Le cinéma pour moi est ce qui, sous une forme artistique, approche le plus du flot même de nos perceptions.
Notre façon de vivre parle souvent beaucoup plus fort que nos paroles.
Nos joies à la maison sont les plus agréables, et la joie des parents en leurs enfants est la joie la plus sainte de l'humanité.
De nos jours, le plus grand problème du mariage est de subvenir, avec un seul salaire, aux besoins de sa femme et à ceux de l'Etat.
Les héros ont notre langage, nos faiblesses, nos forces. Leur univers n'est ni plus beau ni plus édifiant que le nôtre. Mais eux, du moins, courent jusqu'au bout de leur destin.
Nous ne pouvons rien aimer que par rapport à nous, et nous ne faisons que suivre notre goût et notre plaisir quand nous préférons nos amis à nous-mêmes ; c'est néanmoins par cette préférence seule que l'amitié peut être parfaite.
Nos jours sur terre passent comme une heure.
L'amour et l'harmonie s'unissent,S'enlaçant autour de nos âmes,Tandis que nos branches se mêlentEt que nos racines se joignent.
Oui, c'est bon d'avoir des amis qui aident à nettoyer nos dégâts. Mais chaque ménagère sait que dès qu'un problème est réglé, un autre apparaît. Et nous pouvons nous trouver là où tout a commencé...
Ce qui empêche souvent nos amis de suivre nos conseils, c'est que, nous consultant, ils ne nous ont pas tout dit.
Le Moyen Âge est une combinaison entre l'exotisme et nos racines.
Nos morts ne sont jamais vraiment morts, jusqu'à ce qu'on les oublie.
Et puis - qui donc de nos jours a la parfaite certitude de ne pas être névrosé ?
Nous ne devrions déranger nos amis que pour notre enterrement. Et encore !
Nous n'aimons de façon sentimentale que les femmes de nos rêves, de nos sommeils, celles qui déposent dans notre coeur une petite fleur bleue qui vit encore une heure, une matinée après notre réveil.
A tous nos successeurs ne laissons rien à dire.
Nous plaisons plus souvent dans le commerce de la vie par nos défauts que par nos qualités.
Nous sommes presque tous pareils. Il est simplement plus facile de définir nos différences que nos similitudes.
Par la vérité nous sommes défaits. La vie est un rêve. C'est le réveil qui nous tue. Celui qui nous vole nos rêves nous vole notre vie.
Les sentiments qu'une mort inopinée réveille dans nos coeurs sont des sentiments d'une journée, comme si la mort elle-même devait être l'affaire d'un jour.
Il faut revenir au théâtre pour redevenir attentif à notre destin dans la langue et saisir le grand mouvement de nos vies, que la scène restitue et rend visible.
Nos réciproques estimes se maintiennent en respect, l'une contre l'autre accotée.
Avec un peu de psychologie et sans vulgarité, on peut tout expliquer à nos chères têtes blondes !
Les amis de nos amis peuvent devenir odieux, à force de nous représenter combien les êtres dont nous nous croyons proches sont des inconnus.
Dieu a exploité tous nos complexes d'infériorité, en commençant par notre incapacité de croire à notre propre divinité.
La pensée du profit obscurcit nos émotions.
Les deux ailes de nos âmes, qu'aucun coup de vent ne casse, sont l'amour et la foi.
Les coeurs de nos amis sont souvent plus impénétrables que les coeurs de nos ennemis.
Il peut être vrai que la fortune est maîtresse de la moitié de nos oeuvres, mais elle nous en laisse aussi gouverner l'autre moitié.
De nos jours, l'on ne va plus à l'asile, on fonde le cubisme.
Si nous résistons à nos passions, c'est plus par faiblesse que par notre force.
Il faut dans nos temps modernes, avoir l'esprit européen.
Seule la moralité dans nos actions peut donner beauté et dignité à la vie.
Les jugements de nos amis nous doivent être suspects lorsqu'ils sont en notre faveur.
Un ennemi secret embrouille nos destins. Qui ne ménage ni les bons ni les coquins.
Dieu qui voit nos larmes à notre insu, et qui, dans son immuable sérénité, nous semble n'en pas tenir compte, a mis lui-même en nous cette faculté de souffrir pour nous enseigner à ne pas vouloir faire souffrir les autres.
Nos concitoyens aujourd'hui veulent trois choses : qu'on les considère, qu'on les protège, qu'on leur apporte des solutions. [...] La considération, on ne l'a sans doute pas assez apportée.
Si ce monde est le meilleur de tous, c'est simplement parce que c'est le seul dont nous disposions à vrai dire sous nos deux pieds !
Seigneur! Nous avons entendu l'appel de celui qui a appelé ainsi à la foi: et dès lors nous avons cru. Seigneur, pardonne-nous nos péchés, efface de nous nos méfaits, et place nous, à notre mort, avec les gens de bien.
L'amour est profondément égoïste, tandis que la maternité tend à multiplier nos sentiments.
Il persiste toujours, en chacun de nous, quelque souvenir poignant qui tempère nos joies, et nous empêche de rire jamais à l'aise, franchement.
Nos actions sont comme nos enfants, qui vivent et agissent en dehors de notre propre volonté.
Le souvenir de nos erreurs est notre plus fidèle compagnon.
Entre nos ennemis Les plus à craindre sont souvent les plus petits.
Chantons la gloire de nos pèresQui dans l'histoireOnt fait leur trouEt qui toujours, nous disent les livres,Sont restés libresComme la mer et le mistral.
Nous voulons aller de l'avant, assurément, mais sans, pour autant, renier notre passé, sans tourner le dos à celles de nos formes de civilisation qui constituent notre originalité et dont le monde a grand besoin, nous le savons.
Ceux que nous appelions des brutes eurent leur revanche quand Darwin nous prouva qu'ils étaient nos cousins.
Avec nos excuses, nous ne construisons rien ; nous confessons seulement nos inactions ou nos lâchetés.
Nous n'avons pas l'éternité pour réaliser nos rêves, seulement le temps que nous passons ici-bas.
Pour remédier à la vie en société, je suggérerais la grande ville. De nos jours, c'est le seul désert à notre portée.