L'homme n'est jamais un ; en étant double ou multiple, il peut presque devenir le contraste de lui-même.
Toutes les sciences, même divines, sont de grandes enquêtes. Sauf que l'on ne cherche pas à savoir pourquoi un homme est mort mais les sombres secrets expliquant pourquoi il est en vie.
Non seulement il y a beaucoup d'esprits bornés, mais même leurs bornes sont mal posées.
Quelque soit l'être bizarre que vous finissez par être, il y a des chances qu'il y ait toujours quelqu'un pour vous. À moins bien sur qu'il soit déjà passé à autre chose... Parce que quand il s'agit d'amour, même les êtres bizarre ne peuvent attendre éternellement.
On lui en cache une partie, afin de ne le pas étonner dès l'entrée de la carrière et de ne lui pas abattre le coeur.
Un avare volé se plaint d'être volé ; il ne se plaint pas d'être avare.
Tu es né avec la guerre, tu ne dois pas vivre avec la guerre. Il faut voir le monde, connaître la Paix. Les racines s'exportent, tu verras. Elles ne doivent pas t'étouffer, ni te retenir.
La seule vertu c'est d'aider les autres. Il n'existe pas d'autre vertu. le seul péché, c'est de blesser les autres. Il n'existe pas d'autre péché.
Il n'y a rien d'autre à apprendre que soi dans la vie. Il n'y a rien d'autre à connaître. On n'apprend pas tout seul, bien sûr. Il faut passer par quelqu'un pour atteindre au plus secret de soi. Par un amour, par une parole ou un visage.
Personne ne s'est jamais ruiné en donnant un peu de son pain à un homme affamé.
Tu sais, si tout le monde épousait quelqu'un d'une race différente, en une seule génération il n'y aurait plus aucun préjugé.
Ne faisons pas du bonheur une obsession : vivons et il viendra. Mais pour cela, sachons ouvrir nos yeux à ces bonheurs qui s'ignorent et que nous ignorons.
La populace ne peut faire que des émeutes. Pour faire une révolution il faut le peuple.
Un ouvrage autobiographique ne peut pas être littéraire. Il faut créer, inventer pour faire de la littérature.
Un homme qui jamais ne s'est voué à une cause qui le dépasse n'aura pas touché au sommet de la vie.
Le journaliste a une audience ciblée, il sait à qui il parle. La fiction s'adresse à tout le monde, sans but précis.
Chacun a vécu des moments difficiles et va continuer à en vivre. La réponse, c'est la levée progressive dans le respect des gestes barrières et des mesures de distanciation physique. Dans cette nouvelle étape, il faut donner des signes et des espaces de liberté.
Je déteste l'expression "mon livre" : j'y vois le propre d'une vanité par laquelle un sujet se pare des qualités que lui confèrent les autres en tant qu'il est lui-même un Autre.
La cuisine d'un groupement humain est le reflet du ciel, de la terre, des eaux du pays où il est fixé.
Si j'avais dit à mon père, sévère ingénieur, que je voulais écrire, il m'aurait demandé : à qui ?
Actuellement, l'expérience basée sur ce qui a été n'est plus suffisante. Il faudrait plutôt pour gagner en efficacité posséder celle de l'avenir.
Visible, nous le verrions le poète ; voyant, il nous verrait ; et nous pâlirions dans nos pauvres ombres, nous lui en voudrions d'être si réel, nous les malingres, nous les gênés, nous les tout-chose.
Ce qui coûte les yeux de la tête. Un aveugle me disait un jour que son chien lui coûtait les yeux de la tête.
Le monde est un appel et une promesse : il y a partout des êtres remarquables, des chefs d'oeuvre à découvrir.
Un homme instruit a toujours en lui ses richesses.
Quand il nous semble que Dieu, secrètement, nous fait comprendre qu'il nous écoute, il est bon alors de nous taire.
- Moi je l'aime. Il est gentil. - Mais il fout la pétoche. - ... Comme le Père Noël !
Il faut que les rouages tournent régulièrement, mais il ne peuvent tourner sans qu'on en ait soin. Il faut qu'il y ait des hommes pour les soigner, aussi constants que les rouages sur leurs axes, des hommes sains d'esprit stables dans leur satisfaction.
Quand le cafard organise une fête, il ne demande pas l'autorisation à la poule.
La passion s'accroît en raison des obstacles qu'on lui oppose.
Un intellectuel est un homme qui utilise plus de mots que nécessaire pour raconter plus qu'il ne sait.