A vivre au milieu des fantômes, on devient fantôme soi-même et le monde des démons n'est plus celui des étrangers mais le nôtre, surgi non de la nuit mais de nos entrailles.
Ce serait un moindre mal de mourir si l'on pouvait tenir pour assuré qu'on a du moins vécu.
Un monde qui ne peut pas être aimé à en mourir - de la même façon qu'un homme aime une femme - représente seulement l'intérêt et l'obligation au travail.
Le monde est l'avenir de l'homme.
La nuit cache un monde mais révèle un univers.
Il est plus facile de mourir que d'aimer.
On a la chance de vivre dans un pays où depuis Rabelais, on a une grande liberté. La Révolution a aussi provoqué la naissance de la presse, qui a engendré le dessin de presse et décoincé des choses.
Les principes de la religion sont une chose, les pratiques qui les prennent pour base en sont une autre. Les principes sont absolument indépendants du temps et de l'espace. Les pratiques changent selon l'époque et selon le lieu.
Même quand on ne fait qu'y vivre, il n'arrive jamais rien d'autre avec la nuit que ce qui meurt en soi.
Je veux dire, j'ai toujours été libertaire. Laissez tout le monde tranquille. Laissez tout le monde faire ce qu'il veut.
La lecture a été quelque chose de magique pour moi. Il faut une vraie magie pour envisager un autre monde et essayer de le comprendre. Et une fois qu'on l'a compris, le changer.
Les plus beaux mots du monde ne sont que des sons inutiles si vous ne pouvez pas les comprendre.
Je pense que tout le monde est bizarre. Nous devrions tous célébrer notre individualité et ne pas en être gênés ou honteux.
Si le monde n'était pas si beau, on risquerait tous de devenir cyniques.
Aujourd'hui le monde entier dans toute son horreur comme dans toute sa splendeur fait partie de la vie intime de l'individu.
Un dictateur n'est qu'une fiction. Son pouvoir se dissémine en réalité entre de nombreux sous-dictateurs anonymes et irresponsables dont la tyrannie et la corruption deviennent bientôt insupportables.
La nation est non seulement la réalité vivante à laquelle nous sommes tous attachés, mais surtout le lieu où bat le coeur de la démocratie, l'ensemble où se nouent les solidarités les plus profondes.
Le grand monde est un mauvais lieu que l'on avoue.
Le mystère est dans cette vie, la réalité dans l'autre.
Ils ne peuvent vivre les vers qui sont écrits par des buveurs d'eau.
Comme on ne saurait hiérarchiser les conceptions de la vie, tout le monde a raison et personne.
Les dieux au pluriel, les puissances mythiques de tous genres, sont des objets du monde environnant : ils ont la même réalité que l'animal ou l'homme. Dans la notion de Dieu le singulier est essentiel.
Je m'effondre. Place Vendôme à sept heures du matin. Une fille à genoux qui mord sa main ensanglantée. Et qui hurle. Qui hurle une plainte incohérente. Comme si le désespoir avait pris forme. La forme d'un cri. Je crie la [...] ► Lire la suite
Il existe au monde des gens sans lesquels la roue de la vie ne tournerait pas comme il le faudrait.
Les miracles devraient toujours se passer en plein jour. La nuit les rend croyables, donc vulgaires.
La lecture, une porte ouverte sur un monde enchanté.
L'abus de la propriété doit être réprimé toutes les fois qu'il nuit à la société.
On ne devrait vivre que pour le plaisir. Rien ne vieillit comme le bonheur.
Je ressens si intensément les délices de s'enfermer dans un petit monde à soi, avec des images et de la musique et tout ce qui est beau.
Être ami de tout le monde ou de personne, c'est pareil.
On peut très bien vivre sans la moindre espèce de culture.