Que nos douleurs seraient supportables, s'il n'y avait pas les joies des voisins.
Les dieux sont nos métaphores, et nos métaphores sont nos pensées.
Sans le pardon de nos fautes et de celles de nos proches autant que de celles de nos ennemis, l'avenir n'a pas la moindre chance d'approcher l'idée du bonheur véritable, à jamais perdu parmi tant d'autres illusions.
Visible, nous le verrions le poète ; voyant, il nous verrait ; et nous pâlirions dans nos pauvres ombres, nous lui en voudrions d'être si réel, nous les malingres, nous les gênés, nous les tout-chose.
Nos moments de lumière sont des moments de bonheur ; quand il fait clair dans notre esprit, il y fait beau.
Il y a un mystère dans les voies qu'empruntent nos enfants pour se séparer de nous. Elles passent souvent par un moment d'effondrement individuel, un peu comme s'il fallait mourir pour vivre.
De nos jours, la parole est devenue flottante tout comme les devises.
Ce maître n'a pourtant que deux yeux, deux mains, un corps, et rien de plus que n'a le dernier des habitants du nombre infini de nos villes. Ce qu'il a de plus, ce sont les moyens que vous lui fournissez pour vous détruire.
Personne ne vous oblige à voir ce que vous ne voulez pas voir, on filtre suffisamment de choses comme ça, de nos jours.
En tant qu'enfants, nos expériences façonnent nos opinions sur nous-mêmes et sur le monde qui nous entoure, et c'est ce que nous devenons en tant qu'adultes.
En amitié, comme en amour, nous sommes souvent plus heureux par notre ignorance que par nos connaissances.
Ce que nous appelons mouvements du coeur n'est que le bousculement irraisonnable de nos pensées.
Nous devrions sécréter une gomme spéciale effaçant au fur-et-à-mesure nos oeuvres et leur souvenir.
L'oeuvre juste et nécessaire s'accomplira. Si jamais les misères et les vilénies du temps présent jetaient le trouble dans nos coeurs, eh bien, projetons nos regards au-delà de notre moment circonscrit de la durée vers le passé et l'avenir ; [...] ► Lire la suite
Il est facile de juger combien nos connaissances seraient bornées si nous étions réduits à nos observations et méditations personnelles.
La lumière de la chair dévoilée par le vent bourrasques change nos plans. Oh oui, vision brutale et brûlante d'un bout de corps en mouvement.
Je crois que nous commençons à voir nos vraies personnalités lorsque nous traversons les moments les plus difficiles. C'est là que nous devenons plus forts.
Nos destinées et nos volontés jouent presque toujours à contretemps.
En parlant de nos affaires, nous n'apprenons pas seulement beaucoup d'autrui ; mais aussi de nous-mêmes. L'esprit achève ses propres pensées en les mettant au-dehors.
Tout le monde sait qu'il n'y a pas de chose normale. Il n'y a pas de définition en noir et blanc de la normale. La normale est subjective. Il n'y a qu'une version désordonnée, incohérente, stupide et pleine d'espoir de ce que nous nous sentons le plus à l'aise dans nos vies.
Comme avec des ciseaux, la femme, avec ses cuisses qui s'ouvrent, coupe les gerbes de nos désirs. Nous sommes las d'avoir fauché tant de désirs dans le beau champ de notre amour.
Éloigner nos jouissances, souvent c'est nous servir ; faire attendre le bonheur, c'est ménager à son ami une perspective agréable.
Nous préférons être battus sur nos idées qu'élus avec celles de nos adversaires.
Nous réaffirmons que des jours comme celui-ci, il n'y a ni républicains ni démocrates. Nous sommes des Américains, unis dans le souci de nos concitoyens.
Nous percevons toujours ce qui est nouveau chaussé de nos lunettes du passé et notre vue s'y déforme.
La critique : elle s'enrichit à nos dépens et se nourrit de petits fours.
Nos beaux sentiments ne sont-ils pas les poésies de la volonté ?
L'Angleterre, c'est un pays extraordinaire. Tandis qu'en France nous donnons à nos rues des noms de victoires : Wagram, Austerlitz..., là-bas on leur colle des noms de défaites : Trafalgar Square, Waterloo Place.
La mort, dit-on, nous acquitte de toutes nos obligations.
Nos ancêtres aimaient la campagne : ils s'y promenaient et ne la regardaient pas.
Ne nous épuisons pas à contrarier nos instincts, ils sont plus forts que nous.
Nous avons tous les moyens d'être prospères. Nous devons trouver l'équilibre entre notre richesse et nos besoins.
Nos haines valent mieux lorsqu'elles ne quittent pas nos bouches.
Nos points de vue doivent évoluer et s'amplifier avec l'évolution et l'amplification des processus.
La faiblesse de notre raison et l'insuffisance de nos lois se font sentir tous les jours.
Cette fragilité face aux coups que l'on nous porte est le fruit de tous nos reniements, nos renoncements, nos lâchetés collectives.
Nos sommes des puritains, c'est l'histoire qui l'a voulu. C'est pour ça qu'une petite pipe au président tourne à l'affaire d' État
Que de symphonies, que d'extases en puissance pour un artiste devant la gamme merveilleuse de nos sens !
Nous voulons que nos enfants vivent dans une Amérique... qui ne soit pas menacée par le pouvoir destructeur d'une planète qui se réchauffe.
Quelles vies seraient nos vies si elles n'étaient pas pécheresses ?...
Les gens ne s'embrassent guère, de nos jours. On veut le corps tout de suite, on le veut tout entier et, quand on l'a eu, on n'a plus que faire d'un baiser.
Nos élèves cherchent en nous ce qu'ils espèrent de l'avenir.
Grâce à la fiction, au cinéma, au théâtre, nos propres vies s'éclairent et prennent une richesse colossale.
On ne feuillette pas le temps, c'est lui qui effeuille nos vies.
Nous devons tous nous battre pour maintenir notre style et nos goûts uniques dans un monde qui nous obligerait à nous conformer.
Les Allemands nous ont pris nos Juifs, ils nous rendent des Arabes.
Le rire pour défendre joyeusement ces notions qu'on ne doit jamais perdre de vue et qui sont sur les frontons de nos bâtiments officiels.
Nos parents nous donnent la vie, mais c'est l'argent seul qui nous la conserve.
Et nous étions là, dans la nuit, à jeter des pierres. À les jeter le plus haut, le plus loin possible, dans ce bois devant nous qui si rapidement dévalait la pente que c'en était sous nos pieds comme déjà un ravin, avec le bruit de l'eau à ruisseler en contrebas sous les arbres.
Nos problèmes viennent tous de rien; ils sont tous basés sur un malentendu qui n'existe même pas.