Le théâtre est pour chacun le reflet de sa propre fragilité.
La science a ses mauvais rêveurs qui prennent leur ombre pour la lumière et leur vertige pour de l'amour.
Le Royaume est à la fois l'arbre et la graine, ce qui doit advenir et ce qui est déjà là. Ce n'est pas un au-delà, plutôt une dimension de la réalité qui le plus souvent nous demeure invisible.
La vie, c'est une panique dans un théâtre en feu.
La première chose que doivent apprendre les jeunes élèves d'art dramatique, ce n'est pas l'ivresse du théâtre mais bien ses exigences.
Le point de démence de quelqu'un c'est la source même de son charme. Si tu ne saisis pas le grain de folie chez quelqu'un, tu ne peux pas l'aimer.
Il n'y a de réalité que celle contenue en nous.
L'élément du théâtre est la métamorphose.
Quelles choses peuvent donc bien pousser sur le terrain de la dure réalité ?
Le thé est courtois, amical même, distant aussi, il rend excessif le copinage, l'effusion, tout le théâtre de la relation sociale.
Tout comme l'avenir, ce n'est pas tout à la fois, mais grain par grain que l'on goûte le passé.
La conscience est cette faculté qu'à l'homme de contempler ce qui se passe en lui, d'assister à sa propre existence, d'être pour ainsi dire spectateur de lui-même. Quels que soient les faits qui s'accomplissent dans l'homme, c'est par le fait [...] â–º Lire la suite
Je voulais voir au moins le reflet de son ombreJe voulais voir au moins le reflet de ses yeux si sombresJe voulais voir au moins le reflet de ses larmesJe voulais l'aimer, l'aider, mais cette ombreJamais je ne l'ai vue.
Il ne faut pas oublier que le théâtre est un plaisir de société.
On prend un grain de poussière et la vaste terre toute entière y réside ; et l'univers fleurit avec elle.
Si un oiseau transportait chaque grain de sable, grain à grain, de l'autre côté de l'océan, quand il aurait tout amené de l'autre côté, ce ne serait que le début de l'éternité.
Le spectacle de la machine qui produit du sens dispense l'homme de penser.
Poule qui becquette grain à grain mange tout de même à sa faim.
On rêve d'un idéal, on le prie, on l'appelle, on le guette, et puis le jour où il se dessine, on découvre la peur de le vivre, celle de ne pas être à la hauteur de ses propres rêves, celle encore de les marier à une réalité dont on devient responsable.
Idéal : modèle qu'on se compose, en vue de l'admirer et de l'imiter. L'idéal est toujours nettoyé d'un peu de réalité qui ferait tache.
Le sondage est devenu une sorte de réalité supérieure ; ou pour le dire autrement, il est devenu la vérité.
Seule la réalité est capable d'éveiller l'oeil, de l'arracher à son rêve solitaire, à sa vision, pour le contraindre à l'acte conscient de voir, au regard.
Le divin est partout, même dans un grain de sable ; là je l'ai représenté dans les roseaux.
A l'ère de l'immédiat, un tweet chasse l'autre, mais ces instantanés diffusent une réalité sans filtre, sans décanter le vrai du faux, l'essentiel de l'inutile.
La vie n'est qu'une ombre ambulante, un pauvre joueur, qui se pavane et s'agite son heure sur la scène, et puis on n'entend plus ; c'est une histoire racontée par un idiot, pleine de bruit et de fureur, qui ne signifie rien.
Le théâtre doit parler des causes de la détresse humaine et des sources de la force humaine.
Dans un grain de sable voir un monde Dans chaque fleur des champs le Paradis.
Le but du théâtre est d'affronter les limites.
Le théâtre doit faire de la pensée le pain de la foule.
Se faire le spectateur de sa propre vie c'est échapper à toutes les souffrances de la vie.
La planète théâtre se renouvelle à chaque génération.