Selon le lieu de sa naissance, l'homme vit bien, vit assez mal ou ne vit pas du tout.
L'homme d'un jour n'aime qu'un jour.
L'homme n'est rien, une buée, une ombre absorbée par les ombres.
L'homme qui n'a pas de musique en lui-même, ni n'est ému par la concorde des sons doux, est apte aux trahisons, aux stratagèmes et au butin.
L'homme est ainsi, il a deux faces : il ne peut pas aimer sans s'aimer.
Si marcher sur deux jambes n'est pas naturel à l'homme, c'est quand même une invention qui lui fait honneur.
L'homme généreux invente même des raisons de donner.
Une seule pensée de l'homme vaut plus que l'univers tout entier.
Une des plus vraies satisfactions de l'homme, c'est quand la femme qu'il a passionnément désirée et qui s'est refusée opiniâtrement à lui cesse d'être belle.
La lucidité procède d'une raison solitaire, réduite à l'homme.
Une variété de l'homme de lettres est le monsieur "qui fait des travaux".
Si les portes de la perception étaient purifiées,Toutes les choses apparaîtraient à l'homme telles qu'elles sont, infinies.Car l'homme s'est enfermé, jusqu'à voir toutes chosesAu travers des étroites fentes de sa caverne.
L'homme a du génie lorsqu'il rêve.
On se dit quelquefois : si Dieu était partout, où se trouverait l'homme ?
L'existence de l'homme porte la vieillesse du monde.
L'homme moderne a remplacé Dieu par la science, et le bien et le mal par le permis et l'interdit, mais quand la terre tremblera il reviendra à ses idoles.
L'homme compense le poids du mal dont on lui a écrasé l'échine par la masse de sa haine.
L'homme, c'est le nom commode qu'on a donné, complet, fini, satisfaisant, à quelque chose qui ne l'est guère. On a fait l'opération contraire avec le mot Dieu.
Les deux plus belles conquêtes que l'homme ait faites sur lui-même, c'est le saut périlleux et la philosophie.
L'homme supérieur n'est jamais gênant pour personne.
L'homme est un mélange de raison et de folie qui le rend souvent plus digne de pitié que de mépris.
Il est bien difficile de dire si l'homme naît méchant ou s'il le devient tout de suite.
La seule supériorité réelle de l'homme jaillit du sens de l'absurde qui le saisit quand il se réfléchit, quand il se demande ce qu'il est venu faire en ce monde.
Sous le capitalisme, l'homme exploite l'homme. Sous le communisme, c'est tout le contraire.
L'essence de la raison ne consiste pas à assurer à l'homme un fondement et des pouvoirs, mais à le mettre en question et à l'inviter à la justice.
La seule chose qui élève l'homme au-dessus de l'animal est la parole ; et c'est elle aussi qui le met souvent au-dessous.
Plus que l'homme, la femme tient à se tenir à la hauteur de l'opinion qu'on se fait d'elle.
Au-delà de l'Homme et de l'humanité, la personne est à naître.
Les poètes doivent être la grande étude du philosophe qui veut connaître l'homme.
Ce qui compte dans l'homme, c'est le moulin à vent.
Dieu créa l'homme, puis il eut peur qu'il s'ennuyât il lui donna la femme. Peu après, pris de remords, Dieu eut peur qu'elle l'ennuyât, il lui envoya le tabac.
On peut se demander si les convictions les plus fanatiques ne servent pas parfois de simple lest au milieu du vide que l'homme a créé en persistant à s'interroger sur l'idée de Dieu et le sens ultime des choses.
L'homme est ainsi fait, il espère contre toute vraisemblance.
L'homme est, de tous les êtres vivants, le seul à courir deux plaisirs à la fois.
Le meurtre, chez l'homme, c'est tout près, c'est juste sous la peau, frémissant, c'est au bord des yeux comme le désir, à fleur de tête. Le meurtre, en un sens, n'est qu'une figure du désir : c'est l'envie de vous le faire passer.
La liberté de l'homme commence à la libération de sa dette sociale.
La fidélité n'est pas plus naturelle à l'homme que la cage au tigre.
Si la femme, dit le poète, est l'avenir de l'homme, il arrive parfois, loin des chansons, que l'enfant soit le passé de la femme.
Je plains l'homme accablé du poids de son loisir.
Dieu punit l'homme de ses fautes en le laissant vivre.
Ce qui relève de la biologie : découvrir, si possible, des règles universelles d'évolution des espèces, mais aussi des règles universelles sur lesquelles sont fondées ces possibilités d'individuation, poussés au plus haut point chez l'homme.
Les gens caquettent à qui mieux mieux. L'homme ne descend pas du singe, il descend de la poule.
La femme ne pardonne pas à l'homme de deviner ce qu'elle pense à travers ce qu'elle dit.
Quel est le destin de l'homme ? Etre un homme.
L'homme a inventé le pouvoir des choses absentes.
J'crois beaucoup en l'chiffre, peu en l'homme.
Que sert à l'homme de gagner tout le monde, s'il perd son âme ? Qui veut garder son âme, la perdra.
L'homme tire le bien qu'il fait de son coeur, non de sa bourse.
La loi et l'équité sont deux choses que l'homme a unies, mais que l'homme a séparées.
Je crois en définitive, que l'homme est un être si libre que l'on ne peut lui contester le droit d'être ce qu'il croit qu'il est.