On ne peut pas imposer nos libertés, ni la démocratie comme les Américains en ont fait la douloureuse expérience.
Nos instincts, ceux qu'en nous-mêmes nous condamnons, ne sont vaincus que le jour où nous les avons épuisés par la satisfaction car à travers eux s'éteint aussi graduellement la cause qui les a fait naître.
Puisque nous durons si peu, il n'est pas raisonnable que nos passions soient immortelles.
Vivre dignes de nos ancêtres ou périr avec gloire, telle fut la maxime des Antiochides, qui n'avaient pu oublier qu'Antiochos était fils d'Hercule.
Le lien de notre humanité commune est plus fort que la division de nos peurs et de nos préjugés.
La musique a ce pouvoir magique : elle accompagne nos vibrations émotionnelles, particulièrement exacerbées à l'âge où les sentiments nous surprennent. Le temps aidant, tout cela se calme.
Nous devons tous nous battre pour maintenir notre style et nos goûts uniques dans un monde qui nous obligerait à nous conformer.
Pourquoi sommes-nous au monde, sinon pour amuser nos voisins et rire d'eux à notre tour ?
La prospérité révèle nos vices et l'adversité nos vertus.
Comme la Terre,le parcours de nos vies semble rond.
La véritable source de nos souffrances a été notre timidité.
L'histoire d'une famille, c'est l'élément d'une chaîne qui déroule ses maillons jusqu'à nous, c'est l'assise de nos intuitions, l'affirmation de soi dans le choix d'un moyen d'expression.
De nos jours, les religions tuent plus que les sectes. Mais il ne faut pas le dire.
J'étais convaincu que nos croyances reposent bien plus sur la coutume et l'exemple que sur une certaine connaissance.
Tout ce qui nous aidera, plus tard, à nous dégager de nos déconvenues s'assemble autour de nos premiers pas.
Et nous étions là, dans la nuit, à jeter des pierres. À les jeter le plus haut, le plus loin possible, dans ce bois devant nous qui si rapidement dévalait la pente que c'en était sous nos pieds comme déjà un ravin, avec le bruit de l'eau à ruisseler en contrebas sous les arbres.
Nous sommes automates dans les trois quarts de nos actions.
Au plan national comme au plan mondial, la ligne de partage est nette entre les gagnants et les perdants de la modernisation. Dans nos pays, la répartition des fortunes et des revenus est de plus en plus inégale.
Nos amis sont notre miroir, notre mémoire ; on n'exige rien d'eux, si ce n'est qu'ils astiquent de temps en temps ce miroir pour que l'on puisse s'y regarder.
A quoi sert ce progrès dont nos siècles se parent A quoi sert d'avoir tant vécu ? Il n'y a plus de chefs de gare Mais il y a toujours des cocus !
Les machines reproductrices que l'ordre a fabriquées et répandues partout, ce ne sont pas les gouvernants, les armées, les polices, les institutions, les lois : ce sont nos propres cervelles. Décapitez l'ordre et gardez vos têtes: l'ordre repousse.
Quels que puissent être nos efforts, la plus longue vie bien employée ne nous permettra jamais de rendre qu'une portion imperceptible de ce que nous avons reçu. Ce ne serait pourtant qu'après une restitution complète que nous serions dignement autorisés à réclamer la réciprocité des nouveaux services. Tout droit humain est donc absurde autant qu'immoral.
Le stade le plus élevé possible de la culture morale est celui où nous reconnaissons que nous devons contrôler nos pensées.
Tous les malheurs de nos pères Ne nous ont point détrompés; Nous éprouvons les misères Dont nos fils seront frappés.
Je crois qu'il faut détruire nos illusions, peut-être pour renforcer celles qui nous restent.
Apprenons à nos enfants à être contents d'eux indépendamment de notre approbation et même quelquefois malgré nos reproches. Qu'ils se sentent libres de penser, de sentir et de juger autrement que nous-mêmes, tout en nous aimant.
Beaucoup de nos concitoyens aimeraient retrouver le temps d'avant, mais il n'est pas pour demain. Ce temps du confinement peut durer encore quelques semaines.
J'transforme nos projets en mirages, notre avenir ensemble, c'est qu'une utopie.
Les mots, et la manière dont nous nous en servons, peuvent fournir des lumières sur les principes de nos idées.
N'alourdissons pas nos souvenirs avec une lourdeur disparue.
Les souffrances sont beaucoup plus réelles que les illusions de nos songes.
La crainte ajoute à nos peines, comme les désirs ajoutent à nos plaisirs.
Nous faisons chambre à part, nous allons dîner chacun de notre côté, nous prenons nos vacances séparément ; nous faisons tout ce que nous pouvons pour sauvegarder notre mariage.
Il n'est pas facile de distinguer dans nos réflexions ce qui se rapporte à nous ou à nos proches. On est habité par ceux qu'on aime ou qu'on hait.
Il nous est plus aisé d'arriver au pouvoir que de nous y maintenir, par la raison que, pour y arriver nous sommes aidés par les fautes de nos adversaires, et que quand nous y sommes, ils ont le même avantage sur nous.
Il n'y a pas que le corps qui importe, et nos sexes, que sont-ils sinon les portes sacrées de ce que nous pourrions être ?
Je conviendrai bien volontiers que les femmes nous sont supérieures si cela pouvait les dissuader de se prétendre nos égales.
On va mettre cela sur le compte de la fatigue mais je me suis surprise à patauger dans la guimauve. Grosse bouffée de tendresse pour ces trois-là et intuition que nous étions en train de vivre nos dernières tartines d'enfance...
Cette incapacité de nos sociétés à fonder une civilisation du temps libéré entraîne une distribution absurde et scandaleusement injuste du travail, du temps disponible et des richesses.
Nos vies nous emportent selon des modes que nous ne pouvons maîtriser, et presque rien ne nous reste.
On dit qu'il faut s'efforcer de retrancher tous les jours de nos besoins. C'est surtout aux besoins de l'amour-propre qu'il faut appliquer cette maxime. Ce sont les plus tyranniques, et qu'on doit le plus combattre.
Que sont nos sentiments ? Des nouvelles qui nous parlent de nous-mêmes.
Nos disparus ont, dans une grande partie, fait de nous ce que nous sommes aujourd'hui.
Que reste-t-il du journalisme factuel et objectif ? C'est difficile à définir de nos jours, alors que la frontière entre fiction et réalité, entre mensonge et vérité, est de plus en plus floue.
On croit si volontiers tout ce qui, de près ou de loin, semble s'accorder à nos désirs !
Je défendrai toujours nos droits humains et la dignité.
Accepter sa propre bizarrerie pour en faire sa joie, n'est-ce pas ce qu'on devrait tous faire dans nos vies?
Si les hommes connaissaient nos faiblesses, ils nous prendraient toujours.
Nos raisons renoncent Mais pas nos mémoires.
C'est ignoble une collectivité, peu importe le nom que tu lui donnes : elle attend de nous des gestes, des actes. Elle nous impose le monde puis elle exige que nous fassions nos preuves.