Les drapeaux de nos deux pays contiennent les mêmes couleurs. Faites tout ce qui est en votre pouvoir pour que la ressemblance s'arrête là.
Les héros ont notre langage, nos faiblesses, nos forces. Leur univers n'est ni plus beau ni plus édifiant que le nôtre. Mais eux, du moins, courent jusqu'au bout de leur destin.
Avec nos excuses, nous ne construisons rien ; nous confessons seulement nos inactions ou nos lâchetés.
Nos enfants sont porteurs de nos dettes, dettes dans le sens de dynamique non résolue, de ce que nous avons mal vécu et qui est refoulé en nous.
Un ennemi secret embrouille nos destins. Qui ne ménage ni les bons ni les coquins.
On a le choix de ses plaisirs, pas celui de ses souffrances. On dirait plutôt que les souffrances nous choisissent, elles connaissent nos faiblesses et le terrain de jeu de nos illusions.
On a presque toujours tort de prêter des pensées aux autres : ils ne sont plus alors que le reflet de nos effrois.
Nos actions sont comme nos enfants, qui vivent et agissent en dehors de notre propre volonté.
Nous avons étudié le Coran et les grands textes islamiques et la manière dont ils sont appliqués aujourd'hui par la majorité des musulmans. Et nous avons montré ce qui nous attendait si l'on demeurait passif. Pour cela, nous avons fondé [...] ► Lire la suite
Nos défauts sont parfois les meilleurs adversaires que nous opposions à nos vices.
Nos dirigeants n'ont pas de politique culturelle forte. Ils ont tendance à voir la culture comme une distraction, non comme le point de départ de l'émancipation du peuple, qui permet d'ancrer une nation dans l'histoire du monde.
Nos concitoyens aujourd'hui veulent trois choses : qu'on les considère, qu'on les protège, qu'on leur apporte des solutions. [...] La considération, on ne l'a sans doute pas assez apportée.
Le spirituel est le dernier de nos soucis, avant de devenir le premier de nos regrets.
J'ai un profond respect des dates anniversaires Ces portes que le Temps dispose autour de nous Pour ouvrir un instant nos coeurs à ses mystères Et permettre au passé de voyager vers nous.
Nos vies sont faites de tout un réseau de voies inextricables, parmi lesquelles un instinct fragile nous guide, équilibre toujours précaire entre le coeur et la raison.
Pas un prestidigitateur n'égale la nature : elle opère sous nos yeux, en pleine lumière, et cependant il n'y a pas moyen de pénétrer ses trucs.
La vie nous a été donnée en capital ; tous les plaisirs que nous en retirerons seront nos intérêts.
Ce qui nous trompe, c'est la prodigieuse variété de nos actions, jointe à l'habitude que nous avons prise en naissant de confondre le volontaire avec le libre.
Nous avons tendance à penser que les violences dans le monde, via nos écrans, sont anecdotiques, locales. Nous les regardons comme un spectacle. En vérité elles incarnent la réalité de la planétarisation.
Le destin est ce que la vie fait de nos désirs.
Nos amis ne doivent pas nous faire croire que nous jouons la comédie.
Demain nous courrons plus vite, nos bras s'étendront plus loin... C'est ainsi que nous avançons, barques luttant contre un courant qui nous rejette sans cesse vers le passé.
Toujours cette peur de blesser ceux qu'on aime en ouvrant notre coeur. Ce qu'ils déduisent de nos silences leur fait tellement plus mal.
Les livres nous donnent l'occasion de découvrir que nos idées si originales ne l'étaient pas tant que ça.
Ce ne sont pas nos défauts qui sont ridicules, mais le soin que nous prenons à les dissimuler et à feindre d'en être épargnés.
L'amour et l'harmonie s'unissent,S'enlaçant autour de nos âmes,Tandis que nos branches se mêlentEt que nos racines se joignent.
Ce n'est pas tant l'aide de nos amis qui nous aide que notre confiance dans cette aide.
La mort en abolissant la possibilité de satisfaire nos aspirations anéantira nos désirs.
Nier la foi, c'est se condamner soi-même ainsi que l'esprit qui engendre nos forces créatrices.
Dieu qui voit nos larmes à notre insu, et qui, dans son immuable sérénité, nous semble n'en pas tenir compte, a mis lui-même en nous cette faculté de souffrir pour nous enseigner à ne pas vouloir faire souffrir les autres.
Les véritables miracles sont les bonnes actions faites en dépit de notre caractère et de nos passions.
Ce sont nos choix qui montrent ce que nous sommes vraiment, beaucoup plus que nos aptitudes.
A tous nos successeurs ne laissons rien à dire.
Dommage que la vie soit rarement aussi belle que nos songes.
Restons chez nous : nous y sommes passables. Ne sortons pas : nos défauts nous attendent à la porte comme des mouches.
La clé de notre salut : c'est de devenir les maîtres des mots que nous prononçons, de forcer le langage à répondre à nos besoins.
A quoi sert l'étendue du monde quand nos souliers sont trop étroits ?
La mort est simplement le terme de la vie ; De peines ni de biens elle n'est point suivie ; C'est un asile sûr, c'est la fin de nos maux.
Nous sommes le produit de notre désir et le fruit de celui de nos parents.
Toute notre vie n'est que projection de nos rêves.
Les faits sont rebelles ; et quels que soient nos souhaits, nos désirs ou nos passions, ils ne pourront pas altérer un état de fait.
Seule la moralité dans nos actions peut donner beauté et dignité à la vie.
On roule confortablement sur l'autoroute de la vie, protégé par la ceinture de sécurité de nos certitudes et l'air-bag conducteur de la routine.
Toute personne capable d'écrire une page de prose ajoute quelque chose à nos vies.
A mesure que nous vieillissons, ce sont nos maux qui rajeunissent.
Les choses vont si vite de nos jours que l'on a à peine le temps de dire : "C'est impossible !", c'est fait.
Nous tendons instinctivement à solidifier nos impressions, pour les exprimer par le langage.
L'union dans l'amour doit se dérouler dans le silence, comme la prière, puisque la demande est à l'écoute de nos désirs.
Nous avons voulu dominer le monde qui nous entoure; notre succès est tel que nous nous retrouvons objet de nos propres pouvoirs.
Tombé le vent, tombées les voiles, Une infinie tristesse s'étend, Nos bouches seules brisent en parlant.