L'homme qui relit et qui tient la plume pour se corriger est plus ou moins un autre homme que celui du premier jet. Il y a deux choses que l'expérience doit apprendre : la première, c'est qu'il faut beaucoup corriger ; la seconde, c'est qu'il ne faut pas trop corriger.
Sous le magnétisme de l'amitié, l'homme modeste s'enhardit ; le timide, confiant; le paresseux, actif; et les impétueux, prudents et paisibles.
L'homme est en effet le seul mammifère suffisamment évolué pour penser enfoncer des tisonniers dans l'oeil d'un lieutenant de vaisseau dans le seul but de lui faire avouer l'âge du capitaine.
L'homme creuse des piscines pour marquer son territoire...
La réalité du mal est à l'homme ce que l'idée de Dieu est à l'esprit humain.
Je me suis découvert moi-même. Je voulais savoir qui est l'acteur et qui est l'homme. Le sujet de mon livre est l'homme et non l'acteur.
Plusieurs philosophes ont défini l'homme un animal qui sait rire. Ils auraient aussi bien pu le définir un animal qui fait rire, car si quelque autre animal y parvient, ou quelque objet inanimé, c'est par une ressemblance avec l'homme, par la marque que l'homme y imprime ou par l'usage que l'homme en fait.
L'homme nie essentiellement ses besoins animaux, c'est le point sur lequel portèrent la plupart de ses interdits, dont l'universalité est si frappante et qui vont en apparence si bien de soi qu'il n'en est jamais question.
Quand j'ai épousé le prince Rainier, j'ai épousé l'homme et non ce qu'il représentait ou ce qu'il était. Je suis tombée amoureuse de lui sans penser à autre chose.
Quand il sait son devoir, l'homme est un dieu pour l'homme.
Ce que je puis dire, c'est ceci : Je ne connais aucun livre qui fasse plus penser, qui jette sur l'homme et la société des aperçus plus neufs et plus féconds, qui produise au même degré le sentiment de l'évidence.
Si une chose est possible à l'homme, dis-toi qu'elle est à ta portée.
L'homme est tout ce qu'on voudra, mais non pas raisonnable.
L'homme en général est un Alcibiade : À force d'amabilité il est partout l'enfant flatteur de la Nature.
- L'homme est pas fait pour travailler, c'est pas naturel.- C'est anomalique.- Mais oui...
Quand la passion emporte l'homme, la raison le suit en pleurant et en l'avertissant du danger. Mais dès que l'homme s'est arrêté, la passion lui crie : « Et moi, je vais donc mourir ? »
Dans l'indigent, on ne perçoit que l'indigence, pas l'homme.
Je vais vous dire ce qu'est l'homme. C'est un monstre, un foetus éjecté privé de son développement naturel, jeté au monde avec une couverture nue de parchemin, avec trop peu de place pour ses dents et un crâne bombé mou comme une bulle. Mais la nature y remue un pudding.
L'homme est un accident sur la terre, le sais-tu ?
La théorie de l'évolution par sélection naturelle de Darwin est satisfaisante parce qu'elle nous montre comment la simplicité peut devenir complexité, comment des atomes désordonnés peuvent se grouper en motifs toujours plus compliqués et finir par fabriquer l'homme.
L'homme sera finalement gouverné par Dieu ou par des tyrans.
L'homme n'est pas une chose mais un être vivant, pris dans un processus continuel de développement. A chaque point de sa vie, il n'est pas encore ce qu'il peut être et que peut-être il sera.
Déjà à l'origine de l'espèce l'homme était égal à ce qu'il était destiné à devenir.
Au cours de notre histoire, nous avons bâti des villes, des ponts, des églises. Beaucoup ont brûlé, ont étè detruits par les guerres, les révolutions, les fautes de l'homme. Chaque fois, à chaque fois nous les avons construit.
Jusqu'au jour où l'homme, cessant enfin d'être un loup pour l'homme, il n'y aura plus de famine, de taudis ni de guerre, plus d'enfants sans amour, de vieillards sans foyer, tous ceux qui vivront auront le droit de vivre.
L'Occident a besoin de quelqu'un pour dire à l'homme qui se promène avec le plus gros bâton du monde, que ce bâton ne peut pas faire tomber la maison de dieu.
Le sentiment qui ne s'accompagne pas de discernement est une boisson fadasse, c'est un fait, mais le discernement que ne tempère pas le sentiment constitue une bouchée trop amère et trop sèche pour que l'homme parvienne à l'avaler.
L'homme ne peut pas vraiment s'améliorer sans améliorer les autres.
Nous partons de l'homme pour arriver à tout, même à Dieu.
L'homme ne se voit pas naître, il peine à mourir et il oublie de vivre.
Outre que l'homme ne peut sans déroger s'abaisser à certaines tâches socialement désignées comme inférieures (entre autres raisons parce qu'il est exclu qu'il puisse les accomplir) les mêmes tâches peuvent être nobles et difficiles, quand elles sont réalisées par des hommes, ou insignifiantes et imperceptibles, faciles et futiles, quand elles sont accomplies par des femmes.
L'homme montre un visage où resplendit une âme intacte qui n'abdiquera qu'au dernier moment.
La seule grandeur pour l'homme est l'immortalité.
Le poète, c'est l'homme attentif à des riens.
Dieu en créant l'homme a quelque peu surestimé ses capacités.
Le danger, quand on ne le voit pas, a le caractère vague et approximatif des conceptions humaines. La peur s'estompe ; et, faute de stimulant, l'Imagination, cette ennemie de l'homme, mère de toutes les terreurs, s'endort dans l'engourdissement qui suit l'épuisement de l'émotion.
Miroir. Surface vitreuse sur laquelle est reflétée une image fugitive pour la grande désillusion de l'homme.
Souvent l'homme souhaite ce qui va hâter sa perte.
Pour l'homme, il convient de faire plus grand cas de l'âme que du corps. Car l'excellence de l'âme corrige la faiblesse du corps, mais la force corporelle, sans la raison, est absolument incapable d'améliorer l'âme.
Que veut Dieu ? Le Bien ? Ou que l'on choisisse le Bien ? L'homme qui choisit le Mal est-il peut-être, en un sens, meilleur que celui à qui on impose le Bien ? Question ardues et qui vont loin.
Un jour qu'un homme avait insulté un sage, celui-ci demanda : « Si quelqu'un refuse d'accepter un présent, à qui ce présent appartiendra-t-il ? », « À celui qui l'a offert. », répondit l'homme. « Dans ce cas, je refuse d'accepter tes paroles offensantes.
La femme, c'est le corps de l'homme.
La question qui agite le monde n'est pas de l'homme à l'homme, elle est de l'homme à Dieu.
Là où l'homme aperçoit un tout petit peu d'ordre, il en suppose immédiatement beaucoup trop.
L'homme doit retrouver la voie de l'amour, et au bout de l'amour il trouvera dieu.
Les grands livres sont ceux qui grandissent de concert avec l'homme.
L'homme est absurde par ce qu'il cherche, grand par ce qu'il trouve.
Joséphine Baker portait une certaine idée de l'Homme, militait pour la liberté de chacun. Sa cause était l'universalisme, l'unité du genre humain. L'égalité de tous avant l'identité de chacun.
Les Français ont plus de foi dans l'homme qu'ils n'ont d'illusions sur les hommes.
La conviction de l'exigence d'autonomie de l'économie, qui ne doit pas tolérer "d'influences" de caractère moral, a conduit l'homme à abuser de l'instrument économique y compris de façon destructive.