Nous nous piquons à nos opinions avec d'autant plus de violence que nous les sentons plus discutées ou plus douteuses, les tenant ainsi pour certaines à proportion qu'elles ne le sont pas.
Les couleurs politiques sont comme les couleurs du peintre, elles n'ont qu'une surface mince et cachent toutes la même toile.
Si les giboulées ne viennent pas en mars, elles viennent en avril.
Une meuf, ça se remplace. Ce n'est pas trop compliqué d'avoir envie de coucher avec une fille. Elles ont toutes plus ou moins quelque chose qui justifie qu'on s'intéresse à leur cas.
Nul ne voit jamais si clair aux affaires d'autrui que celui à qui elles touchent le plus.
Rendre la violence par la violence multiplie la violence, ajoutant une obscurité plus profonde à une nuit déjà dépourvue d'étoiles.
Quand on ne sait pas s'exprimer, quand on ne manie que de vagues approximations, comme beaucoup de jeunes, il ne reste que les poings, la violence fruste, stupide, aveugle.
Les choses les plus souhaitées n'arrivent point ; ou si elles arrivent, ce n'est ni dans le temps ni dans les circonstances où elles auraient fait un extrême plaisir.
La force naît par violence et meurt par liberté.
Les surprises de la pensée sont comme celles de l'amour : elles s'usent.
De même que le meilleur vin devient le plus aigre des vinaigres, ainsi l'amour le plus profond se transforme-t-il en la haine la plus implacable.
Je vois, vous vous prenez trop au sérieux pour vous soucier de ce que vous portez et vous mettez disons cet espèce de pull difforme mais ce que vous ne savez pas c'est que ce pull n'est pas juste bleu, [...] â–º Lire la suite
J'écris autrement que je ne parle, je parle autrement que je ne pense, je pense autrement que je ne devrais penser, et ainsi jusqu'au plus profond de l'obscurité.
J'aime les femmes dans toutes leurs différentes incarnations. Mes amis sont pratiquement toutes des femmes. Elles sont beaucoup plus intelligentes que les hommes.
L'absinthe apporte l'oubli, mais se fait payer en migraines. Le premier verre vous montre les choses comme vous voulez les voir, le second vous les montre comme elles ne sont pas ; après le troisième, vous les voyez comme elles sont vraiment.
Le bonheur humain est toujours fugace. On espère toujours des choses qui ne se produisent jamais ; si elles se produisent, elles nous déçoivent.
Les lois c'est comme les saucisses, il vaut mieux ne pas être là quand elles sont faites.
Les mères n'ont pas de rang, pas de place. Elles naissent en même temps que leurs enfants.
L'homme écrit sur le sable. Moi ça me convient bien ainsi ; l'effacement ne me contrarie pas ; à marée descendante, je recommence.
La violence est une nécessité personnelle pour les opprimés... Ce n'est pas une stratégie consciemment conçue. C'est l'expression profonde et instinctive d'un être humain privé d'individualité.
Non seulement les caresses possèdent une vertu tranquillisante et anti-douleur, mais en plus, elles participent à la constitution de l'identité et à l'émergence de la pensée.
Je ne suis pas comme les autres, telle est la formule de l'homme du troupeau. Car le châtiment qu'encourt l'individu contemporain est moins l'emprisonnement ou la répression que l'indifférence.
Les femmes profitent de tout pour vous enfoncer, elles adorent vous rappeler que vous êtes décevant.
Ma revendication en tant que femme c'est que ma différence soit prise en compte, que je ne sois pas contrainte de m'adapter au modèle masculin.
Les louanges seraient d'un grand prix si elles pouvaient nous donner les perfections dont on nous loue.
Il ne faut pas trop taxer la patience des femmes sous prétexte qu'elles en ont beaucoup. Quand elles l'ont épuisée, les choses n'en vont que plus mal.
Combien de temps tiendrons-nous le coup me demandais-je ? Combien de temps avant que l'un de nous se mette à délirer, à bafouiller devant le gamin ? Et que penserait-il alors ? Ce désert, cette solitude avait été le dernier domicile connu de [...] â–º Lire la suite
Quoique les hommes se flattent de leurs grandes actions, elles ne sont pas souvent les effets d'un grand dessein, mais des effets du hasard.
Dans le Coran il y a quelque chose de guerrier et de fort, quelque chose de viril, quelque chose de romain pour ainsi dire.
Reste à se demander si l'on peut attribuer des actes de violence au fondateur d'une religion, à celui qui en reste le modèle et à son enseignement.
Chaque homme doit avoir ainsi toute sa vie un âge essentiel auquel il aspire aussi longtemps qu'il ne l'a pas atteint, auquel il s'accroche quand il l'a dépassé.