Nos contradictions font la substance de notre activité d'esprit.
Tout comme nos amies les entreprises ne consacreraient pas des milliards à la publicité si elle ne rapportait pas encore plus, la classe politique fait rarement dans la gratuité.
Et nous boirons à nos maîtresses dans les crânes de leurs amants.
Si nous voulons bâtir sur une base solide d'amitié, nous devons aimer nos amis pour eux plutôt que pour nous-mêmes.
Dieu a répandu nos chemins avec des merveilles et nous ne devrions certainement pas traverser la vie avec les yeux fermés.
Les tapeurs sont des gens qui vivent au-dessus de nos moyens.
La tragédie de l'amour tient à ce qu'il n'échappe pas à la dimension temporelle. Quand on partage la vie d'un être aimé, il y a une cruauté toute spéciale à constater combien nos anciennes amours nous sont devenues indifférentes.
Personne ne nous montre nos défauts comme un disciple.
Nous ne devons jamais oublier que c'est par nos actions, nos paroles et nos pensées que nous avons le choix.
Ma génération a été nourrie par les rêves de nos pères : l'État-providence européen, les Nations unies, la démocratie américaine, le pacifisme japonais, l'Union européenne.
Le meilleur médecin est celui qui, connaissant nos passions, sait les flatter quand il ne peut les guérir.
Nous sommes ce que nous pensons. Tout ce que nous sommes est le résultat de nos pensées.
Nos bonnes actions sont souvent plus troubles que nos péchés.
Nos actions agissent sur nous tout autant que nous agissons sur elles.
Gardons nos chers pays exempts d'erreurs irréversibles qui nous conduiraient à l'avenir à désirer ces mêmes oiseaux et arbres.
Pourquoi êtes-vous si sérieuses, les filles ? On n'aura nos règles qu'a la fin du mois !
Les habitudes sont tributaires du temps et celle qui consiste à se lever ou à se coucher à une certaine heure est de toutes la plus puissante puisque c'est d'elle que découle le glissement de nos jours.
Nos idées est-ce qu'elles sont jamais nôtres autrement que par adoption?
L'espérance est la plus grande de nos folies.
La bible nous dit d'aimer nos voisins, et aussi d'aimer nos ennemis. C'est probablement parce qu'en général ce sont les mêmes personnes.
Nos libertés chèrement acquises doivent être défendues mais sans nous couper des réalités du monde.
Nos études ont montré que la probabilité qu'un programme corrigé fonctionne comme avant la correction est seulement de cinquante pour cent.
Si ténus et si vagues que soient nos rapports avec autrui, on réalise par la suite l'erreur qui nous ferme une porte.
Chacun de nos jours est une vie. Si la folie est meurtrière, le vice est un bourreau.
De nos jours, un homme qui possède encore ses amygdales et son appendice, ce ne peut être qu'un chirurgien.
Nos vies sont faites d'événements majeurs qui n'ont pas eu lieu, elles sont l'écume de ces espoirs sans suite.
Nos pensées sont comme des feuilles, au moindre coup de vent elles s'envolent.
Plus on étudie, plus on demeure convaincu que toutes nos connaissances ne datent que d'hier, et qu'il en est peut-être davantage qui ne dateront que de demain.
Nous n'avons aucun moyen sûr, que peut-être le silence, pour exprimer nos pensées.
C'est des malentendus que naissent nos disputes.
A vivre au milieu des fantômes, on devient fantôme soi-même et le monde des démons n'est plus celui des étrangers mais le nôtre, surgi non de la nuit mais de nos entrailles.
Quant à ces féroces soldats, je le dis, c'est pas pour cafter, mais y font rien qu'à mugir dans nos campagnes.
Seuls nos doutes augmentent avec l'âge, et non nos certitudes.
La passion nous persuade toujours qu'elle fait nos affaires, et ne fait jamais que les siennes.
Nous souffrons de ne pas aimer, et tous nos attachements finissent dans la douleur.
Nous nous efforçons de donner à nos enfants tout ce qui a manqué dans notre jeunesse et nous négligeons de leur donner ce dont nous avons bénéficié.
On est fondé à se demander si nos vies ne sont pas, après tout, que des vies artificielles.
Les larmes amères qui tombent parfois de nos paupières, ce sont celles de l'adorateur du vrai Dieu qui voit son temple envahi par les idoles, et le peuple stupide, pliant les genoux devant ces divinités de boue et de pierre, abandonner pour elles...le culte du Dieu vivant.
En période de difficultés, nous ne devons pas perdre de vue nos réalisations.
Nos biens sont protégés par la loi, est-il acceptable que la vie ne le soit pas ?
Les hommes à un moment donné sont maîtres de leur destin. La faute, cher Brutus, ce n'est pas à nos étoiles, mais à nous-mêmes, d'être des sous-fifres.
Comment arrêter son regard sur la première à laquelle on a juré fidélité éternelle quand il y en a des milliers qui nous obligent à renier sans cesse nos premières paroles ?
Tout le monde est si talentueux de nos jours que les seules personnes que je me soucie d'honorer comme méritant une réelle distinction sont celles qui restent dans l'obscurité.
Nos doutes sont des traîtres et nous font perdre le bien que nous pourrions souvent gagner en craignant de tenter.
Les découvertes récentes ont anéanti toutes nos illusions sur la simplicité de l'univers.
La souffrance affecte moins nos sens que l'imagination.
Chaque être humain joue un rôle important, parfois à son insu, mais jamais en vain. Ce n'est qu'après les rebondissements que l'on peut comprendre et saisir la portée de nos actions.
La personne que nous aimons sans être aimé voit dans nos générosités une dépendance de plus qu'elle contracte envers nous et rien ne lui répugne davantage que de sentir se multiplier les liens la joignant à qui elle n'aime pas.
Connaître la raison exacte de nos actions serait une raison suffisante pour ne pas agir.
Seule la démesure de nos souffrances peut nous réconcilier avec l'infinitude du monde.