L'homme est entraîné par son esprit à des souffrances qui sont bien au-dessus de sa condition.
Il est facile de dire qu'on est heureux et gênant d'avouer qu'on ne l'est pas. Peut-être parce qu'au fond, l'homme est fait pour le bonheur et que les malheurs viennent de lui-même.
L'exercice des droits naturels de la femme n'a de bornes que la tyrannie perpétuelle que l'homme lui oppose.
La solitude est essentielle à l'homme. Chaque homme entre dans ce monde seul et le quitte de même.
S'il y a quelque chose de plus méprisable que l'homme, et de plus abject, c'est beaucoup d'hommes.
L'homme de science le sait bien, lui, que seule la science, a pu, au fil des siècles, lui apporter l'horloge pointeuse et le parcmètre automatique sans lesquels il n'est pas de bonheur terrestre possible.
L'homme n'a été fait ni par lui-même, ni pour lui-même, mais par Dieu et pour Dieu.
Ce n'est point à Dieu de descendre sur la terre, c'est à l'homme à monter au ciel.
La grandeur de l'homme est qu'il peut trouver à peiner là où une fourmi se reposerait.
Ne disons pas du mal du diable : c'est peut-être l'homme d'affaires du bon dieu.
Le public a l'esprit juste, solide et pénétrant : cependant comme il n'est composé que d'hommes, il y a souvent de l'homme dans ses jugements.
La vraie fin de l'homme, ce n'est pas la mort, c'est sa perfection.
Il est difficile à supporter le langage de l'homme qui dit ce que pensent les autres.
L'homme désarmé n'est pas seulement sans défense, il est aussi méprisable.
La main destructive de l'homme n'épargne rien ; il tue pour se nourrir, il tue pour se vêtir, il tue pour attaquer, il tue pour se défendre, il tue pour s'instruire, il tue pour s'amuser, il tue pour tuer ; il a besoin de tout, et rien ne lui résiste.
Il a été donné à l'homme de penser pour savoir aimer. Le sait-il ? Il a été donné à l'homme de penser pour savoir survivre. Survit-il vraiment ?
L'homme peut aspirer à la vertu ; il ne peut raisonnablement prétendre de trouver la vérité.
Chacun poursuit en lui sa Route des Indes et l'homme est plus vaste que la terre, dont on fait le tour en quelques heures.
Les vers ajoutent de l'esprit à la pensée de l'homme qui en a quelquefois assez peu ; et c'est ce qu'on appelle talent.
L'homme d'aujourd'hui est colossal par l'énormité des responsabilités qui pèsent sur lui, et minuscule devant l'immensité des tâches qui de toutes parts l'appellent.
L'homme d'aujourd'hui a pris l'habitude d'être intelligent pour tout, sauf pour les choses de Dieu.
L'homme ne fait que se poursuivre dans ce qu'il fait. Il n'est indispensable qu'à lui-même. Il n'est pas sensible à la détresse de l'humanité, il n'est sensible qu'à la sienne.
L'homme a beaucoup appris qui a beaucoup souffert.
Mais l'homme est l'insuffisance vivante, l'homme a besoin de savoir, il perçoit désespérément qu'il ignore.
L'esprit de l'homme n'a point de bornes en ses aberrations.
Appartenir à l'élite, cela ne dépend pas de la fonction, mais du caractère, de la valeur spirituelle de l'homme.
La vertu d'amour est un don d'en haut, une grâce qui descend dans le coeur de l'homme, s'il en est digne.
L'homme seul est toujours en mauvaise compagnie.
Tant que l'homme sera mortel, il ne sera jamais décontracté.
L'homme ne saurait connaître la loi, mesurer ses limites, qu'en passant outre.
L'homme serait probablement un animal assez supportable, s'il consentait un peu moins à se laisser emmerder par ceux qui veulent faire son bonheur.
Quel est l'objet de l'homme qui jouit, n'est-il pas de donner à ses sens toute l'irritation dont ils sont susceptibles, afin d'arriver mieux et plus chaudement, au moyen de cela, à la dernière crise.
Une gangue de bois dur,Deux bras d'embryon,L'homme déchire son ventre,Et adore son membre dressé.
De toutes les activités auxquelles l'homme s'est jusqu'alors essayé - guerre, politique, religion, jeux violents, sadisme sans réciprocité - faire de l'argent reste socialement la moins dommageable.
Il y a un mode par lequel l'homme diffère de tous les autres êtres : c'est non pas par avoir, mais par connaître qu'il a.
L'homme ne connaît pas le prix des plaisirs de la vie avant d'en avoir éprouvé les malheurs.
La femme est plus apte que l'homme à faire des explorations et à prendre des mesures plus audacieuses dans l'ahimsa.
L'homme recommence toujours tout, même dans sa propre vie.
C'est le devoir de l'homme de lutter contre l'homme pour l'empêcher de devenir trop puissant, par conséquent dangereux.
L'homme a assez de raisons objectives pour s'attacher à la sauvegarde du monde sauvage. Mais la nature ne sera en définitive sauvée que par notre coeur. Elle ne sera préservée que si l'homme lui manifeste un peu d'amour.
C'est d'avoir été et de ne plus être qui arrache à l'homme le dernier lambeau de sa joie.
La morale raccourcit l'homme, l'homme raccourcit la vie...
Le sage, quoique appauvri, reste fort ; l'homme vulgaire, s'il est appauvri, aussitôt devient vicieux.
L'homme tranquille ne parle pas ; l'eau tranquille ne coule pas.
L'homme est un être toujours et en tout essentiellement trompeur.
La vue d'un singe humilie l'homme : j'appelle cela un échec au roi.
L'homme doit s'applaudir d'être frivole ; s'il ne l'était pas, il sécherait de douleur en pensant qu'il est né pour un jour, entre deux éternités, et pour souffrir onze heures au moins sur douze.
Depuis des siècles, l'homme entretient avec l'homme un seul et même monologue.
Chacun lutte comme il peut contre l'angoisse de la mort et la solitude ; tracer des mots pour les écarter ne constitue pas l'un des plus mauvais moyens inventés par l'Homme.
On raconte que Dieu a créé l'homme à son image : il nous a donné là une piètre idée de ses charmes.