L'homme bon ne va jamais assez loin, le méchant va toujours trop loin, en sorte que tous les deux manquent leur but.
L'homme dépend, dans une très large mesure, de l'idée qu'il se fait de lui-même.
Toujours l'homme chez qui une pensée germe sur une autre pensée s'éloigne de son but, parce que l'une affaiblit l'élan de l'autre.
En déchiffrant les secrets de la nature, l'homme ne prouve nullement que Dieu n'existe pas, il cesse d'éprouver le besoin de Dieu.
Grand est l'art inconscient du comédien en l'homme.
L'homme exploite l'homme et parfois c'est le contraire.
Seul est vraiment libre l'homme qui ne possède rien.
Le mystère n'est pas dans un décor, c'est l'homme qu'il hante.
Les maladies sont le plus court chemin de l'homme pour arriver à soi.
Chaque fois que les circonstances mettent en demeure l'homme politique de choisir entre le parti et la vérité, il est constant qu'il choisit le parti.
L'homme courageux n'abrège point sa vie en affrontant les dangers. Le poltron ne la conserve point en multipliant les précautions.
L'avantage du célibataire sur l'homme marié, c'est qu'il peut toujours cesser de l'être s'il trouve qu'il s'est trompé.
Le meilleur ménage est celui où la femme gouverne sans le vouloir et où l'homme est gouverné sans que les tiers s'en aperçoivent.
L'homme est le seul animal que la prise de poids inquiète.
La femme n'a, en somme, devant la millénaire inconscience de l'homme, qu'une alternative : la souffrance ou le durcissement.
L'homme traverse des printemps successifs. Mais pour la femme, il est beau de ne traverser qu'un seul rêve et d'en mourir.
La liberté devrait être le seul romantisme de l'être humain. C'est cela qui est respectable dans l'homme.
Il est réconfortant de voir comment peu à peu l'homme a réussi à donner libre cours à sa liberté d'interdire.
Le pire danger pour le soumis est l'homme libre de l'idéologie, ou qui s'en est libéré.
La Révolution, soleil dans le brouillard, Après avoir refait l'homme, refaisait l'art.
Rien n'est impossible à l'homme, ce qu'il ne peut faire, il le laisse.
Il y a dans la physionomie des animaux un naturel délicieux dont j'ai vainement cherché l'approchant chez l'homme et que j'appellerais : l'air bête.
Pour parvenir à pardonner à la raison le mal qu'elle fait à la plupart des hommes, on a besoin de considérer ce que serait l'homme sans sa raison.
Le bonheur de l'homme, en amour, se proportionne à la liberté dont jouissent les femmes.
Beaucoup de choses que la nature rend difficiles deviennent faciles à l'homme qui se sert de son cerveau.
La nature féminine n'est en rien inférieure à celle de l'homme, sauf pour son manque de force.
L'homme seul est l'auteur de sa propre histoire, même si l'histoire suit ses propres lois.
Dans le pardon de la femme, il y a de la vertu ; mais dans celui de l'homme, il y a du vice.
Quel châtiment plus monstrueux peut-il être infligé à l'homme, parfois, que de vivre parmi les hommes ?
L'amour, c'est le consentement de l'homme au bien voulu par la femme.
L'homme, depuis sa naissance, est coincé entre deux mirages : l'un qui le pousse dans le dos et qui est la mort, l'autre étant l'horizon de la vie qui recule sans cesse.
Redoute l'homme de rien si tu le traites avec honneur.
L'homme obtus manque d'esprit, le sot d'entendement.
L'homme est l'unique animal qui peut rester en bons termes avec ses victimes jusqu'à ce qu'il les dévore.
Le sexe, c'est ce qu'il y a de profond entre l'homme et la femme.
Les statues sont plus belles que l'homme et les poèmes aussi. Il n'y a donc qu'à penser aux morts pour penser plus haut que soi.
La marchandisation gagnant tout, jusqu'à l'homme lui-même, le monde deviendra une foire parcourue de bandes rivales.
Je définis la culture ainsi : c'est tout ce que les hommes ont imaginé pour façonner le monde, pour s'accommoder du monde et pour le rendre digne de l'homme.
L'homme n'aime compter que ses ennuis, mais il ne compte pas ses joies.
Dans la haine nazie il n'y a rien de rationnel : c'est une haine qui n'est pas en nous, qui est étrangère à l'homme.
Il faut que l'homme soit fort, audacieux, entreprenant ; que la femme soit faible, timide, dissimulée. Telle est la loi de la nature.
L'homme de ce temps a le coeur dur et la tripe sensible.
Le corps de la femme est comme le garde-manger des plaisirs de l'homme : quoi de plus simple que de mettre un cadenas au garde-manger.
Barbare ou civilisé, l'homme n'a jamais su ni façonner le monde à la mesure de son coeur, ni façonner ce coeur à la mesure de ses désirs.
Le crétin diffère moins de l'homme ordinaire que celui-ci ne diffère de l'homme de génie.
L'homme vit de pain et de mots, or on oublie parfois de lui offrir ces paroles qu'il prend plaisir à recevoir...
Le cancer dont l'homme, ce grand scientifique, cherche en vain à percer les secrets alors que, Dieu merci, il a triomphalement percé ceux de la machine à sécher le linge et ceux de l'action du vent sur les cerfs-volants.
On peut avoir des raisons de dire la vérité ; d'éviter un scandale ; mais comment défendre l'homme par qui le scandale arrive et qui ne dit pas la vérité.
Le livre est l'ami de la solitude. Il nourrit l'individualisme libérateur. Dans la lecture solitaire, l'homme qui se cherche lui-même a quelque chance de se rencontrer.
Dieu ayant créé l'homme à son image, plus on est proche de soi-même et plus on se rapproche de Dieu.