La morale est un talent de société.
La morale publique est le complément naturel de toutes les lois ; elle est à elle seule tout un code.
Le poète est le spéléologue des âmes.
Nous vivons dans une société qui valorise la précision, mais qui s'accommode d'une démocratie floue.
Toujours s'imposer le meilleur, dévouer son talent au bénéfice des autres, vivre honorablement sont les principes qui résistent quand les biens matériels ont disparu.
Rien ne m'amuse plus que la facilité avec laquelle chacun règle l'abondance de ceux qui ont beaucoup moins qu'eux.
La société devient enfer dès qu'on veut en faire un paradis.
Le talent ne suffit pas, il faut lui annexer le temps et l'argent.
Le premier qui ayant enclos un terrain s'avisa de dire : Ceci est à moi, et trouva des gens assez simples pour le croire, fut le vrai fondateur de la société civile.
Le temps guérit tout, règle nos problèmes, ceux-là surtout qui paraissent insolubles.
Combien d'acteurs paraissent naturels parce qu'ils n'ont aucun talent ?
La société n'est qu'un jeu où chacun a un but séparé, des intérêts à part, un plan à faire réussir.
Le poète se consacre et se consume à définir et à construire un langage dans le langage.
Aux Etats-Unis, pays des plus gros mangeurs de viande et qui influence les habitudes alimentaires de toute la planète, 20% des étudiants sont aujourd'hui végétariens. Dans quelques années, ce sont eux qui occuperont des postes clés dans la société : ils commenceront alors à définir sérieusement les contours d'un monde sans viande.
Le but de la société n'est-il pas de procurer à chacun le bien-être ?
Il y a une classe de la société qui pense encore plus à l'argent que les riches, ce sont les pauvres.
La vie intellectuelle est à la réalité ce que la géométrie est à l'architecture. Il est d'une stupide folie de vouloir appliquer à sa vie sa méthode de penser, comme il serait anti-scientifique de croire qu'il existe des lignes droites.
C'est un lieu commun de dire que l'océan est un organisme extraordinairement complexe et changeant. Mais on oublie souvent que la mer constitue la chaudière de l'énorme machine thermique qu'est notre planète ; qu'elle règle ou dérègle nos climats ; [...] â–º Lire la suite
Le poète est un menteur qui dit toujours la vérité.
Le talent que l'on a profusion ne console pas de celui que l'on préférerait.
Le poète doit pouvoir tout dire, en toute liberté. Essayez donc un peu, mes amis, vous verrez que vous n'êtes pas libres.
Une société ne peut distancer ses concurrents que si elle peut établir une différence qu'elle peut préserver.
Qu'un bon peintre figure la fureur d'une bataille, qu'un poète la décrive et qu'elle soit présentée au public sous ces deux formes, et tu verras aussitôt laquelle attirera les spectateurs, où se portera leur attention, laquelle obtiendra le plus de suffrages et plaira davantage.
On ne construit pas une société forte sur des choix mous.
Notre société dite de consommation est le plus grand dépressif qui soit. Robotisé, nous ne nous en rendons pas toujours compte. Nous n'en avons pas le temps.
La société se caractérisera par une surabondance d'informations. Le défi sera de ne pas confondre l'accessoire et l'essentiel.
Nul doute : l'erreur est la règle : la vérité est l'accident de l'erreur.
Je dis de temps en temps que le vote est précieux. C'est presque sacré. C'est l'outil ou l'instrument non violent le plus puissant dont nous disposons dans une société démocratique. Et nous devons l'utiliser.
Dieu commande à l'homme de pardonner, mais en prescrivant à la société de punir.
Celui-là seul peut reconnaître le visage d'autrui qui a su imposer une règle sévère à sa propre nature.
Je ne suis pas douée pour les discours. Alors j'ai décidé d'emprunter une phrase à un vrai poète William Shakespeare « L'amour n'est pas l'amour s'il fane lorsqu'il se trouve que son objet s'éloigne. Quand la vie devient dure, quand les [...] â–º Lire la suite