Les textes saints se sont trompés : il est bon - il est même excellent - que l'homme soit seul, mais il n'est pas assez sage pour chercher son vrai bonheur.
L'homme est ce qu'il pense.
Ce qu'il y a de plus impressionnant chez l'homme, probablement la seule chose qui excuse sa folie ou sa brutalité, est le fait qu'il ait inventé le concept de ce qui n'existe pas.
Quel est donc cet instinct moral qui apprend à l'homme sans éducation, que la récompense de ces actions est dans le coeur de celui qui les a faites ? Il semble qu'en nous les payant, on nous les ôte.
L'homme brave ne s'abat pas dans le malheur, et ne se cache pas dans l'adversité.
La beauté est la nature chez l'homme, la nature placée dans des conditions humaines.
L'esprit seul c'est le Dieu des hommes... La chair seule, c'est la brute. La chair et l'esprit, c'est l'homme, un dieu qui a des instincts de brute.
Le snob est un enfant des sociétés aristocratiques. Perché sur son barreau, il respecte l'homme du barreau supérieur, et méprise l'homme du barreau inférieur, uniquement sans s'informer de ce qu'ils valent.
A coté de celui de la femme, l'univers de l'homme est très vaste. Il appartient avant tout à son devoir et ne pense aux femmes que par intermittence. L'homme constitue l'univers de la femme. C'est aux autres choses qu'elle pense seulement par intermittence. La différence est considérable.
L'homme a beaucoup appris qui a beaucoup souffert.
Cybernétique : l'homme est plus apte à imiter la pensée qu'à imiter la vie.
Votre erreur est de croire que l'homme à quelque chose à faire en cette vie.
Quand l'homme se reconnaît trop faible pour réaliser ses désirs et satisfaire son orgueil, il les reporte, enfant, sur ses parents, homme vaincu par la vie, sur ses enfants à son tour.
Jésus est ressuscité aussi dans l'animalité de l'homme.
Il y a, entre l'homme d'esprit, méchant par caractère, et l'homme d'esprit, bon et honnête, la différence qui se trouve entre un assassin et un homme du monde qui fait bien des armes.
L'homme a appris à concentrer le temps.
Rien de meilleur à l'homme, que de se taire.
Ce n'est point à Dieu de descendre sur la terre, c'est à l'homme à monter au ciel.
L'homme ne promène pas son chien, c'est lui qui est promené par son chien.
La femme est la poésie, l'homme la prose.
C'est après dîner que l'homme a le plus d'idées. L'estomac rempli semble dégager la pensée, comme ces plantes qui suent instantanément par leurs feuilles l'eau dont on a arrosé leur terreau.
L'homme ne croit pas ce qui est, il croit ce qu'il désire qui soit.
L'homme n'a rien vraiment sien que ce qu'il donne.
L'homme n'a qu'un seul souci, et c'est lui-même.
De nos jours, l'homme du monde est celui qui a assez d'argent pour faire ce que feraient tous les sots, s'ils en avaient les moyens : c'est-à-dire consommer sans produire.
Le poison est l'ami de l'homme, puisqu'il le tue...
L'exercice des droits naturels de la femme n'a de bornes que la tyrannie perpétuelle que l'homme lui oppose.
L'animal a des pattes qui travaillent, l'homme a des mains qui prennent.
L'homme tranquille ne parle pas ; l'eau tranquille ne coule pas.
L'homme est le seul animal qui fasse du feu, ce qui lui a donné l'empire du monde.
Quel est l'objet de l'homme qui jouit, n'est-il pas de donner à ses sens toute l'irritation dont ils sont susceptibles, afin d'arriver mieux et plus chaudement, au moyen de cela, à la dernière crise.
Pourquoi une femme travaille-t-elle dix ans pour changer les habitudes d'un homme et se plaint qu'il n'est pas l'homme avec qui elle s'est mariée?
Le malheur est un marchepied pour le génie, une piscine pour le chrétien, un trésor pour l'homme habile, pour les faibles un abîme.
Inconsciemment l'homme connaît son destin, il sait qu'un jour il l'atteindra.
Il est difficile à supporter le langage de l'homme qui dit ce que pensent les autres.
Plus on étudie l'homme, plus on connaît que l'orgueil est sa passion dominante, et qu'il affecte la grandeur jusque dans la plus triste misère.
Le divin de l'homme se voit dans les yeux, les gestes, le corps.
Il a été donné à l'homme de penser pour savoir aimer. Le sait-il ? Il a été donné à l'homme de penser pour savoir survivre. Survit-il vraiment ?
Le temps scinde tout ce que l'homme tente de souder.
L'homme ne peut pas être transformé du mal en bien du jour au lendemain.
Personne ne sortira d'ici, qui pourrait porter au monde, avec le signe imprimé dans la chair, la sinistre nouvelle de ce que l'homme, à Auschwitz, a pu faire d'un autre homme.
La grandeur de l'homme est qu'il peut trouver à peiner là où une fourmi se reposerait.
L'homme entre deux néants n'est qu'un jour de misère.
L'imagination a été donnée à l'homme pour compenser ce qu'il n'est pas. L'humour pour le consoler de ce qu'il est.
Le dictionnaire est la meilleure preuve qu'il est permis à l'homme de tout ignorer...
Il y a loin de l'homme qui méprise l'argent à celui qui est véritablement honnête.
L'homme parfait et supérieur ne connaît que la justice, les petites âmes ne connaissent que le gain.
L'homme n'a été fait ni par lui-même, ni pour lui-même, mais par Dieu et pour Dieu.
Dans cet éternel commerce qu'est l'existence, et dans cette chambre d'affaires qu'est la vie, Dieu est le client qu'on introduit le dernier, comme dans un bureau d'affaires l'homme de moindre importance.
Rien ne rapetisse l'homme comme les petits plaisirs.