Je sais que Dieu n'est pas une femme, car une femme n'aurait jamais créé l'homme avec tant d'imperfections !
Quand l'homme regarde la femme, il voit d'un oeil sa moitié et de l'autre sa rivale. La femme voit d'un oeil ou de l'autre, son appui et son maître, même quand elle se croit affranchie.
L'éternité est la serre où Dieu se fane depuis les commencements, et l'homme, de temps en temps, par la pensée.
L'homme est en droit de vouloir n'importe quoi d'une femme, mais, s'il ne veut pas se comporter en brute, il doit faire en sorte qu'elle puisse agir en harmonie avec ses illusions les plus profondes.
La muséographie contemporaine nous habitue curieusement à une "culture patrimoniale" comme si tout ce qui était produit par l'homme avait le musée pour destin présumé.
La femme doit cesser de se considérer elle-même comme l'objet de convoitise de l'homme.
L'homme est une création du désir, non pas une création du besoin.
L'excès du vin dégrade l'homme, aliène au moins sa raison pour un temps, et l'abrutit à la longue. Mais enfin le goût du vin n'est pas un crime ; il en fait rarement commettre ; il rend l'homme stupide et non pas méchant.
Le salut du monde est dans la souffrance de l'homme.
Un parvenu est l'homme qui est à la place où celui qui l'appelle ainsi n'est pas encore arrivé.
Il y a dans l'homme assez de beautés pour provoquer l'extase, comme on y trouve assez de laideurs pour vouloir le supprimer.
L'homme qui connaît son idéal et ne l'atteint pas est pire que l'homme sans idéal.
Aussi vrai que l'homme est le père de l'enfant, l'enfant est le père de l'homme.
Toute destinée, si longue, si compliquée soit-elle, compte en réalité un seul moment : celui où l'homme sait une fois pour toute qui il est.
Avec le monde a commencé une guerre qui doit finir avec le monde, et pas avant : celle de l'homme contre la nature, de l'esprit contre la matière, de la liberté contre la fatalité.
La vertu n'a besoin que d'elle-même ; elle rend l'homme aimable durant sa vie, et mémorable après sa mort.
La guerre est inhérente à l'homme, elle n'est pas à part. L'homme est immaîtrisable.
L'homme est le seul animal qui, pour se reproduire, commence par enfoncer sa langue dans la bouche de sa femelle. Toutes les autres bêtes sans exception trouvent du premier coup quels sont les organes adéquats.
L'amour de la liberté, sentiment si naturel à l'homme et si désespérant pour le captif.
Jouir avant de posséder voilà l'instinct de l'homme : posséder avant de jouir voilà l'instinct de la femme.
Si l'oeuvre de Dieu est tout entière bonne, c'est qu'elle est tout entière utile au salut de l'homme ; elle n'est donc pas en soi une fin, mais un moyen qui tire sa justification de l'usage que nous en faisons.
Il n'est pas bon de croire en l'homme, il vaut mieux être sûr de lui.
Il n'y a pas une seule culture au monde où il soit permis de tout faire. ET on sait bien depuis longtemps que l'homme ne commence pas avec la liberté mais avec la limite et la ligne de l'infranchissable.
Des Alpes aux Pyrénées et la main dans la main.Poètes, relevons-donc le vieux parler roman !C'est là le signe de famille,C'est là le sacrement qui unit le fils aux aïeux.L'homme à la terre ! C'est là le filQui tient le nid dans la ramée.
Une gangue de bois dur,Deux bras d'embryon,L'homme déchire son ventre,Et adore son membre dressé.
L'homme est un grain de poussière sur lequel Dieu a soufflé, et que ce souffle emporte vers la lumière, à travers les espaces sans bornes et les siècles sans nombre.
On dirait que l'homme peut tout supporter. Même ce qu'il n'a pas fait. Même l'idée qu'il n'en peut supporter davantage.
Il y a l'ennui de l'homme en manque de Dieu, mais il y a aussi l'ennui de Dieu en manque d'homme.
L'homme naît avec ses vices ; il acquiert ses vertus.
Nuance : quand l'homme est mort, on l'enterre ; quand l'arbre est mort, on le déterre !
La demeure de l'homme est l'horizon.
L'homme puissant lèse toujours l'homme faible.
Malheureux est l'homme qui change souvent d'amis.
L'homme le plus inquiet d'une prison est le directeur.
L'homme juge tout dans la minute présente, sans comprendre qu'il ne juge qu'une minute : la minute présente.
Le seul caractère qui distingue l'homme des autres vertébrés supérieurs est une timidité excessive, sa faculté de s'alarmer, et son incapacité de se lancer dans l'aventure sans une foule derrière lui.
L'homme est fait pour un instant de labeur et pour une éternelle paresse.
Quel auteur peut se vanter d'avoir assez d'imagination pour décrire des créatures galactiques plus effrayantes, plus dangereuses et plus imprévisibles que l'homme de tous les jours ?
L'homme appartient à ces espèces d'animaux qui, une fois blessés, peuvent devenir particulièrement féroces.
Sans la croyance en l'homme aucun art n'existe.
La preuve que l'homme descend du singe, c'est que, lorsqu'il se sent perdu, il se raccroche à toutes les branches.
Le temps est un fleuve où l'homme va à contre-courant. Il croit avancer tant qu'il peine sur la rame, Car ce qui flotte à l'entour le dépasse vers l'arrière.
Le langage de l'art du théâtre est un langage de proximité. A la mesure de l'homme.
Or, les actions particulières sont contingentes ; par suite, le jugement rationnel qui porte sur elles peut aller dans un sens ou dans l'autre, et n'est pas déterminé à une seule chose. En conséquence, il est nécessaire que l'homme ait le libre arbitre, par le fait même qu'il est doué de raison.
Si l'homme savait ce qu'est le tonnerre, il deviendrait cendre et poussière.
L'erreur que commentent la plupart des gens est de penser que l'homme politique est un homme, alors que c'est un homme politique.
Bien que les pieds de l'homme n'occupent qu'un petit coin de la terre, c'est par tout l'espace qu'il n'occupe pas que l'homme peut marcher sur la terre immense.
L'homme ne peut s'éclairer par Dieu ; c'est par l'homme qu'on essaiera d'éclairer Dieu.
L'homme prend, la femme s'éprend.
La peur aussi rend l'homme semblable à la bête et souvent le fait mourir.