La télévision et le cinéma saturent et banalisent nos vies, ils banalisent de plus en plus notre théâtre.
Le théâtre, c'est la générosité, le cinéma, c'est l'avarice. La caméra vient nous chercher, il faut tout garder. Le théâtre est le véritable espace d'expression du comédien.
Chacun ses manques, moi c'est le théâtre plus qu'autre chose !
L'effet miroir est vécu par la personne qui désire toujours connaître comment il est perçu par les autres. Au lieu de se montrer critique, il émet des critiques, et se sent exposé à la critique comme sur une scène de théâtre.
Réussir au théâtre sans la presse, sans les amis, ni les ennemis, sans première ni répétition générale, voilà le rêve.
Si l'on bâtissait la maison du bonheur, la plus grande pièce serait la salle d'attente.
Mon plan est d'avoir un théâtre dans une petite ville et je serai le manager. Je serai le vieux mec de film fou.
Le metteur en scène est l'indispensable regard de l'autre.
J'ai toujours pensé que le cinéma engagé ne fonctionnait pas : ce qui m'intéresse, c'est de faire réagir les spectateurs en leur faisant partager des émotions.
En quoi la télévision publique se distingue-t-elle des autres télévisions ? La différence la plus apparente s'apprécient au regard des émissions mises à l'antenne.
Le cinéma est une réinterprétation du monde.
Je vouvoyais Gabin, Melville et tous ces géants du cinéma pour lesquels j'avais le plus grand respect. Ils étaient des maîtres absolus.
Le théâtre reste un lieu où on n'expose pas un produit fini mais où le spectateur vit une expérience intime.
Rien n'est plus ennuyeux qu'un plateau de cinéma quand on n'y travaille pas.
Radio et télévision vivent de réponses vagues à des questions vaines.
La télévision a fait beaucoup pour la psychiatrie en diffusant des informations à ce sujet et en contribuant à la nécessité de ces informations.
On exagère beaucoup sur la recrudescence de la folie : dans une salle où il n'y a que deux personnes, il n'y a jamais plus de deux fous.
J'ai fait du théâtre quand j'étais enfant pour le plaisir. Mais c'est vraiment par hasard que j'ai atterri dans le métier d'acteur.
La télévision grand public n'engendre pas la passivité, mais elle développe, au contraire, le sens critique car en s'adressant à tous, elle oblige tout le monde à être à hauteur d'un certain regard.
Dès la première scène de 'La Cage aux Folles', j'ai été pris d'un tantousiasme qui ne m'a pas quitté depuis.
Le théâtre imagine pour le spectateur, et lui fait vivre les produits de cette imagination.
Le théâtre : c'est un domaine où les êtres et les choses touchent enfin à la liberté.
Les grands metteurs en scène sont toujours directifs. Après, ils ont chacun leur manière de l'être. Michael Haneke n'a pas la même façon de l'être que Chabrol par exemple.
La pièce a besoin d'être jouée sur scène pour être adaptée.
Au théâtre les spectateurs veulent être surpris. Mais avec ce qu'ils attendent.
J'ai l'impression d'être dans une autre dimension. Je bouge au ralenti mais tout ce qui est autour de moi bouge tellement vite. Et je ne veux qu'une chose moi... Revenir à ce qui était avant. Quand je n'étais pas la [...] â–º Lire la suite
Le magazine, le film, la télévision gavent l'oeil et réduisent le reste de l'homme à néant. L'homme d'aujourd'hui se promène muselé et manchot dans un palais de mirages.
Il est très difficile de parler de comédien en général. Chaque comédien est un peu un accident.
Un comédien gagne sa vie en jouant avec les apparences, les identités, les caractères.
Les producteurs de cinéma achètent de grosses voitures américaines pour venir vous annoncer plus vite qu'ils sont ruinés.
Sur la scène du texte, pas de rampe : il n'y a pas derrière le texte quelqu'un d'actif et devant lui quelqu'un de passif; il n'y a pas un sujet et un objet.