L'homme qui en a compris un autre est en état de le dominer.
La femme est le roman de l'homme.
La chasse a toujours été la distraction favorite des hommes de guerre en temps de paix, c'est-à-dire dans les périodes plus ou moins brèves où la chasse à l'homme n'est pas ouverte.
Le silence de l'homme attire le silence de Dieu.
Fragile beauté maternelle où tous les âges de l'homme puisent leur raison d'être.
La vie de l'homme ne dure pas cent ans, mais il porte dans son intérieur le malheur de mille ans.
La liberté de l'homme n'est pas moins fondamentale que l'amour de la vérité.
L'homme a beau être blasé, guéri de tous les enthousiasmes, revenu de tous les emportements, il reste en lui un fonds éternel de jeunesse. L'amour est une aventure qui garde son attirance.
L'homme est lui-même metteur en scène, décorateur, costumier et acteur de sa propre tragédie. Personne n'y échappe.
Il ne suffit pas du tout à l'homme de savoir si Dieu est. Il veut savoir s'il est quelqu'un et s'il répond.
C'est là ce qu'on appelle l'âge mûr de l'homme : vivre des provisions amassées en route.
Le théâtre ne relève pas de la chasse à l'homme mais de la quête de l'être.
Si l'homme féconde la femme physiologiquement, celle-ci, du point de vue intellectuel, le lui rend bien.
Le grand acte de foi, c'est lorsque l'homme décide qu'il n'est pas Dieu.
Sans doute l'homme ne mérite-t-il d'être intégralement ni un objet d'amour ni un objet de haine pour l'homme. Bien connaître quelqu'un, c'est l'avoir tour à tour aimé et haï. Aimer et haïr, ce n'est qu'éprouver avec passion l'être d'un être.
Ce qui importe à l'homme ce ne sont pas les événements survenus dans sa vie, mais seulement la répercussion de ces événements dans sa conscience.
C'est dans les conditions toujours plus ou moins défavorables à la perfection que l'homme a la chance de percevoir l'essence.
Je veux dire que l'homme a un tyran, l'ignorance.
Sous sa carapace de lâcheté, l'homme aspire à la bonté et veut être aimé. S'il prend le chemin du vice, c'est qu'il a cru prendre un raccourci qui le mènerait à l'amour.
Si l'homme ne s'inquiète pas de ce qui est loin, le malheur est nécessairement près de lui.
C'est à la poésie que tend l'homme ; il n'y a de poésie que du concret.
Le raisonnement est aussi naturel à l'homme que le vol aux oiseaux.
Quinze ans. Cet âge où l'homme qui va être, cherche à effacer l'enfant qu'il est encore.
Il n'y a jamais eu de créature. Il n'y a jamais eu que le couple. Dieu n'a pas créé l'homme et la femme l'un après l'autre. Il a créé deux corps jumeaux, unis par des lanières de chair qu'il a tranchées depuis, le jour où il a créé la tendresse.
Il y a des erreurs mêlées à toute vérité ; il n'y a encore rien dans la pensée de l'homme d'assez parfait pour être définitif.
Quand l'homme a voulu imiter la marche, il a créé la roue, qui ne ressemble pas à une jambe. Il a fait du surréalisme sans le savoir.
Les désirs de l'homme sont des flèches de lumière. Ils peuvent explorer les rêves, visiter le pays des âmes, guérir la maladie, chasser la peur et créer des soleils.
Ce n'est pas suffisant d'être l'amour de quelqu'un. Ça ne signifie pas que tout va bien, ça ne signifie pas que tu es l'homme de ma vie et que je suis la femme de ta vie.
Je continue à croire que ce monde n'a pas de sens supérieur. Mais je sais que quelque chose en lui a du sens et c'est l'homme, parce qu'il est le seul être à exiger d'en avoir.
L'homme ajoute à toute sensation une autre sensation aussitôt qu'il commence à penser.
L'homme est le passé de la femme.
L'homme en proie au malheur cherche une consolation dans l'amalgame de sa peine à la peine d'autrui.
L'homme de qualité exige tout de soi. C'est un souverain. L'homme sans qualité exige tout des autres. C'est un despote.
Si l'homme civilisé devait tuer lui-même les animaux qu'il mange, le nombre des végétariens augmenterait de façon astronomique.
Tandis que l'homme devient un être humain par l'affirmation de lui-même, la femme le devient en renonçant à elle-même.
La censure intérieure de l'homme est impitoyable : nous ne connaissons même pas les pensées que nous ne voulons pas enfanter.
La liberté, pour l'homme consiste à faire ce qu'il veut dans ce qu'il peut, comme sa raison consiste à ne pas vouloir tout ce qu'il peut.
L'homme se distingue de l'animal par plusieurs traits remarquables. Il paie des impôts, écoute du rock'n'roll, rase les poils de son visage et fait cuire une bonne partie de ses aliments.
Le bien et le mal naissent dans l'homme Tel le poussin qui naît dans l'oeuf.
L'homme est un merveilleux phénomène qui semble tenir tout à la fois : d'un animal, d'un néant, d'un miracle, comme d'un Dieu.
La gaieté de l'homme conserve la beauté de la femme.
Connaître ce qui lui était caché, c'est la griserie, l'honneur et la perte de l'homme.
L'homme est l'être qui ne peut sortir de soi, qui ne connaît les autres qu'en soi, et, en disant le contraire, ment.
Que vaut le temps, s'il n'en reste plus pour s'émouvoir, s'attendrir, aimer ? Ce n'est pas nous qui décidons de notre temps, mais le temps qui tisse les jours, fait et défait les volontés, les aspirations de l'homme.
C'est parce qu'il attend peu du mariage que l'homme n'en désespère pas et qu'il ne voudra plus en sortir même en cas de faillite - comme on tient à un emploi qui ne vous donne plus de plaisir mais assure toujours vos fins de mois.
Pour l'homme avide, même la tombe est étroite.
Une nyphomane, c'est une femme qui est à peu près aussi obsédée par le sexe que l'est l'homme ordinaire.
Un projet de société se définit par la place qu'il attribue à l'homme, et par la relation qu'il établit entre l'individu et la collectivité.
Notre arrogance nous pousse à considérer que l'Homme est unique.
L'homme a créé les dieux et l'inverse reste à prouver.