La fortune attise nos vices, l'infortune nos vertus.
Voulez-vous du public mériter les amours ?Sans cesse en écrivant variez vos discours.Un style trop égal et toujours uniformeEn vain brille à nos yeux, il faut qu'il nous endorme.On lit peu ces auteurs, nés pour nous ennuyer,Qui toujours sur un ton semblent psalmodier.
Nos propres vies sont les instruments avec lesquels nous expérimentons la vérité.
Nos oeuvres représentent une période de notre existence que nous avons déjà franchie, à l'époque où nous les écrivons.
Les rêveries sociales, qui, de nos jours, ont une circulation très active, ne sont pas dangereuses, en ce sens qu'il n'y a pas à craindre qu'elles s'emparent jamais de la pratique des affaires.
Car ce qui fait un être, ce sont peut-être moins ses actes publics que ses habitudes secrètes, moins ses intentions planifiées que ses rêveries floues. Ce sont nos états d'âme, cette part la plus secrète de nous-même, qui en est aussi la plus révélatrice.
Nous nous battrons avec nos rêves.
Il se trouve que de nos jours les chanteurs sont mieux payés que les forgerons.
Dieu, ce dépotoir de nos rêves.
Pourquoi faire part de nos opinions ? Demain, nous en aurons changé.
Je pense que nous créons tous nos propres miracles.
Nous promettons avec nos espérances et nous tenons avec nos déboires.
Nous ne donnons jamais, jamais, les raisons véritables de nos actes.
Dans nos idéaux, nous révélons involontairement nos vices.
Ce sont toujours nos impuissances qui nous irritent.