Un homme amoureux, qui plaint l'homme raisonnable, me paraît ressembler à un homme qui lit des contes de fées, et qui raille ceux qui lisent l'histoire.
Faut-il dire que les enfants délivrent la femme de l'homme ? La vérité est qu'elle passe d'un joug à un autre joug.
Rien n'est impossible pour l'homme qui n'a pas à le faire soi-même.
Dans la lecture solitaire, l'homme qui se cherche lui-même a quelque chance de se rencontrer.
Les livres présument que la pensée siège dans le cerveau, la vie prouve que l'homme pense avec ses autres viscères.
Aucun Dieu n'a jamais répondu aux appels, aux interrogations de l'homme. Ce qu'il prend pour des réponses, c'est seulement l'écho de sa voix.
L'amour du passé est inné chez l'homme. Le passé émeut à l'envi le petit enfant et l'aïeule ; le passé c'est notre seule promenade et le seul lieu où nous puissions échapper à nos ennuis quotidiens, à nos misères, à nous-mêmes.
Souviens-toi toujours que même s'il est partout dans les fers, l'homme est né libre.
L'homme n'a plus qu'une idée : se changer les idées.
La femme a le droit de prétendre à la même indépendance que l'homme.
La vraie valeur de l'homme est le bien qu'il fait dans le monde.
L'homme, la femme, le démon : trois degrés de comparaison.
La timidité est l'un des patrimoines de l'homme.
C'est en faisant bien l'homme, ou la femme, qu'on aide l'humanité à se faire.
C'est le jeûne qui fait le saint, et la sobriété, l'homme de bon sens.
L'art, la création, c'est la manifestation du divin en l'homme. La recherche de la pureté.
Il n'y a dans l'homme que l'estomac à pouvoir être pleinement satisfait. La soif de connaissance et d'expérience, le désir d'agrément et de confort, ne peuvent jamais être apaisés.
La valeur propre de l'homme est sur ses lèvres.
La langue de l'homme sincère a sa racine dans son coeur.
L'homme qui, sciemment, froidement, accepte la rétribution de fonctions qu'il n'a pas remplies, est un mendiant de la plus basse espèce.
La voix de l'homme est bien incapable d'offrir autre chose que des perspectives terrestres.
L'homme solitaire prend une fois pour toutes l'habitude de s'occuper de ses propres rêves.
L'homme très jeune est un animal rebelle à la douleur.
Allez donc faire abandonner à l'homme de la rue une idée qu'il juge difficile à comprendre et qu'il croit avoir comprise.
Quand l'homme perd son esprit, il perd tous ses moyens.
La femme se procure des fourrures aux dépens de divers animaux. La loutre, par exemple, le castor et le lapin (qui prend des pseudonymes). Mais principalement, l'homme.
La piété est le tout de l'homme.
Le pire de tout c'est l'habitude. L'homme perd son humanité et l'énormité de la douleur d'autrui ne compte plus pour lui.
L'homme ne rit plus dès qu'il se sait chose comique.
Si l'homme écoutait seulement les appels de son organisme, il ne rechercherait l'accouplement que deux ou trois fois dans le cours d'une année.
La loi de l'homme est la loi du langage.
Dans toutes les situations, la nature de l'homme est la même.
Que Dieu protège l'homme qui refuse de se marier tant qu'il n'a pas trouvé la femme parfaite... et que Dieu l'aide bien davantage encore quand il l'aura trouvée.
Comment l'homme et la femme pourraient-ils se comprendre ? Car en fait tous deux souhaitent des choses différentes : l'homme, la femme et la femme, l'homme.
L'homme ne s'explique, logiquement, qu'immortel. La vie n'a de sens que si elle s'annexe l'éternité.
L'homme n'est jamais un ; en étant double ou multiple, il peut presque devenir le contraste de lui-même.
S'il ne croit plus qu'il puisse sauver ses frères, l'homme est perdu.
L'amour, le vrai, c'est le seul lien palapable entre l'homme et ce que nous nommons "Dieu".
Chaque heure qui s'écoule dans l'attente épuise l'homme. Encore quelques jours, et il n'y aura plus à choisir : la mort seule, au terme d'une longue épreuve.
Le chien est un gentleman; J'espère aller dans son paradis pas celui de l'homme.
On est l'homme d'un peuple, d'un sol, d'un passé. On peut ne pas le savoir. On peut essayer de l'oublier. Mais les événements se chargent vite de nous ramener aux sources de vie.
L'homme propose (la femme accepte souvent) et Dieu dispose.
La femme ne s'exalte pas, comme l'homme, face à la mort. Parce qu'elle donne la vie, elle accepte aussi la mort.
Le plus sot endroit où l'on puisse fourrer son museau, c'est une muselière. Les chiens du moins ne le font que de force ; l'homme est assez bête pour le faire de plein gré, le jour où il se marie.
Le père n'existe pas : c'est l'homme qui dépend de son enfant mais jamais le contraire.
L'homme se distingue de l'animal en ceci qu'il est doué d'arrière-pensées.
L'homme "sain" n'est pas tant celui qui a éliminé de lui-même les contradictions : c'est celui qui les utilise et les entraîne dans son travail.
Les gens ne se guérissent jamais de l'illusion qu'ils se forgent du bonheur d'autrui. L'homme ne se trouve-t-il pas toujours seul à souffrir ?
La solitude est la plus terrible des souffrances qui puisse éprouver l'homme au cours de sa vie.
Ce n'est pas le temps qui est sous le pouvoir de l'homme, mais l'homme qui est, le pauvre, sous le pouvoir du temps.