Toutes nos erreurs viennent de nos souvenirs.
Car ce qui fait un être, ce sont peut-être moins ses actes publics que ses habitudes secrètes, moins ses intentions planifiées que ses rêveries floues. Ce sont nos états d'âme, cette part la plus secrète de nous-même, qui en est aussi la plus révélatrice.
Nos actions agissent sur nous autant que nous agissons sur elles.
Les rêveries sociales, qui, de nos jours, ont une circulation très active, ne sont pas dangereuses, en ce sens qu'il n'y a pas à craindre qu'elles s'emparent jamais de la pratique des affaires.
Ce que nous aimons dans nos amis, c'est le cas qu'ils font de nous.
Nous nous opposons à toutes les entreprises sociales, que nous en bénéficiions ou non. Vous constaterez que nos positions politiques nuisent principalement à notre rentabilité plutôt que de l'aider.
Il se trouve que de nos jours les chanteurs sont mieux payés que les forgerons.
Nous prenons nos couleurs, comme des caméléons, les uns des autres.
On peut tous avoir des problèmes et nos solutions sont des commissariats.
Pourquoi faire part de nos opinions ? Demain, nous en aurons changé.
Je pense que nous créons tous nos propres miracles.
Dieu, ce dépotoir de nos rêves.
Nous promettons avec nos espérances et nous tenons avec nos déboires.
Dans nos idéaux, nous révélons involontairement nos vices.
Ce sont toujours nos impuissances qui nous irritent.