Le degré de civilisation d'une société peut être jugé en entrant dans ses prisons.
Apprendre, c'est déposer de l'or dans la banque de son esprit.
Chez les femmes, il n'est point de classes. Elles ne sont quelque chose dans la société que par ceux qui les épousent ou qui les patronnent.
Incapable de s'accomplir dans la solitude, l'homme dans ses rapports avec ses semblables est sans cesse en danger : sa vie est une entreprise difficile dont la réussite n'est jamais assurée.
Le but de la société ne saurait être seulement la production des richesses. Ce but est la plus grande diffusion possible de l'aisance, de bien-être et de la morale parmi les hommes.
La société bourgeoise se trouve à la croisée des chemins, soit en transition vers le socialisme, soit en régression vers la barbarie.
La femme dans notre société contemporaine n'est pas moins volage que l'homme. Elle est simplement plus discrète...
Peut-être la civilisation moderne nous a-t-elle apporté des formes de vie, d'éducation et d'alimentation qui tendent à donner aux hommes les qualités des animaux domestiques.
La conscience est le tribunal de la pensée, c'est le juge intérieur qui prononce sur la moralité des actes ; témoin inévitable de tout ce qui se passe en nous, elle est la voix dénonciatrice de nos secrets penchants.
Tout homme étant présumé innocent jusqu'à ce qu'il soit déclaré coupable, s'il est jugé indispensable de l'arrêter, toute rigueur qui ne sera pas nécessaire pour s'assurer de sa personne doit être sévèrement réprimée par la loi.
Le plus grand succès de la civilisation moderne est d'avoir produit des êtres capables de la supporter.
L'indépendance est une entreprise ruineuse.
On n'est jamais jugé sur un bilan, mais toujours sur sa capacité à se projeter dans l'avenir.
Il n'y a pas de modèle ou de Canadien idéal. Quoi de plus absurde que le concept d'un garçon ou d'une fille "tout Canadien" ? Une société qui met l'accent sur l'uniformité est une société qui crée l'intolérance et la haine.
Il n'est jamais aussi difficile de féliciter une amie pour son bonheur que lorsqu'on le juge immérité.
La communauté seule doit décider de tout, régler tout : éducation, nourriture, salaires, plaisirs, locomotion, affections, familles, etc., etc. - Or la société s'exprime par la loi, la loi c'est le législateur. Donc voilà un troupeau et un berger, - [...] â–º Lire la suite
Tuer le nomade c'est tuer la part de rêve où toute la société va puiser son besoin de renouveau.
Le premier acte par lequel l'État se constituera réellement le représentant de toute la société, - la prise de possession des moyens de production au nom de la société, - sera en même temps son dernier acte en tant qu'État. [...] â–º Lire la suite
Potentiel chez tous, cet instinct de dépassement ne se développe que dans une minorité. Une société novatrice est une société où cette minorité est assez importante et libre pour agir. Une société figée est celle où cette minorité est réduite et paralysée.
Dans une société hédoniste aussi superficielle que la nôtre, les citoyens du monde entier ne s'intéressent qu'à une chose : la fête. (Le sexe et le fric étant, implicitement, inclus là-dedans : le fric permet la fête qui permet le sexe.)
Nous avons échoué à atteindre nos rêves de perfection. Je nous juge donc à l'aune de notre admirable échec à réaliser l'impossible.
On juge mieux les hommes de bas en haut que de haut en bas.
La culture est terrestre quand la civilisation est transcendante.
Une banque vous prête un parapluie quand il fait beau et vous le reprend quand il pleut.
La civilisation est une multiplication indéfinie de besoins dont on n'a pas besoin.
Une civilisation se construit par l'apport successif de générations prenant appui l'une sur l'autre comme les pierres d'un édifice.
Pourtant, l'histoire a montré que si la force matérielle peut vaincre certaines idéologies, elle ne peut plus effacer une civilisation sans déstabiliser toute la planète.
Les relations entre la démocratie et la société de consommation ne sont pas réciproques, les relations entre la technologie et l'économie le sont : chacune renforce l'autre.
La société la plus spirituelle n'est pas celle que les tailleurs, mais celle que les relieurs habillent.
Mais ériger en dogme que toutes les sociétés ne font qu'une; qu'il n'existe qu'une vérité; que chaque expérience est compatible avec toutes les autres; que l'on peut tout savoir et que toute virtualité peut se réaliser est une entreprise qui ne peut sans doute que mal finir.
Les Français savent que, depuis deux ou trois générations, il y a une forme de laisser-aller vis-à-vis de l'autorité et que la société est plus violente du fait d'une intégration pas toujours réussie, d'une immigration mal contrôlée, d'une multiplication des atteintes aux personnes et de l'effacement de l'autorité parentale.