L'homme s'ennuie du plaisir reçu et préfère de bien loin le plaisir conquis.
La leçon la plus importante que l'homme puisse apprendre dans sa vie n'est pas que la douleur existe dans le monde, mais qu'il dépend de nous d'en tirer profit, qu'il nous est loisible de la transmuer en joie.
L'esprit est cette étrange faculté qui permet à l'homme de se séparer du monde, pour le comprendre, et de lui-même, pour se juger.
Ce ne sont pas les biens qui rendent l'homme riche, mais le bon usage qu'il en fait.
La gourmandise est l'apanage exclusif de l'homme.
L'homme doué sait se servir de son obscurité.
L'horreur de l'homme pour la réalité lui a fait trouver ces trois échappatoires : l'ivresse, l'amour, le travail.
La Bible nous dit : Dieu donne le monde, l'univers et le cosmos à l'homme pour qu'il les régisse et les domine, ça nous donne l'écologie.
Quand on n'a pas de talent, on dit tout. L'homme de talent choisit et se contient.
L'histoire n'a pas la forme d'un convoi dont les wagons en mouvement éloigneraient toujours davantage la gare, mais celle d'un conte de bonne femme où l'on pourrait, sans avoir même à traverser des forêts épaisses, retrouver endormi l'homme aimé.
L'homme révolté ne veut pas nécessairement le mal de l'autre. Son désir de vengeance peut être une protestation contre un désordre, une excitation pour le maintien de la justice du bien.
L'homme n'est qu'une créature imparfaite.
Il faut croire que l'homme a voulu vivre en société, puisque la société existe, mais aussi, depuis qu'elle existe, l'homme emploie une bonne part de son énergie et de son astuce à lutter contre elle.
Dans le progrès humain, la part essentielle est à la force vive, qu'on appelle l'homme.
La vie oblige l'homme à faire de nombreuses actions bénévoles.
On ne peut nier que la femme a distancé la guenon plus que l'homme le singe.
Je me souviens que quand j'étais enfant, j'étais un monstre. La connaissance du devoir ne s'acquiert que très lentement, et ce n'est que par la douleur, le châtiment, et par l'exercice progressif de la raison, que l'homme diminue peu à peu sa méchanceté naturelle.
J'admire profondément celui qui a trouvé cette phrase extraordinaire : « L'homme est un animal inconsolable et gai ».
Lumière, geste, regard, mouvement, silence, repos, rigueur, détente, je voudrais tout incorporer dans cet instant pour que s'exprime avec un minimum de moyen l'essentiel de l'homme.
L'Europe est quand même la patrie de l'homme blanc, pas celle de l'homme gris.
La parole est, finalement, la convention la plus fictive créée pour l'homme, et est sa plus extraordinaire merveille.
L'homme n'a pas de besoins ? Il faut lui en créer.
Si l'homme a tant de mal à voir le bon côté de la femme, c'est parce qu'elle est trop souvent assise dessus. Et si la femme a tant de mal à voir le bon côté de l'homme, c'est simplement parce qu'il n'en a pas.
L'homme d'Etat se distingue à sa capacité de prendre en compte les terres inconnues, une fois le reste exploré.
Paysage de l'émotion, région supérieure de l'amour où nous construisons des tombeaux jamais occupés, lorsque la métamorphose physique finale est évoquée en votre présence l'homme prend quelque noblesse.
La vie de l'homme n'est qu'une succession d'espoirs vains et de peurs sans fondement.
L'homme porte le mystère de la vie qui porte le mystère du monde.
La nature apprend à l'homme à nager lorsqu'elle fait couler son bateau.
Les plus grands jeux inventés par l'homme simulent la vie et la mort à s'y méprendre.
Plus on pense, plus on ressent l'immensité sans espoir de l'ignorance de l'homme.
Il est probable qu'il existe un plus grand nombre de définitions de l'homme que d'aucun autre animal, et pour cause : n'est-ce pas lui qui donne les définitions?
Les seules créatures qui s'accouplent en se faisant face sont l'homme et le sandwich au pâté.
Partout où l'homme veut se vendre, il trouve des acheteurs.
La seule connaissance absolue accessible à l'homme est que la vie n'a pas de sens.
Notre pays, comme chaque État moderne, a besoin de réformes démocratiques profondes. Il a besoin d'un pluralisme politique et idéologique, d'une économie mixte et de protection des droits de l'homme et de l'ouverture de la société.
Ecartelé entre l'idéal et la réalité l'homme tente de trouver une solution à cette apparente contradiction.
La civilisation est en avance sur l'âme de l'homme, et elle produit plus vite qu'il ne peut penser.
La vie est une aveugle qui tient l'homme en laisse.
Les seules vacances de l'homme sont les neuf mois qu'il passe dans le sein maternel.
L'homme ne se construit qu'en poursuivant ce qui le dépasse.
Dans les choses l'homme ne peut que se perdre et se disperser.
La femme est à l'homme un mal agréable.
Dieu est à la fois l'objet du regard et le mystère du non-regard. En vérité pourtant, ni le regard de l'homme ne l'atteint, ni son non-regard, ni son agir, ni son cesser d'agir. Dieu est l'Au-delà.
La solitude est mauvaise pour l'homme. C'est un état de malheur.
C'est la Vie qui écrit l'Homme.
Il y a fort à parier que si l'acte sexuel dépendait de l'excitation et du plaisir de la femme comme il dépend de ceux de l'homme, l'espèce humaine aurait depuis longtemps disparu de la planète.
L'homme, partie la plus noble de cette terre, fond pourtant si facilement à la façon d'une statue, non de terre, mais de neige.
L'homme est du bois dont on fait les bûchers.
Il n'y a pas de péché sur la Terre pourvu que Dieu ne pardonne à celui qui se repent sincèrement. L'homme ne peut pas commettre de péché capable d'épuiser l'amour infini de Dieu.
L'homme qui perd l'honneur à cause du négoce perd le négoce et l'honneur.