La Déclaration des droits de l'Homme marque le début de la décadence de la France.
Dans les lettres comme dans la politique nous avons besoin d'une Déclaration d'Indépendance, et surtout - ce qui serait mieux - d'une déclaration de guerre.
On reconnaissait le citoyen à ce qu'il avait part au culte de la cité, et c'était de cette participation que lui venaient tous ses droits civils et politiques.
Le premier des droits de l'homme est celui de pouvoir manger à sa faim.
Un auteur doit être dans un livre comme la police dans la ville : partout et nulle part.
J'ai une étiquette sur le front : c'est marqué porte-parole national de la cause des noirs ? Qu'est-ce que j'en sais, moi, du point de vue des noirs sur la couleur pourpre ? Ça suffit, si je change pas de classe, je vais [...] â–º Lire la suite
C'est à la souffrance qu'il faut déclarer la guerre, et vous parlez un langage universel, lorsque vous criez pitié et justice pour les bêtes.
Le public est si malin qu'il rend moins volontiers justice aux vivants qu'aux morts, et que souvent il n'élève les morts que pour rabaisser les vivants.
La nature n'a pas lu la déclaration des droits de l'homme. Elle continue à nous faire naître inégaux.
Il y a deux sortes de justice : vous avez l'avocat qui connaît bien la loi, et l'avocat qui connaît bien le juge.
Le public humain est le véritable auteur du langage, comme son vrai conservateur.
Je crois que les âmes des enfants sont les héritières d'une mémoire historique universelle venue des générations précédentes.
Parce que, au fond, c'est ça l'amour : une déclaration d'éternité qui doit se réaliser ou se déployer comme elle peut dans le temps.
Ecrire : essayer méticuleusement de retenir quelque chose : arracher quelques bribes précises au vide qui se creuse, laisser, quelque part, un sillon, une trace, une marque ou quelques signes.
Personne n'est exactement à sa place, Dieu merci ; une stricte justice serait intolérable.
La question des libertés ne saurait se résoudre en termes de droits ou de morale. Elle est avant tout une question politique.
La liberté absolue se moque de la justice. La justice absolue nie la liberté.
Je sais que mes droits s'arrêtent là où commencent ceux des autres. Mais est-ce ma faute si les droits des autres commencent si loin ?
À chaque fois qu'il y a eu dans une colonie un supplicié, un torturé, une fillette violée, et qu'en France on accepte, il y a une régression universelle qui s'opère, un poison instillé dans les veines de l'Europe et le progrès lent de l'ensauvagement du continent.
Les actes de Dieu qui paraissent injustes à l'homme sont probablement ceux qui sont les plus justes. L'homme ne peut comprendre la justice parce qu'il est lui-même trop peu capable de justice.
La vieillesse se manifeste plus dans les rides de l'esprit que dans celles du visage.
La femme de quarante ans cherche furieusement et désespérément dans l'amour la reconnaissance qu'elle n'est pas encore vieille. Un amant lui semble une protestation contre son acte de naissance.
La plupart des jours ne sont pas très réussis dans votre vie. Et ce qui marque vraiment si vous voulez réussir, c'est la façon dont vous gérez les mauvais jours, pas la façon dont vous gérez les bons.
En droit, un homme est coupable lorsqu'il viole les droits d'autrui. En éthique, il est coupable s'il ne pense qu'à le faire.
Garantir l'indivisibilité des droits est la condition pour que les droits de l'homme soient vraiment reconnus comme un idéal commun.
Rien ne se construit, ne se fait, ne s'invente, sinon dans la paix relative, dans une petite poche de paix locale rare maintenue au milieu de la dévastation universelle produite par la guerre perpétuelle.
La vraie marque d'une vocation est l'impossibilité d'y forfaire, c'est-à-dire de réussir à autre chose que ce pourquoi l'on a été créé.
L'humour est une affirmation de la dignité, une déclaration de la supériorité de l'homme face à ce qui lui arrive.
Admettre la justice des armes, c'est encourir la destruction.
Partout dans le monde une femme ne doit pas quitter le lit de son mari même si le mari injurie, frappe et menace la femme. Elle a toujours tort. C'est ça qu'on appelle les droits de la femme.
Encore quinze ans, encore douze, encore dix avant d'être grand. On croyait ne jamais pouvoir le supporter. Et voici que l'enfance est finie aux yeux de tous, alors que l'enfant est encore là tout entier, tel qu'il a été marqué par les dures années sous-marines.