L'amitié véritable a sa tendresse à part, Qui ne fait à nos coeurs courir aucun hasard.
La terre est sous nos pieds, Solide, indifférente, Heureusement.
Nous n'avons pas poussé très loin en France. Couchés dans nos sacs sous une lune brillante près de la ligne Maginot, nous nous demandions pourquoi les fortifications s'étendaient de la Suisse au Luxembourg. Le fait qu'elles cessent brusquement à la [...] ► Lire la suite
Quel champ de bataille que l'homme ! Nous sommes livrés à ces dieux, à ces monstres, à ces géants, nos pensées. Souvent ces belligérants terribles foulent aux pieds notre âme.
Nos premiers maîtres de philosophie sont nos pieds, nos mains, nos yeux. Substituer des livres à tout cela, ce n'est pas nous apprendre à raisonner, c'est nous apprendre à nous servir de la raison d'autrui.
Ça se retourne un pot, et nos pensées de même !
Nos jours passent comme l'ombre.
Chaque jour, on s'en va de soi. Des morceaux de peau, des provinces de nos mémoires se retirent.
Ce que les cours de nos écoles négligent presque totalement est ce qui intéresse le plus : la question de la vie.
Un travail utile est l'une des choses essentielles de la vie que nous négligeons à nos risques et périls.
L'amour ne se conclut pas, comme un marché. L'amour, c'est un oiseau. Imprévisible, fantasque. Fragile aussi, et périssable. Et cet oiseau, pourtant, d'un seul battement d'ailes, allège nos existences de tout le poids de l'absurdité.
Qui disent: " Ô notre Seigneur, nous avons foi; pardonne-nous donc nos péchés, et protège-nous du châtiment du Feu", ce sont, les endurants, les véridiques, les obéissants, ceux qui dépensent [dans le sentier d'Allah] et ceux qui implorent pardon juste avant l'aube.
Je me noierai dans tes étreintes, dans tes vallées, tes sillonsTes merveilleux labyrinthesEt tes mystérieuses plaintesÀ chaque amour que nous feronsLe rouge de ta bouche peinte enflammera l'horizonJusqu'aux étoiles presque éteintesOn y trouvera nos empreintesEt de là, nous nous perdrons.
De même que la chenille choisit les plus belles feuilles pour déposer ses oeufs, le prêtre dépose sa malédiction sur nos plus belles joies.
Nos fautes sont des dettes contractées ici et payables ailleurs. L'athéisme n'est autre chose qu'un essai de déclaration d'insolvabilité.
Les femmes, de nos jours, considèrent comme un dû ce qui, pendant des siècles, fut une corvée pour elles.
Combien de ce que nous sommes est inscrit dans notre chair et nos os, mais caché aux yeux du monde par notre vêture.
Nous n'avons point à louer ni à honorer nos chefs, nous avons à leur obéir à l'heure de l'obéissance, et à les contrôler à l'heure du contrôle.
A voir ce que l'école exige aujourd'hui de nos fils, je me demande combien de pères seraint capables d'être des enfants.
L'horizon qui cerne cette plaine, c'est celui qui cerne toute vie; il donne une place d'honneur à notre soif d'infini, en même temps qu'il nous rappelle nos limites.
Notre rire le plus sincère De souffrance est toujours chargé ; Nos chants les plus exquis Sont les plus désolés.
Le mal que nous faisons ne nous attire pas tant de persécution et de haine que nos bonnes qualités.
Dans l'histoire de l'humanité, on est obligé de reprendre le combat qu'ont mené nos aînés et leurs aînés avant eux.
Nous ne sommes hommes et nous ne tenons les uns aux autres que par nos paroles.
Ma liberté ne vaut que si j'assume celle des autres. La liberté de nos adversaires n'est-elle pas aussi la nôtre ?
On trouvera toujours quelqu'un pour nous mettre sous le nez nos erreurs de jeunesse.
C'est là le plus beau cadeau que la télévision - une certaine télévision - peut offrir à nos sociétés : permettre à chaque professeur d'enseigner, comme Socrate, de pratiquer, comme lui, la maïeutique avec ses élèves.
Ce sont souvent nos meilleurs amis qui nous font choir !
Le tien, le mien, le mien, le tien ? Si tu m'aimais tout à fait bien, Tu dirais : "Les livres, Le chien et Nos roses".
Pas étonnant que nos solitudes soient plus nombreuses, le sentiment de notre isolement, plus vif. Chaque homme, en sa conscience, recommençant l'éternité.
De nos jours, il est une chose plus difficile que de chercher une aiguille dans une botte de foin : c'est d'en trouver une dans les mains d'une jeune fille !
Si on nomme pays le sol que nous foulons tous les jours, l'ornière de nos pas risque de devenir des frontières infranchissables.
Le triomphe accompli dénature continuellement nos véritables sources de joie.
En Nouvelle-Zélande, nous répugnons à être impliqués dans les complications du monde, nous restons paisiblement avec nos moutons, nos vaches, nos livres.
Nos meilleurs maîtres sont ceux qui nous font souffrir le plus.
À cause de la faiblesse de nos sens, nous sommes impuissants à distinguer la vérité.
Ce matin, je prie et j'invite les catholiques de Paris à prier pour celles et ceux qui ont été tués hier et pour leurs familles, pour les blessés et pour leurs proches et pour ceux qui s'activent pour venir à [...] ► Lire la suite
Nos oeuvres sont nos compagnons de route.
L'Amérique est un pays chanceux. Elle grandit par les folies de nos nations européennes.
Les choses prennent la couleur de nos contrariétés.
Rester occupé c'est faire fuir les préoccupations et les problèmes, et lorsque nous faisons face à nos problèmes, ils disparaissent.
À l'époque, je n'ai pas cherché la réponse à cette question dans l'expérience que j'étais en train de vivre. Je n'ai pas découvert, comme je viens de le faire ici, quel était le socle de notre amour. Et que le [...] ► Lire la suite
Dieu est si bon qu'il affaiblit notre vue au fur et à mesure que se creusent nos rides.
Seule nous appartient la part qui suffit à nos besoins. Le reste n'est que du luxe.
Pour le baiser nos narines et nos yeux sont aussi mal placés que nos lèvres mal faites.
Cherchons nos biens en nous-même, autrement, nous ne les trouverons pas.
Nous-autres savants, c'est dans la nuit des temps que nous cherchons nos preuves.
Les pensées sont les ombres de nos sentiments.
Ne serait-ce pas plus sain Que nos corps soient comme nous sommes ?
Il n'est aucune si douce consolation en la perte de nos amis que celle que nous apporte la science de n'avoir rien oublié à leur dire, et d'avoir eu avec eux une parfaite et entière communication.