La philosophie n'est peut être que l'art d'ensevelir nos doutes sous une avalanche de mots.
Donnez des mots de tristesse; le chagrin qui ne parle pas resserre le coeur travaillé et lui ordonne de se brise
Les mots ont un sens. Si on les met entre guillemets, on parvient à le "troubler".
Vivre signifie sentir et penser, souffrir et jouir ; toute autre vie est synonyme de la mort.
Cannes est tout ce que le cinéma est: glamour et rigueur, bêtise et sérieux, sexuel et cérébral, excessif et raffiné, art et business, le ridicule et le sublime.
Les mots qu'on n'a pas prononcés sont les fleurs du silence.
Tout art authentique est conçu à un moment sacré et nourri à une heure bénie ; une impulsion intérieure le crée, souvent à l'insu de l'artiste.
La colère est comme une avalanche qui se brise sur ce qu'elle brise.
L'érotisme fait peur parce qu'il excelle dans l'excès, s'épanouit dans la surabondance et l'illimité. Il élève l'instinct au rang d'un art d'aimer, et donc de vivre.
Un dessin réussi prête à rire. Quand il est vraiment réussi, il prête à penser. S'il prête à rire et à penser, alors c'est un excellent dessin.
La poésie est un art de vivre.
Bienvenue au musée de la pantoufle et de la Charentaise !
Je ne suis pas matérialiste. Je crois aux cadeaux du coeur, comme un dessin que fait un enfant.
C'est un grand art quelquefois de vouloir ce que l'on est assuré de désirer.
Les mots sont magiques en ce sens qu'ils influent sur les cerveaux de ceux qui les utilisent.
Paulo était un écrivain qui disait que dès que les mots étaient écrits, ils ne valaient plus rien sur terre. Ils devenaient célestes, une danse païenne qui dirait tout, qui dirait rien. Les mots saignent en silence à certaines heures de la nuit. Un silence hurlant.
Les mots sont impuissants à décrire certaines émotions. Les plus vrais, les mieux choisis, trahissent le plus souvent la vie.
Le progrès en art ne consiste pas à étendre ses limites, mais à les mieux connaître.
L'enfance peut être le synonyme de l'innocence. Aucune haine, aucun pêché, aucun souci, l'enfant contient une paix intérieure qui illumine tout ce qui est à l'extérieur. Vive l'enfance et vive les enfants !
Vous comprenez, expliqua-t-il, les mots ne prennent leur importance que lorsqu'ils sont confrontés avec les réalités vivantes.
Converser pendant le sexe, c'est comme parler à un étranger ; les mots sont souvent répétés, les verbes abandonnés au profit d'une charade de gestes, et une feinte compréhension s'exprime dans un sourire.
Nous tirâmes de ses draps un malheureux atteint de cette affection bizarre que l'on appelle hémophilie. Ce mauvais jeu de mots signifie que le blessé aime le sang, alors que réellement il se contente de le perdre.
Les poètes, c'est connu, écrivent leurs mots sur leurs maux.
L'ignorant, lui, quand il parle, est compris de tout le monde, tandis que l'homme instruit avec sa fricassée de grands mots et de proverbes, n'est compris que de ses pareils...
Quand un avare envoie un télégramme payé au mot, il choisit les mots les plus longs afin d'en avoir pour son argent.
Je comprends encore quelques mots dans la vie, mais je ne pense plus qu'ils fassent une phrase.
Je me définis comme le plus normal et honnête possible. Je ne suis pas un artiste, je suis un artisan. Le mot « travail » n'existe pas dans mon vocabulaire, la comédie est un art de vivre que j'ai toujours pris au sérieux même si je fais joujou, je me déguise...
Pour moi, le style est synonyme de qualité, d'intégrité et d'intemporalité. Il est exempt de tendances mais se sent toujours frais et nouveau.
C'est sans doute la vocation du romancier, devant cette grande page blanche de l'oubli, de faire ressurgir quelques mots à moitié effacés, comme ces icebergs perdus qui dérivent à la surface de l'océan.
Tout ce qui nous arrive nous survit ainsi, en souffrance dans l'espace. En attente. Echappant aux mots comme à l'absence de mots.
Les mots sont comme les sacs : ils prennent la forme de ce qu'on met dedans.