S'il y a quelque chose de plus méprisable que l'homme, et de plus abject, c'est beaucoup d'hommes.
Le vice a mille formes, un seul résultat : l'homme se déplaît à lui-même.
Ne jamais trouver toutes les qualités que l'on cherche réunies en un seul membre du sexe opposé ! D'un côté, l'abîme béant du compromis. De l'autre, l'existence survoltée et répréhensible de l'homme infidèle.
César avait raison de préférer la première place dans un village à la seconde à Rome. Non par ambition, ou par vaine gloire, mais parce que l'homme placé en second n'a le choix qu'entre les dangers de l'obéissance, ceux de la révolte, et ceux, plus graves, du compromis.
L'homme est toute vérité, la femme toute séduction.
Dieu est absolument pour l'homme ce que sont les couleurs pour un aveugle de naissance, il lui est impossible de se les figurer.
Dans l'homme assoupi, un singe se réveille.
S'il y a dans le sublime de l'homme les trois quarts de folie, il y a dans la sagesse les trois quarts de mépris.
Il est facile de supprimer de soi l'espoir et l'ambition. Ceci accompli, on supprime la peur qui est sûrement la raison essentielle du combat de l'homme dans sa vie de tous les jours.
On ne connaît pas du tout l'homme qu'on ne connaît pas très bien ; mais peu d'hommes méritent qu'on les étudie. De là vient que l'homme d'un vrai mérite doit avoir en général peu d'empressement d'être connu.
Nous sommes en train d'apprendre la politique de l'homme sans le ciel.
L'homme construit des maisons parce qu'il est vivant, mais il écrit des livres parce qu'il se sait mortel.
Non seulement le pain, mais le respect est aussi nécessaire à l'homme.
Le vote contre l'embargo américain démontre la nécessité de mettre fin au blocus [contre Cuba], mais aussi au système qui engendre l'injustice sur notre planète, dilapide les ressources naturelles et met en danger la survie de l'homme.
Une démonstration grandiose de la misérable subjectivité de l'homme qui lui fait tout rapporter à lui-même est offerte par l'astrologie qui met en rapport la trajectoire des grands corps célestes et le misérable moi.
L'esprit est le côté partiel de l'homme ; le coeur est tout.
J'ai appris que le courage n'était pas l'absence de peur, mais le triomphe sur elle. L'homme courageux n'est pas celui qui n'a pas peur, mais celui qui vainc cette peur.
L'homme est ainsi, cher monsieur, il a deux faces : il ne peut pas aimer sans s'aimer.
C'est un supplice pour l'homme qu'on lui résiste. C'en est un bien plus grand pour la femme que de résister.
L'homme commence et Dieu achève.
L'homme est ainsi fait qu'il ne peut s'empêcher de taper dans un ballon qui approche. C'est dans le sang. Et quand un ballon s'éloigne, il se met à courir après.
Ce n'est rien que de prouver l'existence de Dieu. Il reste à le rendre réel. Et Dieu ne sera réel qu'autant qu'on aura montré en lui le principe de l'homme.
L'homme est le seul être qui éprouve le besoin d'accomplir des actes inutiles.
La vraie barbarie, c'est Dachau ; la vraie civilisation, c'est d'abord la part de l'homme que les camps ont voulu détruire.
La réalité, elle serait très bonne et très simple, si l'homme ne s'était pas mis en tête de vouloir expliquer ce qu'elle est.
La petite part de bonheur à laquelle l'homme peut prétendre n'existe que dans la mesure où il cesse de penser à lui.
La Bible dit que l'homme a été fait à l'image de Dieu - et il est vrai que l'homme et le Dieu se ressemblent jusque dans leurs colères.
L'homme de qualité se détourne de la femme comme le gastronome répugne aux viandes molles.
Et quand je vois passer un chat je dis : "Il en sait long sur l'homme".
L'homme appartient à ces espèces d'animaux qui, une fois blessés, peuvent devenir particulièrement féroces.
L'excès du vin dégrade l'homme, aliène au moins sa raison pour un temps, et l'abrutit à la longue. Mais enfin le goût du vin n'est pas un crime ; il en fait rarement commettre ; il rend l'homme stupide et non pas méchant.
C'est mettre en contradiction les lois avec les sentiments naturels que d'exiger d'un accusé le serment de dire la vérité, alors qu'il a tout intérêt à ne pas la dire. L'homme peut-il jurer de bonne foi de contribuer à sa propre perte ?
A peine l'homme découvre-t-il l'intelligence qu'il tente de l'impliquer dans sa propre stupidité.
L'émancipation de l'homme occidental s'est construite sur un partage entre la raison et le sacré, le temporel et le spirituel.
L'homme, dans sa maison, n'habite pas l'escalier, mais il s'en sert pour monter et pénétrer partout ; ainsi l'esprit humain ne séjourne pas dans les nombres, mais il arrive par eux à la science et à tous les arts.
C'est parce que l'homme peut dire non que son oui prend une pleine résonance et se place dans le même registre que le oui de Dieu.
Nous avons eu Dieu, la raison, la nation, le progrès, le prolétariat. Il fallait aux sauveteurs un radeau de sauvetage. Voilà donc, pour les aventuriers de l'Arche Perdue, les droits de l'homme comme progressisme de substitution.
Il y a une voie qui paraît droite à l'homme, dont la fin néanmoins conduit à la mort.
Pour ne point rougir devant sa victime, l'homme qui a commencé par la blesser, la tue.
Peut-être ne suffisait-il pas de cesser d'appeler relation avec Dieu, ou avec les dieux, la très vieille relation de l'homme et de l'univers, pour qu'elle cessât d'exister.
L'homme honnête mange n'importe où, mais pas avec n'importe qui.
Plus l'homme est mauvais, meilleur est le soldat.
En cela, notre âge d'infamie L'homme n'a d'autre choix que d'être un tyran, un traître, un prisonnier: il n'a pas d'autre choix.
L'homme désire plus vivement le pouvoir sur les autres, à mesure qu'il en a moins sur lui-même.
La mort ? La fin au goût âcre des rêves de l'homme.
Le couronnement de toute vie humaine est le souvenir qu'on conservera d'elle, et la consolation suprême qu'on promet à l'homme par-delà la mort, c'est la "mémoire éternelle".
Aucun effort ne peut aboutir si la divinité en a décidé autrement mais l'inverse n'est pas vrai : aucune victoire ne peut être obtenue, quand les dieux lui sont favorables. Si l'homme ne va pas, le tout premier, au-devant de leurs désirs.
Dans le vin on oublie tous les maux, Sans vin l'homme est à moitié mort.
L'homme est une création du désir, non pas une création du besoin.
De tous les sentiments dont le coeur de l'homme est capable, il n'y a que l'amour de Dieu par où l'homme puisse rendre en quelque manière la pareille à Dieu.