Notre rire le plus sincère De souffrance est toujours chargé ; Nos chants les plus exquis Sont les plus désolés.
On a beau reconnaître que nos joies sont fabriquées de chimères, elles ont quand même cet avantage de nous réconforter comme des rayons de soleil. Et pourvu que l'on se sente rayonnant, on ne regarde plus de quel côté vient la lumière.
Les femmes, de nos jours, considèrent comme un dû ce qui, pendant des siècles, fut une corvée pour elles.
Tout délai nous est long qui retarde nos joies.
A peine posé l'euro s'évapore, nos corps partent avec.
De nos jours, un patron doit être révolutionnaire pour pouvoir survivre.
Dieu est si bon qu'il affaiblit notre vue au fur et à mesure que se creusent nos rides.
On [ndlr,Louis de Funés] se complète. Lui, c'est un inquiet, moi, un placide. Nos comiques ne s'annulent pas, ils s'additionnent.
Cette unité africaine est tellement chère à nos coeurs que, dans la constitution républicaine que nous avons proposée, une disposition précise et concrète a été inscrite à ce sujet : que ce soit en tout ou en partie, la souveraineté du Ghana se veut subordonnée à la réalisation de ce grand objectif
La philosophie n'est peut être que l'art d'ensevelir nos doutes sous une avalanche de mots.
Rien ne dure, sinon le renouvellement de nos regards en soi, sur le monde, sur autrui.
Nous avons adopté certains mots que nous façonnons au gré de nos ambitions et de nos désirs. Utilité devient utilitarisme avec tous les relents d'argent que le terme comporte.
Le bonheur est une chose tellement fragile, de nos jours. On dirait qu'il y en a à peine assez pour tout le monde.
Nos premiers maîtres de philosophie sont nos pieds, nos mains, nos yeux. Substituer des livres à tout cela, ce n'est pas nous apprendre à raisonner, c'est nous apprendre à nous servir de la raison d'autrui.
Nous parvenons quelquefois, en poursuivant nos recherches, à trouver la vérité là où nous nous y attendions le moins.
Le temps sur nos cheveux jette du sucre en poudre.
Nos mentors sont les pommes dont nous sommes le jus.
Les égoïstes sont les seuls de nos amis pour qui notre amitié soit désintéressée.
Un diplomate, de nos jours, n'est qu'un maître d'hôtel qui a le droit de s'asseoir de temps à autre.
La mer a partout la même vois grondeuse, grave, solennelle. Nos rivières chantent, murmurent, babillent, et elles ont toutes un accent différent.
Nous n'avons qu'un seul avenir, et il sera fait de nos rêves si nous avons le courage de défier les conventions.
En fin de compte, nous sommes nos choix.
Si toute vie bouge inévitablement vers sa fin, alors nous devons, pendant la nôtre, la colorer avec nos couleurs d'amour et d'espoir.
L'amour, c'est quand l'univers à découvrir se ramène à la dimension de nos deux personnes.
L'enfer n'est plus sous nos pieds mais dans nos têtes parce que l'imagination et le rêve se meurent.
Nos rêves et nos désirs prennent tant de temps à mourir en nous qu'il en reste toujours quelques miettes...
Nous devrions tous estimer le montant maximum que nous pourrions réunir pour nos cautions, cela nous donnerait une idée de notre importance.
Aujourd'hui nous recevons trois éducations différentes ou contraires : celles de nos pères, celles de nos maîtres, celle du monde. Ce qu'on nous dit dans la dernière renverse toutes les idées des premières.
Notre système politique, nos moeurs politiques sont fondées sur le conflit.
Otez à nos savants le plaisir de se faire écouter, le savoir ne sera rien pour eux.
L'enrageant c'est de penser que la France est le pays des inventeurs ! On en revient toujours à ceci : nous ne savons pas tirer parti de nos ressources.
Si on savait ce que pensent et disent de nous nos meilleurs amis, nous serions horrifiés. Impression d'être trahis, dupés, rage sourde d'avoir trop livré de soi-même pour en arriver à ces misères.
L'amour, que l'on nous vante comme la cause de nos plaisirs, n'en est au plus que le prétexte.
Ainsi, l'un sur l'autre on déteint, Et souvent, pas pour notre bien, Sachons donc choisir nos voisins...
Ce qu'il nous faut, c'est la haine. D'elle naîtront nos idées.
Nous devrions vivre nos vies comme si le Christ venait cet après-midi.
Nous ne sommes hommes et nous ne tenons les uns aux autres que par nos paroles.
Pour peser dans le monde de demain, pour défendre nos valeurs et notre modèle de développement, la France a besoin de l'Europe et l'Europe a besoin de la France.
Nous devons à nos enfants d'être de meilleurs intendants de l'environnement. L'alternative? - un monde sans baleines. C'est trop terrible à imaginer.
Le meilleur de nos convictions ne peut se traduire par des paroles. Le langage n'est pas apte à tout.
Trois choses doivent nous consoler de la vie : les amis que nous avons perdus ; le peu de gens dignes d'être aimés que nous laissons auprès de nous ; enfin le souvenir de nos sottises et l'assurance de n'en plus faire.
Peut-être n'est-ce que cela le monde : ce mauvais silence imposé à nos vies.
Pour mieux nous leurrer et nous tenir sous leur joug, nos ennemis de classe nous ont seriné que la justice immanente n'a que faire de la force.
Pour moi, l'art n'est pas un plaisir solitaire. C'est un moyen d'attiser le plus grand nombre d'hommes en leur fournissant une image privilégiée de nos joies et de nos malheurs communs.
Nous devons apprendre à nous aimer d'abord, dans toute notre gloire et nos imperfections. Si nous ne pouvons pas nous aimer nous-mêmes, nous ne pouvons pas pleinement nous ouvrir à notre capacité d'aimer les autres ou à notre potentiel de création.
Un petit trot est une cure contre nos démons.
Nous devons réparer nos âmes. Nos âmes sont brisées dans cette nation. Nous avons perdu notre chemin. Et cela commence par l'inspiration. Cela commence par le leadership.
Notre bonheur ou notre malheur dépendent en grande partie de nos dispositions personnelles et non des circonstances.
L'orgueil vient à notre aide ; et l'orgueil n'est pas une mauvaise chose quand il se contente de nous pousser à cacher nos propres blessures, et non à blesser autrui.
La calvitie est peut-être un signe de virilité, mais elle restreint terriblement nos chances de pouvoir le prouver.