Pourquoi les mots, cette précision brutale qui maltraite nos complications ?
Là où la violence règne, la raison est faible.
Laissez votre coeur vous guider... il murmure donc écoutez attentivement.
L'oeuvre des cuisiniers n'a de raison de durer... qu'autant que les gourmets en parlent et en écrivent.
Les hommes vont en aveugle dans leur vie. Les mots sont leurs cannes blanches.
Tant que les mots restent en toi, ils sont à toi, sitôt prononcés, ils sont à tout le monde.
Chaque mot poétique est ainsi un objet inattendu, une boite de Pandore d'où s'envolent toues les virtualités du langage; il est donc produit et consommé avec une curiosité particulière, une sorte de gourmandise sacrée. Cette Faim du mot, commune à toute la poésie moderne, fait de la parole poétique une parole terrible et inhumaine.
J'aime bien que l'on m'invente des mots d'esprit. Cela permet au mien de se reposer.
Les vrais jaloux n'ont, vu de l'extérieur, aucune raison rationnelle de l'être. Ils le sont, voilà tout. Sans rime ni raison. C'est une calamité. Un poison. Ils sont intoxiqués par ce poison.
Grands hommes ! Voulez-vous avoir raison demain ? Mourez aujourd'hui !
Quand j'étais jeune j'ai toujours été accueilli très chaleureusement par mes aînés mais je n'ai jamais compris pourquoi ils acceptaient de se faire emmerder par des petits cons.
Je lui ai demandé pourquoi il s'était mis à rire aux éclats. Il m'a dit : « Maman, si tu pouvais te voir toi même quand tu es en colère, tu serais la première à rire. »
Impalpable poudre de perlimpinpin, les mots naissaient de la vapeur, cette vapeur qui ne vous suit pas au-delà du seuil de la salle de bains.
Ange aimé, quelle douce soirée que celle d'hier ! Que de richesse dans ton cher coeur ! Ton amour est donc inépuisable, tout comme le mien ! Chaque mot m'a apporté de nouvelles joies, et chacun de tes regards en [...] â–º Lire la suite
Le problème avec le bonheur, c'est qu'en raison de sa rareté même il apparaît comme immensément terrifiant et angoissant d'en accepter l'offrande.
- Tu n'aura plus le chapeaux ni le manteaux de personnes d'autres non plus. - Pourquoi tu fais ça ? - T'es avec moi maintenant. - Je ne sais rien de toi, je t'ai à peine vu. - J'ai grandi [...] â–º Lire la suite
Penser est un travail difficile. c'est pourquoi si peu le font.
Connaître n'est donc pas un engagement moral : savoir, comprendre, est une nécessité. La seule chose qui permet de sentir qu'on est encore un homme digne de respirer.
Donnez aux adversaires plus d'une raison de regarder vos pieds.
Parfois j'imagine les couleurs comme si elles étaient des idées vivantes, étant de pure raison pour communiquer. La nature n'est pas à la surface, elle est profonde.
Nous avons tous Hitler en nous, mais nous avons aussi de l'amour et de la paix. Alors pourquoi ne pas donner une chance à la paix?
La guerre civile est moins détestable que la guerre avec l'étranger. On sait du moins pourquoi l'on s'y bat.
L'amour a raison de tout, sauf de la pauvreté et du mal de dents.
Le respect de la vie concerne celle qui est là, pas celle qui pourrait être. C'est pourquoi l'avortement, comme la contraception, sont non seulement des droits essentiels, mais encore des moyens de respecter profondément la vie en lui évitant d'apparaître dans des conditions qui lui seraient défavorables.
Il n'y a donc pour la femme, créature temporairement, provisoirement inférieure, que deux aspects, deux modalités essentielles dont il est indispensable que l'Infini s'accommode : la Béatitude ou la Volupté. Entre les deux, il n'y a que l'Honnête Femme, c'est-à-dire la femelle du Bourgeois, réprouvé absolu qu'aucun holocauste ne rédime.
On ne sait jamais pourquoi on tombe amoureux de quelqu'un : c'est même à cela qu'on reconnaît qu'on aime.
Puisqu'il faut choisir,À mots doux je peux le dire,Sans contrefaçon,Je suis un garçon,Et pour un empire,Je ne veux me dévêtir,Puisque sans contrefaçon,Je suis un garçon.
La pensée est un oiseau d'espace qui dans la cage des mots saura peut-être déployer les ailes, mais pas voler.
Bout de la langue - Sert à mettre les mots que l'on ne trouve pas.
Tant que je n'ai pas abattu l'adversaire, je peux craindre qu'il m'abatte. Je ne suis donc pas mon propre maître, car il me dicte sa loi comme je lui dicte la mienne.
Je n'aime pas les mots qu'on jette à la figure qui sont si violents alors que la France a besoin d'apaisement et de rassemblement.