Cela avait-il un sens, au fond, de lire et de ne pas parler ? Lire servait-il à faire parler ? Le silence des mots lus poussait-il vers le dehors le chahut bruyant des mots dits ? Comment se supportaient-ils, les [...] ► Lire la suite
Aucun acte n'est raisonnable, s'il n'est pas suscité tout au fond de nous-mêmes par nos désirs cachés.
Nos réflexions. Elles sont le fruit de notre commerce avec les autres, du frottement de notre intelligence avec la leur et du travail souterrain que nos lectures et nos conversations effectuent en nous.
Ce qui prouve que l'expérience ne sert à rien, c'est que la fin de nos anciennes amours ne nous dégoûte pas d'en commencer d'autres.
Cherchons nos biens en nous-même, autrement, nous ne les trouverons pas.
De nos jours, un patron doit être révolutionnaire pour pouvoir survivre.
La philosophie n'est peut être que l'art d'ensevelir nos doutes sous une avalanche de mots.
La tragédie de l'amour tient à ce qu'il n'échappe pas à la dimension temporelle. Quand on partage la vie d'un être aimé, il y a une cruauté toute spéciale à constater combien nos anciennes amours nous sont devenues indifférentes.
À l'époque, je n'ai pas cherché la réponse à cette question dans l'expérience que j'étais en train de vivre. Je n'ai pas découvert, comme je viens de le faire ici, quel était le socle de notre amour. Et que le [...] ► Lire la suite
Il vaut mieux laisser nos vies parler pour nous que nos paroles.
Nous devrions vivre nos vies comme si le Christ venait cet après-midi.
Un diplomate, de nos jours, n'est qu'un maître d'hôtel qui a le droit de s'asseoir de temps à autre.
Tout acte est révélation ou aveuglement selon nos dispositions psychiques.
La mer a partout la même vois grondeuse, grave, solennelle. Nos rivières chantent, murmurent, babillent, et elles ont toutes un accent différent.
Dans l'unité de nos nations repose l'avenir glorieux de nos peuples.
A présent l'expérience m'apprend que la jouissance de nos biens les plus parfaits, ne vaut pas l'impatience ni l'ardeur de nos souhaits.
Nos rêves et nos désirs prennent tant de temps à mourir en nous qu'il en reste toujours quelques miettes...
Tu n'auras plus jamais froidTu te souviens de cette flamme?Tu n'auras plus jamais sommeilEt de nos rêves t'en souviens-tu?Amour, je t'en prieDis moi que tu as froidPour que je te réchauffe.Dis moi que tu as sommeilPour que je te berce.Dis moi que tu m'aimesPour que je t'aime encore plus fort.
Nous élevons nos voix dans une sainte joie pour célébrer la victoire du Christ ressuscité sur les terribles forces de la mort.
Nous devons à nos enfants d'être de meilleurs intendants de l'environnement. L'alternative? - un monde sans baleines. C'est trop terrible à imaginer.
La calvitie est peut-être un signe de virilité, mais elle restreint terriblement nos chances de pouvoir le prouver.
Tout persécute nos idées, à commencer par notre cerveau.
Pour moi, l'art n'est pas un plaisir solitaire. C'est un moyen d'attiser le plus grand nombre d'hommes en leur fournissant une image privilégiée de nos joies et de nos malheurs communs.
Pourquoi les mots, cette précision brutale qui maltraite nos complications ?
Pour mieux nous leurrer et nous tenir sous leur joug, nos ennemis de classe nous ont seriné que la justice immanente n'a que faire de la force.
De nos cris de douleur naîtront des mots d'amour.
Celui qui nous vole nos rêves nous vole notre vie.
Notre bonheur ou notre malheur dépendent en grande partie de nos dispositions personnelles et non des circonstances.
Il faut une grande hardiesse pour oser être soi : c'est surtout dans nos temps de décadence que cette qualité est rare.
L'espérance est la plus grande de nos folies.
Nos souvenirs ce sont des tombes ; là aussi sont nos secrets.
C'est par notre amour-propre que l'amour nous séduit ; hé ! Comment résister à un sentiment qui embellit à nos yeux ce que nous avons, nous rend ce que nous avons perdu et nous donne ce que nous n'avons pas ?
La vie attend partout, l'avenir fleurit partout, mais nous n'en voyons qu'une petite partie et marchons sur une grande partie avec nos pieds.
Rester occupé c'est faire fuir les préoccupations et les problèmes, et lorsque nous faisons face à nos problèmes, ils disparaissent.
Si nos enfants doivent être libres, ils doivent l'être de nous-mêmes également, de nos croyances limitatives, des habitudes et des goûts que nous avons acquis.
Le clonage véritable n'est pas dans les éprouvettes mais sur nos murs, dans nos magasins et sur nos journaux !
La vie est une mèche que l'on consume, les pièces d'artifices reflétant nos joies ou nos malheurs.
A vivre au milieu des fantômes, on devient fantôme soi-même et le monde des démons n'est plus celui des étrangers mais le nôtre, surgi non de la nuit mais de nos entrailles.
Notre système politique, nos moeurs politiques sont fondées sur le conflit.
Nous parvenons quelquefois, en poursuivant nos recherches, à trouver la vérité là où nous nous y attendions le moins.
Tout est dans un flux continuel sur la terre. Rien n'y garde une forme constante et arrêtée, et nos affections qui s'attachent aux choses extérieures passent et changent nécessairement comme elles.
La mort nous trouvera bien partout où nous irons. La mort, c'est lorsqu'on la fuit qu'elle s'attache à nos pas ! Il est bien rare que ceux qui la désirent la voient venir.
1 - Chacun de nos cinq sens renferme un art.2 - En matière d'art la plus grande discrétion doit être observée.3 - L'artiste doit saisir la moindre miette de vent.
Tout comme nos amies les entreprises ne consacreraient pas des milliards à la publicité si elle ne rapportait pas encore plus, la classe politique fait rarement dans la gratuité.
La lâcheté, c'est un peu une seconde nature universelle. Plus nos sociétés s'organisent, plus on a peur de faire des choix. Alors on a éliminé le choix. Il nous reste le mot...
On donne tout à nos enfants y compris des peurs qui ne leur appartiennent pas.
Nous devrions tous estimer le montant maximum que nous pourrions réunir pour nos cautions, cela nous donnerait une idée de notre importance.
Peu à peu, au nom de la tolérance (ce qui est, après tout, un bon prétexte) à l'égard de religions qui ne sont pas installées depuis longtemps en France, on a accepté de mettre de côté nos principes pour faire place à autre chose, qui contestait nos principes.
De toutes nos vertus, il n'est que la patience que nous perdons pour rien.
Parfois, nous avons la chance de savoir que nos vies ont changé, de jeter l'ancien, de prendre le nouveau et de suivre une trajectoire immuable.