L'expérience enseigne qu'aux moment redoutables de sa vie l'homme se la sauve qu'en la risquant.
Si vous voulez jouer votre rôle dans les affaires du monde, vous devez refuser de vous parer pour plaire à l'homme.
L'amour, naissance universelle, D'un coeur à l'autre se répand, La terre à l'homme, l'homme à elle.
Les voies de Dieu sont impénétrables, dit-on. Assurément. Je n'aurais jamais accepté, en aucune façon, de servir un Dieu dont les voies auraient été à la portée de la compréhension de l'homme.
Une femme ne doit pas trop aimer Dieu, se dit-il, car si elle l'aime plus que son mari, elle s'érige en conscience de l'homme, et le harcèle.
Les légumes et la femme nue, amènent l'homme dans la tombe.
L'homme sot cherche les racines du brouillard.
L'homme heureux connaît bien rarement ceux dont il possède le coeur.
Le grand destin de l'homme est de refuser son destin.
L'art est un holocauste : où c'est l'humanité entière qu'on voudrait détruire, pour le bien même de l'homme.
L'homme est à la fois le centre du mal et la source du bien.
Pour une satisfaction passagère, l'homme est capable d'oublier son âme.
L'homme qui dit que sa femme ne peut pas plaisanter, oublie qu'elle l'a pris.
L'homme de science le sait bien, lui, que seule la science, a pu, au fil des siècles, lui apporter l'horloge pointeuse et le parcmètre automatique sans lesquels il n'est pas de bonheur terrestre possible.
La conscience, comme l'appendice, ne sert à rien, sauf à rendre l'homme malade.
Il faut souhaiter que philosopher soit la manière la plus naturelle de parler de l'homme aux hommes.
On gagne toujours quand on parie sur l'homme.
L'homme sage s'interroge sur lui-même, l'homme vulgaire interroge les autres.
Pour trouver Dieu en réalité, il faut descendre jusqu'à cette profondeur de soi où l'homme n'est plus qu'image de Dieu ; là même où au jaillissement de soi, il ne se trouve plus que Dieu.
Si l'homme connaissait toutes ses passions et pouvait les contrôler, quel univers lugubre nous aurions ! La beauté de l'amour, de la jalousie, de la haine n'est due qu'à l'imprévisible...
Quand l'homme qui témoigne est armé d'un sabre, c'est le sabre qu'il faut entendre et non l'homme.
Il faut, à certaines heures, que l'homme soucieux, anxieux, tourmenté, se retire dans la solitude et qu'il ouvre un livre pour y chercher un principe d'intérêt, un thème de divertissement, une raison de réconfort et d'oubli.
Une mauvaise parole blesse l'homme comme six mois de froid.
Dans la condition où se trouve l'homme, Dieu se contente d'exiger de lui qu'il cherche la vérité le plus soigneusement qu'il pourra et que, croyant l'avoir trouvée, il l'aime et y règle sa vie.
L'art, avant d'être un instrument de volupté, est une affirmation des droits de l'homme.
L'homme n'amène pas son propre malheur, et si nous souffrons, c'est par la volonté de Dieu, bien que je n'arrive pas à comprendre pourquoi il se croit obligé de tellement en remettre.
Personne ne peut dire de quoi l'avenir sera fait, ce que l'homme sera capable de réaliser. Et c'est bien cette inconnue, ce côté imprévisible de l'homme qui rend la vie si intéressante !
Le malade est au médecin ce qu'est l'homme au romancier : un cas. Plus l'homme est touché, plus le romancier s'intéresse.
Sachez que dans la vie l'homme doit traverser un pont très, très étroit, mais ce qui est essentiel, le plus essentiel, c'est qu'il n'ait pas peur. Pas peur du tout.
Passé, avenir, pourquoi l'homme ne sait-il vraiment vivre que dans l'une ou dans l'autre, au mépris du présent ?
L'homme cultivé croit toujours qu'il se doit de protéger la nature alors qu'en fait, il est totalement dominé par cette dernière.
L'homme qui dort ne réveillera jamais la gloire.
L'homme qui a inventé le hamburger était intelligent ; l'homme qui a inventé le cheeseburger était un génie.
Océan. Masse d'eau occupant à peu près les deux tiers d'un monde destiné à l'homme - lequel est dépourvu de branchies.
Ici l'habit fait valoir l'homme, Là l'homme fait valoir l'habit.
Au frontispice de tous les théâtres, il faudrait écrire : ici n'entre pas l'homme de lettres.
On a depuis longtemps reconnu qu'un élément essentiel de la protection des droits de l'homme était une connaissance répandue parmi la population de leurs droits et de la manière dont ils pouvaient être défendus.
Le cri du pauvre monte jusqu'à Dieu, mais il n'arrive pas à l'oreille de l'homme.
L'homme est le seul animal qui se moque de lui-même.
Il n'y a rien de plus grand que l'homme, et rien de plus petit. Il n'y a rien de plus grand quand on regarde son âme, rien de plus petit quand on regarde son corps.
L'homme est un enfant qui s'est bouché.
La solitude est essentielle à l'homme. Chaque homme entre dans ce monde seul et le quitte de même.
La conscience de l'homme est une chose étrange, comme un feu que l'on croit éteint et qui se réveille.
Ayant créé le ciel et la terre, les étoiles et les plantes et les bêtes, l'homme et la femme, Dieu referme sa porte en disant : "Et maintenant je n'y suis pour personne".
Et c'est là le grand reproche que j'adresse au pseudo-humanisme: d'avoir trop longtemps rapetissé les droits de l'homme, d'en avoir eu, d'en avoir encore une conception étroite et parcellaire, partielle et partiale et, tout compte fait, sordidement raciste.
L'homme qui choisit le Mal est-il, peut-être, en un sens, meilleur que celui à qui on impose le Bien ?
L'homme politique qui prétend ne jamais avoir menti ne fait qu'un mensonge de plus.
L'homme doit trouver toute sa joie dans la possession de lui-même.
Nul ne sait si l'homme préhistorique était sensible aux senteurs des fleurs.
La rudesse du combat contre les choses pousse l'homme vers lui-même.