Je sais enfin ce qui distingue l'homme de la bête : ce sont les ennuis d'argent !
L'homme est toujours le même : les systèmes qu'il crée sont toujours imparfaits, et d'autant plus imparfaits qu'il est sûr de lui.
C'est après dîner que l'homme a le plus d'idées. L'estomac rempli semble dégager la pensée, comme ces plantes qui suent instantanément par leurs feuilles l'eau dont on a arrosé leur terreau.
L'homme est peuplé de nuages qui le connaissent depuis l'enfance.
L'homme rapproche les espaces par le Commerce et les temps par le Crédit.
Ne disons pas du mal du diable : c'est peut-être l'homme d'affaires du bon dieu.
L'homme naît bon. Ca commence à se dégrader entre six et sept mois.
Si dieu avait eu besoin d'être adoré, il n'eût créé que des chiens. Le chien est bien plus apte que l'homme à l'amour.
L'homme politique qui prétend ne jamais avoir menti ne fait qu'un mensonge de plus.
L'homme de science le sait bien, lui, que seule la science, a pu, au fil des siècles, lui apporter l'horloge pointeuse et le parcmètre automatique sans lesquels il n'est pas de bonheur terrestre possible.
L'homme a appris à concentrer le temps.
Dieu créa l'homme à son image.
Jésus est ressuscité aussi dans l'animalité de l'homme.
L'homme sage trouve en lui-même une seule arme défensive, commune à chacun, utile et salutaire à tous, et quelle est cette arme ? La défiance. Portez-la toujours avec vous, ayez soin de vous en couvrir ; tant que vous ne la quitterez pas, vous n'aurez rien à craindre.
Le divin de l'homme se voit dans les yeux, les gestes, le corps.
On ne peut comprendre l'homme en-dehors de la nature, et la nature est incompréhensible sans l'homme.
Je n'ai jamais vu la dignité de l'homme que dans la sincérité de ses passions.
L'homme est un bipède omnivore qui porte des bretelles.
Si l'homme n'a pas le pouvoir de modeler le monde à sa convenance, il a du moins celui de tailler des verres qui lui permettent de le faire apparaître à peu près comme il veut.
L'homme vit souvent avec lui-même, et il a besoin de vertu ; il vit avec les autres, et il a besoin d'honneur.
Ce qu'il y a de plus impressionnant chez l'homme, probablement la seule chose qui excuse sa folie ou sa brutalité, est le fait qu'il ait inventé le concept de ce qui n'existe pas.
L'homme n'a rien vraiment sien que ce qu'il donne.
L'homme est entraîné par son esprit à des souffrances qui sont bien au-dessus de sa condition.
Votre erreur est de croire que l'homme à quelque chose à faire en cette vie.
Les serments qu'échangent deux amants sont aussi raisonnables que le seraient ceux qu'échangeraient un gigot et l'homme qui l'entame.
L'homme est le rêve de sa pensée.
Sois comme une tour solide dont la hauteur courageuse reste inébranlable par tous les vents qui soufflent ; l'homme qui laisse ses pensées être détournées par une chose ou une autre, perdra de vue son vrai but, son esprit sapé de ses forces.
L'Homme peut-il se sentir maître sans avoir accomplit son acte fastidieux ?
Le temps scinde tout ce que l'homme tente de souder.
Il faut souhaiter que philosopher soit la manière la plus naturelle de parler de l'homme aux hommes.
Le snob est un enfant des sociétés aristocratiques. Perché sur son barreau, il respecte l'homme du barreau supérieur, et méprise l'homme du barreau inférieur, uniquement sans s'informer de ce qu'ils valent.
L'homme ne connaît pas le prix des plaisirs de la vie avant d'en avoir éprouvé les malheurs.
Le cinéma américain reproduit à l'infini une image héroïque de l'homme qui doit vaincre une menace extérieure pour continuer à vivre en paix.
Ce n'est point à Dieu de descendre sur la terre, c'est à l'homme à monter au ciel.
L'homme est ainsi fait, il espère contre toute vraisemblance.
De toutes les activités auxquelles l'homme s'est jusqu'alors essayé - guerre, politique, religion, jeux violents, sadisme sans réciprocité - faire de l'argent reste socialement la moins dommageable.
L'homme d'aujourd'hui est colossal par l'énormité des responsabilités qui pèsent sur lui, et minuscule devant l'immensité des tâches qui de toutes parts l'appellent.
En réalisant ses désirs, autrement dit en se réalisant soi-même, l'homme réalise l'absolu.
L'homme ne promène pas son chien, c'est lui qui est promené par son chien.
Il est facile de dire qu'on est heureux et gênant d'avouer qu'on ne l'est pas. Peut-être parce qu'au fond, l'homme est fait pour le bonheur et que les malheurs viennent de lui-même.
Il y a loin de l'homme qui méprise l'argent à celui qui est véritablement honnête.
Les livres relatent toujours l'histoire de l'homme. Ils racontent ses rêves, ses guerres, ses conquêtes, ses exploits. Son salut ou sa perte. L'homme est seul à se sauver parce que lui seul dispose du temps et de l'espace.
L'homme ne croit pas ce qui est, il croit ce qu'il désire qui soit.
La vertu d'amour est un don d'en haut, une grâce qui descend dans le coeur de l'homme, s'il en est digne.
La femme est le pense-bête de l'homme.
L'imagination a été donnée à l'homme pour compenser ce qu'il n'est pas. L'humour pour le consoler de ce qu'il est.
La main destructive de l'homme n'épargne rien ; il tue pour se nourrir, il tue pour se vêtir, il tue pour attaquer, il tue pour se défendre, il tue pour s'instruire, il tue pour s'amuser, il tue pour tuer ; il a besoin de tout, et rien ne lui résiste.
La femme est la poésie, l'homme la prose.
De nos jours, l'homme du monde est celui qui a assez d'argent pour faire ce que feraient tous les sots, s'ils en avaient les moyens : c'est-à-dire consommer sans produire.
L'homme ne refuse pas son soupir à la mort qui arrive.