Peu d'objets éveillent, comme le livre, le sentiment d'absolue propriété. Tombés entre nos mains, les livres deviennent nos esclaves.
Je suis ce même David Crockett, fraîchement sorti des bois, mi-cheval, mi-alligator, un peu touché par la tortue serpentine; peut patauger dans le Mississippi, sauter l'Ohio, monter sur une traînée de foudre et glisser sans égratignure sur un criquet mellifère.
Le passé, pour peu qu'on y songe, est chose infiniment plus stable que le présent, aussi paraissait-il d'une conséquence plus grande.
L'être humain est ainsi fait que les catastrophes demeurent le meilleur moyen de l'émouvoir.
Si l'on veut qu'un livre dise quelque chose d'intéressant, il faut qu'il provoque la discussion autant que l'accord.
Le savoir est un outil, et comme tous les outils, son utilisation est entre les mains de l'utilisateur.
Le travail, entre autres avantages, a celui de raccourcir les journées et d'étendre la vie.
Aujourd'hui encore, je ne peux m'empêcher de faire le lien entre ce garçon, Peeta Mellark, le pain qui m'a redonné espoir, et le pissenlit qui m'a rappelé que je n'étais pas condamnée.
Le désaccord entre deux personnes qui veulent aller au bout de ce qu'elles croient être juste est forcément terrible.
Il y aura toujours des gens pour faire leurs courses au milieu des bombes, valser tandis que le Titanic s'enfonce, faire l'amour pendant que le Vésuve entre en éruption.
Le bien et le mal ne sont pas deux mondes cloisonnés, étrangers l'un à l'autre... La frontière est parfois imperceptible entre eux.
La littérature existe pleinement non pas quand l'oeuvre est écrite, mais quand un lecteur remonte le cours des phrases et des mots pour devenir, par ce moyen, cocréateur de l'oeuvre.
Des faveurs trop facilement accordées sont peu propres à nourrir longtemps l'amour : il faut mêler à ses douces joies quelques refus qui l'irritent.
Il arrive quelquefois des accidents dans la vie d'où il faut être un peu fou pour se bien tirer.
Une fille qui, par le peu qu'elle laisse voir à un homme, le fait devenir curieux de voir le reste, a déjà fait trois quarts du chemin qu'il lui faut faire pour le rendre amoureux.
Chaque ligne d'écriture est un fil tendu entre la vie et la mort.
La beauté vient de l'équilibre entre deux et trois dimensions, entre l'abstraction et la représentation - je cherche l'équilibre derrière les apparences changeantes.
Dans le monde de l'hyper-communication, la communication entre les hommes est réduite à presque rien.
Peu d'enfants ressemblent à leurs pères ; pires sont la plupart, peu deviennent meilleurs.
Les ordinateurs modernes se situent quelque part entre l'obsolescence et le néant.
Quiconque a sondé un tant soit peu l'absurdité du monde, cesse d'en médire pour en rire. Plus le pessimisme s'accroît, plus le comique s'intensifie. Rien de plus triste, en revanche, que l'optimisme.
La mort ne nous livre pas seulement aux vers, mais aussi aux hommes, ils rongent une mémoire, ils la décomposent.
Si vous vous inquiétez des échecs d'hier, les succès d'aujourd'hui seront peu nombreux. L'avenir dépend de ce que nous faisons dans le présent.
On ne peut rester entre deux rives. Peu importe qu'on avance à pied, en cargo, en wagon scellé ou en pensée.
La frontière est étroite entre ton rêve et les lois, si tu les crois, commence à t'enterrer pour tempérer tes joies.
L'infortune des malheureux serait peu de chose sans notre indifférence. Il n'y a que les hommes pour fermer les yeux sur la souffrance des autres.
En réalité, peu m'importent les chances d'être réellement comblé (je veux bien qu'elles soient nulles). Seule brille, indestructible, la volonté de comblement.
Hélas, l'histoire donne peu d'exemples de peuples qui tirent les leçons de leur propre histoire
L'extrême plaisir que nous prenons à parler de nous-mêmes nous doit faire craindre de n'en donner guère à ceux qui nous écoutent.
Il arrive toujours un moment où il faut choisir entre la contemplation et l'action. C'est ce qu'on appelle devenir un homme.
C'est trop calme... j'aime pas trop beaucoup ça... J'préfère quand c'est un peu trop plus moins calme...