comment arrêter son regard sur la première à laquelle on a juré fidélité éternelle quand il y en a des milliers qui nous obligent à renier sans cesse nos premières paroles ?
Connaître la raison exacte de nos actions serait une raison suffisante pour ne pas agir.
De nos jours, le jeune dirige le vieux et le profane, le compétent.
C'est notre amour-propre que l'amour nous séduit ; hé ! comment résister à un sentiment qui embellit à nos yeux ce que nous avons, nous rend ce que nous avons perdu et nous donne ce que nous n'avons pas ?
A-t-on bien vu que, lorsque le destin s'en mêle, il va comme le vent et jonche la route avec les coeurs - nos pauvres coeurs humains ? Ainsi se font les feuilles mortes.