Nos idées morales naturelles et frustes, au lieu de fournir un remède à la partialité de nos affections, s'accordent plutôt avec cette partialité et lui donnent un supplément de force et d'influence.
Chacun est enfermé dans sa conscience comme dans sa peau.
J'ai le loisir de pouvoir choisir, et je compte bien préserver cette liberté-là.
Imposer sa volonté aux autres, c'est force. Se l'imposer à soi-même, c'est force supérieure.
Je songeai que les silencieux perdent à quitter leur silence et que le prestige de mon père au sein de la famille tenait peut-être au crédit de son mutisme.
A force de vouloir rendre accessibles aux pauvres tous les plaisirs des riches, quel intérêt y aura-t-il encore à être riche ?
Ce moment privilégié où la conscience d'être prime celle du corps.
Les hommes politiques mesurent leur pouvoir au nombre des faveurs qu'on vient leur demander.
Il est nécessaire, de par la nature même des choses, que le pouvoir soit un frein au pouvoir.
Le retour en force du naturalisme, remettant à l'honneur le concept bien usé d'instinct maternel et faisant l'éloge du masochisme et du sacrifice féminins, constitue le pire danger pour l'émancipation des femmes et l'égalité des sexes.
La réalité ne peut être saisie au moyen de mots, d'enseignements, de débats ou de spéculations intellectuelles. Pour l'atteindre, il faut transcender toute question et toute réponse. Voilà comment on fait l'expérience directe de la réalité.
Les idées sont des graines de lotus, elles ne dorment que pour mieux pousser.
Heureux celui qui se préoccupe davantage d'avoir une conscience pure qu'une caisse pleine.
Garde-toi de donner par force aux enfants l'aliment des études, mais que se soit en le mêlant à leur jeux, afin d'être encore plus capable d'apercevoir quelles sont les inclinations naturelles de chacun.
Un crédit à long terme, ça veut dire que moins tu peux payer, plus tu payes.
Impossible n'est qu'un grand mot lancé par de petits hommes qui trouvent plus facile de vivre dans le monde qui leur a été donné que d'explorer le pouvoir qu'ils ont de le changer
Les habitudes du jeune âge reviennent avec force dans la vieillesse de l'homme.
Régime oblige : le pouvoir absolu a des raisons que la République ne connaît pas.
Un grand pouvoir implique de grandes responsabilités.
Confession faite par force ne vaut rien.
Mes mains servent à te toucher, mes bras à te protéger, mes yeux à te contempler, mon corps à te réchauffer et mon coeur a t'aimer...
Au bord du monde, quelle que soit la force qui nous pousse vers le vide, beaucoup d'entre nous se retournent et veulent faire durer le plus longtemps possible cet instant de suspension.
Huysmans tasse des idées dans un seul mot et commande à un infini de sensations de tenir dans la pelure étriquée d'une langue despotiquement pliée aux dernières exigences de la plus irréductible concision.
Les voyageurs des autobus ne sont qu'une bande de couillons à la bouche cousue. Un train, y a que ça de vrai pour pouvoir se déboutonner un peu !
Nous apprenons à marcher à force de tomber.
Le pouvoir est par nature, criminel.
Mourir n'est rien si cachée au fond de l'âme, on emporte la satisfaction de s'être donné brutalement sans considération de retour ou de gratification, se donner tout simplement par la force de l'amour.
Je connais un très bon café. Encore plus efficace que la mauvaise conscience pour rester éveillé.
Dans un pays comme le nôtre, les élections peuvent changer les équipes en place mais le vrai pouvoir reste aux mains de ceux qui possèdent et contrôlent la machine économique.
Celui qui vénère le pouvoir est un homme en péril et celui qui révère les signes du pouvoir est un homme à sa fin !
La puissance militaire remporte des batailles, la force morale remporte les guerres.