L'homme porte en lui la semence de tout bonheur et de tout malheur.
Ne jamais trouver toutes les qualités que l'on cherche réunies en un seul membre du sexe opposé ! D'un côté, l'abîme béant du compromis. De l'autre, l'existence survoltée et répréhensible de l'homme infidèle.
Lumière, geste, regard, mouvement, silence, repos, rigueur, détente, je voudrais tout incorporer dans cet instant pour que s'exprime avec un minimum de moyen l'essentiel de l'homme.
L'homme est une créature qui peut s'habituer à tout, et je pense que c'est la meilleure définition de lui.
L'homme, partie la plus noble de cette terre, fond pourtant si facilement à la façon d'une statue, non de terre, mais de neige.
Il est probable qu'il existe un plus grand nombre de définitions de l'homme que d'aucun autre animal, et pour cause : n'est-ce pas lui qui donne les définitions?
Peut-être ne suffisait-il pas de cesser d'appeler relation avec Dieu, ou avec les dieux, la très vieille relation de l'homme et de l'univers, pour qu'elle cessât d'exister.
L'horreur de l'homme pour la réalité lui a fait trouver ces trois échappatoires : l'ivresse, l'amour, le travail.
La leçon la plus importante que l'homme puisse apprendre dans sa vie n'est pas que la douleur existe dans le monde, mais qu'il dépend de nous d'en tirer profit, qu'il nous est loisible de la transmuer en joie.
Il ne suffit pas du tout à l'homme de savoir si Dieu est. Il veut savoir s'il est quelqu'un et s'il répond.
L'air est précieux à l'homme car toutes les choses partagent le même souffle : la bête, l'arbre, l'homme.
La seule connaissance absolue accessible à l'homme est que la vie n'a pas de sens.
Pour ne point rougir devant sa victime, l'homme qui a commencé par la blesser, la tue.
Si l'homme a tant de mal à voir le bon côté de la femme, c'est parce qu'elle est trop souvent assise dessus. Et si la femme a tant de mal à voir le bon côté de l'homme, c'est simplement parce qu'il n'en a pas.
L'histoire n'a pas la forme d'un convoi dont les wagons en mouvement éloigneraient toujours davantage la gare, mais celle d'un conte de bonne femme où l'on pourrait, sans avoir même à traverser des forêts épaisses, retrouver endormi l'homme aimé.
Je vais être l'homme du jour. Il y a un moment que la France n'a pas surpris le monde. Elle va le faire aujourd'hui. Le problème, c'est ce beau temps. J'ai peur que mes troupes s'égayent dans la lumière.
La vie de l'homme n'est qu'une succession d'espoirs vains et de peurs sans fondement.
Le vice a mille formes, un seul résultat : l'homme se déplaît à lui-même.
L'homme commence et Dieu achève.
Les plus grands jeux inventés par l'homme simulent la vie et la mort à s'y méprendre.
Et quand je vois passer un chat je dis : "Il en sait long sur l'homme".
Il y a une voie qui paraît droite à l'homme, dont la fin néanmoins conduit à la mort.
Nous sommes en train d'apprendre la politique de l'homme sans le ciel.
Plus on pense, plus on ressent l'immensité sans espoir de l'ignorance de l'homme.
A peine l'homme découvre-t-il l'intelligence qu'il tente de l'impliquer dans sa propre stupidité.
L'homme porte le mystère de la vie qui porte le mystère du monde.
L'université développe tous les dons de l'homme, entre autres la bêtise.
L'homme désire plus vivement le pouvoir sur les autres, à mesure qu'il en a moins sur lui-même.
La civilisation est en avance sur l'âme de l'homme, et elle produit plus vite qu'il ne peut penser.
L'homme est ainsi fait qu'il ne peut s'empêcher de taper dans un ballon qui approche. C'est dans le sang. Et quand un ballon s'éloigne, il se met à courir après.
L'esprit est le côté partiel de l'homme ; le coeur est tout.
Quel est l'homme auquel le besoin ne fasse faire des bassesses ?
J'admire profondément celui qui a trouvé cette phrase extraordinaire : « L'homme est un animal inconsolable et gai ».
Dieu est absolument pour l'homme ce que sont les couleurs pour un aveugle de naissance, il lui est impossible de se les figurer.
La petite part de bonheur à laquelle l'homme peut prétendre n'existe que dans la mesure où il cesse de penser à lui.
L'homme de qualité se détourne de la femme comme le gastronome répugne aux viandes molles.
L'homme, dans sa maison, n'habite pas l'escalier, mais il s'en sert pour monter et pénétrer partout ; ainsi l'esprit humain ne séjourne pas dans les nombres, mais il arrive par eux à la science et à tous les arts.
La vie de l'homme ne dure pas même soixante-dix ans ; que le temps soit beau ou mauvais, les heures ne se ressemblent pas.
Ecartelé entre l'idéal et la réalité l'homme tente de trouver une solution à cette apparente contradiction.
Il est facile de supprimer de soi l'espoir et l'ambition. Ceci accompli, on supprime la peur qui est sûrement la raison essentielle du combat de l'homme dans sa vie de tous les jours.
L'homme est le lieu des faits qu'il contrôle et de ceux qu'il ne contrôle pas.
L'impuissance est la seule tare de l'homme non transmissible héréditairement.
Dieu est à la fois l'objet du regard et le mystère du non-regard. En vérité pourtant, ni le regard de l'homme ne l'atteint, ni son non-regard, ni son agir, ni son cesser d'agir. Dieu est l'Au-delà.
La mort ? La fin au goût âcre des rêves de l'homme.
Rares sont les moments où l'homme est égal à lui même !
Le philosophe est l'homme à jeun dans l'ébriété universelle.
C'est parce qu'il attend peu du mariage que l'homme n'en désespère pas et qu'il ne voudra plus en sortir même en cas de faillite - comme on tient à un emploi qui ne vous donne plus de plaisir mais assure toujours vos fins de mois.
L'homme naît, court, se dépêche de vivre, lit des livres, va au cinéma, souffre, prend son petit déjeuner, meurt.
Un laborieux castor destructif, voilà ce que l'homme est à mes yeux.
L'homme s'ennuie du plaisir reçu et préfère de bien loin le plaisir conquis.