Quand Dieu s'est aperçu qu'il était dans la nature de l'homme d'être inconstant, il a créé les femmes en surnombre.
Une foule de penseurs de troisième année, criant tous la même chose, se réchauffant tous les mains au feu de leurs propres préjugés, ne vous remercieront pas d'avoir souligné les contradictions de leurs croyances. L'homme est un animal grégaire, et [...] ► Lire la suite
La nature apprend à l'homme à nager lorsqu'elle fait couler son bateau.
L'esprit est cette étrange faculté qui permet à l'homme de se séparer du monde, pour le comprendre, et de lui-même, pour se juger.
Lumière, geste, regard, mouvement, silence, repos, rigueur, détente, je voudrais tout incorporer dans cet instant pour que s'exprime avec un minimum de moyen l'essentiel de l'homme.
L'homme doit avoir juste assez de foi en lui-même pour avoir des aventures et juste assez de doute de lui-même pour en jouir.
Dieu est à la fois l'objet du regard et le mystère du non-regard. En vérité pourtant, ni le regard de l'homme ne l'atteint, ni son non-regard, ni son agir, ni son cesser d'agir. Dieu est l'Au-delà.
Depuis l'aube de la conscience jusqu'au milieu de notre siècle, l'homme a dû vivre avec la perspective de sa mort en tant qu'individu ; depuis Hiroshima, l'humanité doit vivre avec la perspective de son extinction en tant qu'espèce biologique.
La science de l'homme est la mesure de sa puissance, parce qu'ignorer la cause, c'est ne pouvoir produire l'effet.
Ce ne sont pas les biens qui rendent l'homme riche, mais le bon usage qu'il en fait.
La seule connaissance absolue accessible à l'homme est que la vie n'a pas de sens.
L'homme s'ennuie du plaisir reçu et préfère de bien loin le plaisir conquis.
La Bible nous dit : Dieu donne le monde, l'univers et le cosmos à l'homme pour qu'il les régisse et les domine, ça nous donne l'écologie.
Il faut croire que l'homme a voulu vivre en société, puisque la société existe, mais aussi, depuis qu'elle existe, l'homme emploie une bonne part de son énergie et de son astuce à lutter contre elle.
La gourmandise est l'apanage exclusif de l'homme.
L'homme révolté ne veut pas nécessairement le mal de l'autre. Son désir de vengeance peut être une protestation contre un désordre, une excitation pour le maintien de la justice du bien.
S'il y a dans le sublime de l'homme les trois quarts de folie, il y a dans la sagesse les trois quarts de mépris.
L'horreur de l'homme pour la réalité lui a fait trouver ces trois échappatoires : l'ivresse, l'amour, le travail.
Si l'homme est véritablement le roi de la création, le chien peut, sans être taxé d'exagération, en passer pour le baron, tout au moins.
L'homme n'est qu'une créature imparfaite.
Dieu est absolument pour l'homme ce que sont les couleurs pour un aveugle de naissance, il lui est impossible de se les figurer.
Dans le progrès humain, la part essentielle est à la force vive, qu'on appelle l'homme.
Les seules vacances de l'homme sont les neuf mois qu'il passe dans le sein maternel.
L'université développe tous les dons de l'homme, entre autres la bêtise.
Les seules créatures qui s'accouplent en se faisant face sont l'homme et le sandwich au pâté.
L'histoire n'a pas la forme d'un convoi dont les wagons en mouvement éloigneraient toujours davantage la gare, mais celle d'un conte de bonne femme où l'on pourrait, sans avoir même à traverser des forêts épaisses, retrouver endormi l'homme aimé.
Les plus grands jeux inventés par l'homme simulent la vie et la mort à s'y méprendre.
L'homme construit des maisons parce qu'il est vivant, mais il écrit des livres parce qu'il se sait mortel.
Il est probable qu'il existe un plus grand nombre de définitions de l'homme que d'aucun autre animal, et pour cause : n'est-ce pas lui qui donne les définitions?
Il n'y a pas de péché sur la Terre pourvu que Dieu ne pardonne à celui qui se repent sincèrement. L'homme ne peut pas commettre de péché capable d'épuiser l'amour infini de Dieu.
C'est un supplice pour l'homme qu'on lui résiste. C'en est un bien plus grand pour la femme que de résister.
L'homme d'Etat se distingue à sa capacité de prendre en compte les terres inconnues, une fois le reste exploré.
L'homme appartient à ces espèces d'animaux qui, une fois blessés, peuvent devenir particulièrement féroces.
L'homme ne se construit qu'en poursuivant ce qui le dépasse.
Paysage de l'émotion, région supérieure de l'amour où nous construisons des tombeaux jamais occupés, lorsque la métamorphose physique finale est évoquée en votre présence l'homme prend quelque noblesse.
Quand on n'a pas de talent, on dit tout. L'homme de talent choisit et se contient.
La civilisation est en avance sur l'âme de l'homme, et elle produit plus vite qu'il ne peut penser.
L'homme est ainsi fait qu'il ne peut s'empêcher de taper dans un ballon qui approche. C'est dans le sang. Et quand un ballon s'éloigne, il se met à courir après.
César avait raison de préférer la première place dans un village à la seconde à Rome. Non par ambition, ou par vaine gloire, mais parce que l'homme placé en second n'a le choix qu'entre les dangers de l'obéissance, ceux de la révolte, et ceux, plus graves, du compromis.
Ecartelé entre l'idéal et la réalité l'homme tente de trouver une solution à cette apparente contradiction.
On ne connaît pas du tout l'homme qu'on ne connaît pas très bien ; mais peu d'hommes méritent qu'on les étudie. De là vient que l'homme d'un vrai mérite doit avoir en général peu d'empressement d'être connu.
Notre pays, comme chaque État moderne, a besoin de réformes démocratiques profondes. Il a besoin d'un pluralisme politique et idéologique, d'une économie mixte et de protection des droits de l'homme et de l'ouverture de la société.
Le vote contre l'embargo américain démontre la nécessité de mettre fin au blocus [contre Cuba], mais aussi au système qui engendre l'injustice sur notre planète, dilapide les ressources naturelles et met en danger la survie de l'homme.
L'homme porte le mystère de la vie qui porte le mystère du monde.
Si l'homme a tant de mal à voir le bon côté de la femme, c'est parce qu'elle est trop souvent assise dessus. Et si la femme a tant de mal à voir le bon côté de l'homme, c'est simplement parce qu'il n'en a pas.
C'est la Vie qui écrit l'Homme.
J'admire profondément celui qui a trouvé cette phrase extraordinaire : « L'homme est un animal inconsolable et gai ».
L'émancipation de l'homme occidental s'est construite sur un partage entre la raison et le sacré, le temporel et le spirituel.
L'homme est du bois dont on fait les bûchers.
La parole est, finalement, la convention la plus fictive créée pour l'homme, et est sa plus extraordinaire merveille.