La télévision et le cinéma saturent et banalisent nos vies, ils banalisent de plus en plus notre théâtre.
Si nous ne tendons pas la main pour rendre le théâtre abordable à la jeune génération, nous perdrons tous.
Le théâtre doit faire des propositions qui permettent d'appréhender le chaos de la langue des médias et des modes. Sa langue doit être un foyer de réflexion.
Le théâtre sert à créer une dialectique, pour que les gens réfléchissent à leur vie, à son sens : pourquoi est-on là et à quoi cela sert-il ?
Toute notre vie n'est que projection de nos rêves.
Le théâtre n'est pas muet comme est le ciné et n'est pas privé du geste comme le roman.
C'est cela le théâtre : c'est le désir de tous les autres.
Buvons de cette boisson colorée, saturée de sirop glucose à la saveur chimique, ainsi nous serons survoltés et nous nous gâterons les yeux avec des heures de marsupios qui chantent et qui dansent dans la jungle, le tout truffé de [...] â–º Lire la suite
Le cinéma substitue à nos regards un monde qui s'accorde à nos désirs.
Depuis que je vois tout à la télévision grâce à la télévision, je pense davantage à ce que je suis en train de rater qu'à ce que je vois.
J'ai étudié le cinéma à l'université donc j'avais une approche très classique du cinéma. J'ai étudié tous ces films muets, puis les films des années 1940, la Nouvelle Vague, les derniers films hollywoodiens. Maintenant, je me rends compte, en tant [...] â–º Lire la suite
La télévision est un instrument majeur de pouvoir. Elle doit demeurer une arme essentielle de la citoyenneté.
Quel beau rêve dans l'époque, et au théâtre : n'être comme rien sauf soi.
Le peu de morale que je sais, je l'ai appris sur les terrains de football et les scènes de théâtre qui resteront mes vraies universités.
Au cinéma vous écrivez pour séduire, pour que les gens sortent de chez eux, alors que sur le petit écran, vous écrivez pour ne pas les heurter et qu'ils restent devant leur poste.
L'acteur de cinéma, comme l'écrivain, continue d'exercer son métier après sa mort. Pour lui arriver à la cheville, le comédien de théâtre se doit au moins de mourir en le faisant.
Les producteurs de cinéma ? J'en ai connu beaucoup de ruinés, aucun de pauvre.
D'abord, c'est le lit et ensuite, les malentendus. On finit toujours par être obligé de regarder justement le programme de télévision qu'on n'aime pas.
Un bon film c'est quand le prix du dîner, l'entrée au théâtre et la baby-sitter en valaient la peine.
Le théâtre est l'accomplissement qui vient dans l'inaccompli.
Le théâtre est pour chacun le reflet de sa propre fragilité.
Radio et télévision vivent de réponses vagues à des questions vaines.
La démocratie est toujours en chantier, et le théâtre est là pour rappeler sans cesse au citoyen qu'il a du pain sur la planche.
Réclamons pour le cinéma le droit de n'être jugé que sur ses promesses.
Le théâtre et la vie peuvent parfois ne faire qu'un.
Je pense que la violence au cinéma est tout à fait acceptable, et qu'elle doit être montrée.
Le cinéma a cette vertu de combler votre curiosité, par toutes sortes de rencontres qui peuvent transformer votre vie.
Le cinéma est une seconde nature : c'est moi devant autrui.
La télévision c'est le monde qui s'effondre sur le monde, une brute geignarde et avinée, incapable de donner une seule nouvelle claire et compréhensible.
J'aime le style français des années 30 et 40. Les stars du cinéma français comme Jean Gabin et Yves Montand avaient un style tellement naturel et sans effort.
Une bonne publicité devrait ressembler à un bon sermon ; elle ne doit pas seulement soulager les affligés, mais elle doit aussi affliger les satisfaits.