Il en est de nos passions comme du feu et de l'eau ; ce sont de bons serviteurs, mais de mauvais maîtres.
A-t-on bien vu que, lorsque le destin s'en mêle, il va comme le vent et jonche la route avec les coeurs - nos pauvres coeurs humains ? Ainsi se font les feuilles mortes.
Si ténus et si vagues que soient nos rapports avec autrui, on réalise par la suite l'erreur qui nous ferme une porte.
Pourquoi êtes-vous si sérieuses, les filles ? On n'aura nos règles qu'a la fin du mois !
Les voyageurs parlent d'une espèce d'hommes sauvages, qui soufflent au passant des aiguilles empoisonnées. C'est l'image de nos critiques.
La souffrance affecte moins nos sens que l'imagination.
Nous sommes nos choix. Construisez-vous une grande histoire.
Chaque être humain joue un rôle important, parfois à son insu, mais jamais en vain. Ce n'est qu'après les rebondissements que l'on peut comprendre et saisir la portée de nos actions.
L'autre côté de la vie c'est le printemps, il y fait Dieu comme il fait soleil sur nos printemps de la terre.
L'amibe n'a pratiquement pas contribué au développement de l'amour - si l'on excepte le dicton populaire : "Les amibes de nos amibes sont nos amibes."
La personne que nous aimons sans être aimé voit dans nos générosités une dépendance de plus qu'elle contracte envers nous et rien ne lui répugne davantage que de sentir se multiplier les liens la joignant à qui elle n'aime pas.
L'amour et le travail sont les deux seules choses réelles dans nos vies.
Nos actions agissent sur nous tout autant que nous agissons sur elles.
Personne ne nous montre nos défauts comme un disciple.
La passion nous persuade toujours qu'elle fait nos affaires, et ne fait jamais que les siennes.
Dis-moi, quelle nécessité y a-t-il à l'existence de Dieu, du monde et de tout ? Pourquoi doit-il y avoir quelque chose ? Ne crois-tu pas que cette idée de nécessité n'est que la forme suprême que prend le hasard dans nos esprits ?
Aucun acte n'est raisonnable, s'il n'est pas suscité tout au fond de nous-mêmes par nos désirs cachés.
La réalité est presque toujours un démenti constant infligé à nos craintes comme à nos espoirs.
Le mépris doit être le plus mystérieux de nos sentiments.
Nos vies sont faites d'événements majeurs qui n'ont pas eu lieu, elles sont l'écume de ces espoirs sans suite.
C'est dans notre oisiveté, dans nos rêves, que la vérité submergée prend parfois le dessus.
Le passé n'est jamais tout à fait révolu quand il a duré ; c'est le présent qui parfois se dissipe sous nos yeux, faute de prises.
Les tapeurs sont des gens qui vivent au-dessus de nos moyens.
Et nous boirons à nos maîtresses dans les crânes de leurs amants.
Il faut que nos jeunes gens apprennent à vivre dans un univers devenu étrangement mobile. Ils n'y sont pas préparés et c'est une des raisons de leur malaise.
Comme dit mon père : de nos jours, c'est l'horloge qui mène le monde, les aiguilles tournent plus vite qu'autrefois.
Un système de protection de la nature basé exclusivement sur l'intérêt économique est désespérément bancal. Il tend à ignorer, donc en fin de compte à éliminer beaucoup d'éléments qui manquent de valeur commerciale mais sont (dans l'état actuel de nos connaissances) essentiels à son bon fonctionnement.
Dieu nous jugera en fonction de nos pensées et actes, non selon ce que les autres peuvent dire de nous.
La liberté est une plante rare et délicate. Nos esprits nous disent, et l'histoire le confirme, que la grande menace pour la liberté est la concentration du pouvoir.
Tout nous prouve que de jour en jour nos moeurs s'adoucissent, les esprits s'éclairent, la raison gagne du terrain...
Nous n'avons aucun moyen sûr, que peut-être le silence, pour exprimer nos pensées.
Les découvertes récentes ont anéanti toutes nos illusions sur la simplicité de l'univers.
Nos valeurs nous invitent à nous soucier de la vie de personnes que nous ne rencontrerons jamais.
Les enfants peuvent être ici nos guides ; voyez chez eux le rire succède vite aux larmes.
Pourquoi les mots, cette précision brutale qui maltraite nos complications ?
C'est des malentendus que naissent nos disputes.
On est fondé à se demander si nos vies ne sont pas, après tout, que des vies artificielles.
L'image du corps est la synthèse vivante de nos expériences émotionnelles. Elle peut être considérée comme l'incarnation symbolique inconsciente du sujet désirant et ce, avant même que l'individu en question sache dire "Je".
Si nous y réfléchissions, nous élèverions sans cesse nos regards vers le ciel, notre véritable patrie. Mais nous nous laissons emporter çà et là par le monde et nous ne songeons pas à l'unique chose qui devrait nous occuper.
Nos réflexions. Elles sont le fruit de notre commerce avec les autres, du frottement de notre intelligence avec la leur et du travail souterrain que nos lectures et nos conversations effectuent en nous.
La guérison signifie que notre dignité soit rétablie et que nous sommes en mesure de faire avancer nos vies.
Aucun de nos instants qui ne soit éphémère ! La mort est une corde au cou de tout vivant.
Nos cauchemars, c'est notre âme qui balaye devant sa porte.
Nous sommes du bonheur de nous-mêmes artisans, et fabriquons nos jours ou fâcheux ou plaisants.
Il n'y a que deux attitudes : se résigner ou se révolter. Toutes deux exigent la même liberté et la même lucidité. Malheureusement, nos révoltés sont encore et toujours beaucoup trop résignés, et nos résignés beaucoup trop révoltés.
Avec toutes les promesses que font nos députés, le budget total des États-Unis serait insuffisant pour un seul département français.
L'âge, en nous libérant de nos passions égocentriques, nous rend disponibles, plus aptes à redécouvrir les êtres qu'on a aimés.
Nos défauts devraient nous donner une qualité : l'indulgence pour les défauts des autres.
Nos idées morales naturelles et frustes, au lieu de fournir un remède à la partialité de nos affections, s'accordent plutôt avec cette partialité et lui donnent un supplément de force et d'influence.
Nous nous étions fait don de l'innocence,Elle a brûlé longtemps de rien que nos deux corps,Et nos pas allaient nus dans l'herbe sans mémoire,Nous étions l'illusion qu'on nomme souvenir.