Quel est l'objet de l'homme qui jouit, n'est-il pas de donner à ses sens toute l'irritation dont ils sont susceptibles, afin d'arriver mieux et plus chaudement, au moyen de cela, à la dernière crise.
Appartenir à l'élite, cela ne dépend pas de la fonction, mais du caractère, de la valeur spirituelle de l'homme.
L'homme est responsable de Dieu.
Dire des bêtises est le seul privilège de l'homme qui le distingue de tous les autres organismes.
L'homme qui aime les siens est toujours enclin à des inquiétudes.
Le public a l'esprit juste, solide et pénétrant : cependant comme il n'est composé que d'hommes, il y a souvent de l'homme dans ses jugements.
L'homme est le roi de la création. Qui a dit cela ? L'homme.
Chacun lutte comme il peut contre l'angoisse de la mort et la solitude ; tracer des mots pour les écarter ne constitue pas l'un des plus mauvais moyens inventés par l'Homme.
L'homme est le seul animal qui fasse du feu, ce qui lui a donné l'empire du monde.
L'homme brave ne s'abat pas dans le malheur, et ne se cache pas dans l'adversité.
L'homme, du fait qu'il écrit des livres, se change en univers et le propre d'un univers c'est justement d'être unique. L'existence d'un autre univers le menace dans son essence même.
La vue d'un singe humilie l'homme : j'appelle cela un échec au roi.
L'homme heureux est celui qui, acceptant d'être malheureux, ne l'est plus.
Exploitation de l'homme par l'homme ? Donc, elle est humaine.
La richesse est un grand péché aux yeux de Dieu. La pauvreté est un grand péché aux yeux de l'homme.
Le repentir est le dernier profit que l'homme tire de sa faute.
La solitude est le lot de ce qui vit sur terre ; et des êtres terrestres, l'homme est le plus solitaires. D'autant plus solitaires, tristement, s'il est entouré de sa race.
Quel est donc cet instinct moral qui apprend à l'homme sans éducation, que la récompense de ces actions est dans le coeur de celui qui les a faites ? Il semble qu'en nous les payant, on nous les ôte.
Plus on étudie l'homme, plus on connaît que l'orgueil est sa passion dominante, et qu'il affecte la grandeur jusque dans la plus triste misère.
L'homme méchant n'est jamais qu'un pauvre imbécile.
Tant que l'homme sera mortel, il ne sera jamais décontracté.
L'homme peut aspirer à la vertu ; il ne peut raisonnablement prétendre de trouver la vérité.
Le sens de l'histoire d'un art est opposé à celui de l'Histoire tout court. Par son caractère personnel, l'histoire d'un art est une vengeance de l'homme sur l'impersonnalité de l'Histoire de l'humanité.
L'esprit de l'homme n'a point de bornes en ses aberrations.
L'homme parfait et supérieur ne connaît que la justice, les petites âmes ne connaissent que le gain.
Je crois que la meilleure définition de l'homme serait : créature à deux pieds et ingrate.
L'idée de Dieu aura fait de l'usage ! On ne voit pas par quoi la remplacer. Pourquoi alors l'homme ne ferait-il pas tout pour la garder, pour s'y cramponner ? De toute façon il ne trouvera pas mieux.
Mutation et sélection ont fait l'homme de la même façon qu'elles ont modelé n'importe quel autre être vivant, avec l'impression philosophiquement importante, que sans cette difficulté, nous n'aurions pas eu de raison de naître.
Ce n'est pas la crainte de la peine qui doit rendre l'homme bon, mais l'amour de la justice.
Les lieux inaccessibles au vol de l'oie sauvage ne le sont pas à l'homme qui cherche les richesses et la gloire.
L'homme n'est assuré de sa vie ni de sa mort, il est fragile autant que feuille de bananier ou écume sur les eaux.
L'homme instruit n'est qu'un pauvre ignorant quand il s'agit d'amour.
L'homme ne fait que se poursuivre dans ce qu'il fait. Il n'est indispensable qu'à lui-même. Il n'est pas sensible à la détresse de l'humanité, il n'est sensible qu'à la sienne.
Il vaut mieux être infidèle avec l'homme que l'on aime que fidèle avec un homme que l'on aime pas.
L'homme génétique nouveau pourra parler aux mouches.
Au teint, on juge l'étoffe ; au bouquet, le vin ; à l'odeur, la fleur ; au langage, l'homme.
L'homme a assez de raisons objectives pour s'attacher à la sauvegarde du monde sauvage. Mais la nature ne sera en définitive sauvée que par notre coeur. Elle ne sera préservée que si l'homme lui manifeste un peu d'amour.
On raconte que Dieu a créé l'homme à son image : il nous a donné là une piètre idée de ses charmes.
Si sauvage qu'elle soit par nature, la guerre n'en porte pas moins la marque des faiblesses humaines, et la contradiction que nous constatons ici, c'est à dire le fait que l'homme cherche et crée le danger tout en le redoutant, ne surprendra personne.
Les textes saints se sont trompés : il est bon - il est même excellent - que l'homme soit seul, mais il n'est pas assez sage pour chercher son vrai bonheur.
L'homme est un animal arrivé, voilà tout.
L'homme ne meurt que pour revivre.
C'est d'avoir été et de ne plus être qui arrache à l'homme le dernier lambeau de sa joie.
Les principes philosophiques, dialectiques matérialistes, ne sont pas le point de départ de la recherche mais son résultat final; ils ne sont pas appliqués à la nature et à l'histoire des hommes mais abstraits de celle-ci; ce ne sont pas [...] ► Lire la suite
Le malheur est un marchepied pour le génie, une piscine pour le chrétien, un trésor pour l'homme habile, pour les faibles un abîme.
L'homme est un être toujours et en tout essentiellement trompeur.
Une ville, c'est la synthèse des activités de l'homme, une preuve de son génie. On peut dire que c'est un acte de foi. La providence a fourni les matériaux ; ses créatures les ont utilisés.
L'homme ne pourra plus accepter de travailler sans créer ni participer aux décisions.
La morale raccourcit l'homme, l'homme raccourcit la vie...
Ce qui change le moins chez l'homme, ce sont les questions qu'il se pose sur lui-même.